8 conseils pour voyager quand on est malade :

Nouveau : comment TOUT QUITTER et partir voyager (très) longtemps ? J'explique tout ici !

J’ai passé une bonne partie du mois de septembre en France, au cours duquel on m’a diagnostiqué une maladie. Pas particulièrement grave, mais bien chiante. Et qui risque de durer assez longtemps.

J’ai beaucoup hésité avant de continuer mes voyages, et d’emménager en Espagne pour finir l’année 2012. Et puis, après avoir consulté mon médecin pour la Nième fois en 2 semaines, j’ai acheté le billet d’avion et je suis parti.

Les deux premières semaines sur place se sont passées à peu près correctement, les symptômes se faisant relativement discrets. A part des grosses, très grosses fatigues (mon premier week-end sur place, j’ai dormi pendant quasiment 48 heures d’affilées, ne me réveillant que pour manger un morceau et aller aux toilettes), on va dire que ça va.

Pourtant, j’étais pas particulièrement rassuré de partir vivre à l’étranger tout en étant malade. Alors j’ai mis le paquet pour éviter les ennuis si mes symptômes s’aggravaient sur place.

Voici quelques conseils à suivre pour voyager tout en étant malade :

1/ Apprenez le nom de votre maladie ainsi que les organes concernés dans la langue locale ET en anglais !

Si jamais vous devez consulter et que vous ne trouvez pas de médecins parlant français, il est préférable d’être capable d’exprimer au minimum ce que vous avez et où vous souffrez, en étant sûr à 100% que vous êtes compris là dessus. Un simple coup d’oeil dans le dictionnaire avant de partir et le tour est joué (si vous ne faîtes pas confiance à votre mémoire, notez les dans votre téléphone, ou dans un petit carnet que vous garderez sur vous).

2/ Emmenez vos médicaments avec les notices

Si vous devez passer en pharmacie pour obtenir la suite de votre traitement, il est préférable d’emmener la notice avec vous. Car le nom du médicament sur place sera probablement différent de chez nous. Le pharmacien à qui vous vous adresserez pourra alors regarder la composition chimique du médicament, et vous donner son équivalent local. C’est ce que je fais en Espagne pour renouveler mes stocks, et ça marche parfaitement bien.

3/ Repérez les médecins et les hôpitaux aux alentours

La plupart des guides de voyage (genre le Routard et compagnie) donnent le nom et l’adresse d’un médecin parlant français dans les grandes villes. Mais parfois, vous n’aurez pas le temps d’en chercher un, ou il sera à plusieurs heures de là où vous vous trouverez. Je vous conseille donc, à chaque fois que vous vous rendez quelque part, de checker la présence de cabinets médicaux à proximité, ou même d’un hôpital le cas échéant. Ici, à Grenade, j’habite à moins de 300 mètres d’un hôpital, et il y a un médecin en bas de ma rue. Et je vous le promets, je n’ai pas fait exprès !

4/ Prenez une carte vitale européenne (si vous restez en Europe)

Un simple saut à la CPAM dont vous dépendez, et vous pourrez demander à obtenir une carte verte européenne, qui vous permettra de ne pas payer plein pot les médicaments et les consultations que vous pourriez subir dans les pays visités. A ma connaissance, à part souscrire des assurances privées, il n’existe pas d’équivalent pour le reste du monde. Mais si vous restez en Europe, c’est à faire absolument !

5/ Prenez une assurance rapatriement au cas où

Cela coûte un peu plus cher, mais cela vous coûterait encore plus cher de vous faire hospitaliser sur place, ou de devoir vous faire rapatrier sans assurances. Je ne vais pas faire de publicité à une agence plutôt qu’à une autre, faites un saut chez votre assureur habituel pour voir ce qu’il peut vous proposer. Et si ça ne convient pas à ce que vous cherchez, faites marcher la concurrence !

6/ Consultez si vous avez le moindre doute

En voyage, on a tendance à se détendre, à se libérer l’esprit de tout ce qui nous préoccupe. Du coup, on est moins attentif aux signaux que nous envoie notre corps. La fatigue, la température, les symptômes peuvent s’aggraver lentement sans que l’on ne s’en aperçoive. Alors si vous vous sentez moins bien, si vous avez un gros coup de mou, c’est probablement que votre situation s’est réellement dégradée. Dans ce cas, filez voir un médecin sans plus attendre.

7/ Évitez les zones à risques

Quand on est malade ou convalescent, on est plus fragile. Nos défenses immunitaires sont mises à contribution. Et on a tendance à attraper tout ce qui passe. Ca paraît simple et bête, mais éviter les zones à risque est primordial pour minimiser les surinfections, rechutes ou aggravation de la maladie. Rendez-vous dans des pays où l’hygiène est bonne, et où les soins qui vous seront dispensés en cas d’hospitalisation ne laisseront pas à désirer.

8/ Ne forcez pas

Vous êtes malade, vous êtes donc diminué physiquement et probablement moralement. N’essayez pas d’en faire trop, n’essayez pas de repousser vos limites comme vous l’auriez fait si vous êtiez en pleine santé. Reposez vous, refusez des ballades si vous sentez que vous n’êtes pas en forme. Ecoutez votre corps.

Il vaut mieux passer une journée à l’hôtel à se reposer et être mieux le lendemain, que vouloir à tout prix sortir, se mettre dans le rouge, et souffrir le reste du séjour.

Bon courage à tous les voyageurs malades, et surtout bons voyages 😉

Note : j’ai rédigé cet article lorsque j’étais en Espagne, courant novembre. A l’heure de la publication de l’article, à la mi-février, je viens de rentrer… de Hongrie, et ma maladie commence à me laisser à peu près tranquille ! Ouf 🙂