Battambang, au coeur du Cambodge : mes conseils indispensables et le récit de mon voyage :

Nouveau : comment TOUT QUITTER et partir voyager (très) longtemps ? J'explique tout ici !

Je suis arrivé à Battambang depuis Phnom Penh, après un long trajet dans bus chaotique, à la chaleur insoutenable, bercé – si l’on peut dire – par de la musique cambodgienne à fond les ballons.

Le soleil tapait à travers les vitres, et j’ai avalé mes 2 bouteilles d’1,5 litres d’eau bien avant d’arriver à destination. La fin de mon périple n’a été qu’un long mélange d’envie de pisser, envie de devenir sourd, et envie de boire.

Et puis finalement, nous y voilà. Battambang, au coeur du Cambodge.

Un nom qui ne me disait rien jusqu’à ce que je rencontre un italien expatrié à Phnom Penh depuis quelques années, et qu’il me parle de cette ville « sans intérêt particulier mais avec un véritable charme« .

Comme je ne cours pas après les lieux touristiques, et que mon objectif quand je voyage est surtout de rencontrer des gens (et si possible des locaux), je me dis qu’une escale à Battambang le temps de quelques jours, histoire de sentir les vibrations de l’endroit, est peut-être une bonne idée.

Alors me voilà.

J’ai oublié de préciser : sur cette portion de trajet, je suis accompagné de Martina, une backpackeuse italienne que j’ai rencontré quelques mois plus tôt en Suède, et qui m’a accompagné pour une partie de mon voyage en Asie du sud est.

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A la découverte de Battambang pour quelques jours…

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Bref, nous voilà descendus du bus. Une nuée de chauffeurs de tuk-tuks se jettent sur nous. « Battambang far away, tuk tuk cheap, we go, we go« . J’attends que les plus excités se calment, et je monte dans le tuk-tuk d’un mec qui me promet de m’emmener dans le centre ville de Battambang, ce que les autres n’arrivaient pas à comprendre : ils voulaient directement m’emmener voir un bamboo train et je ne sais pas quelles autres attractions soit-disant géniales.

On y va, je lâche 5 dollars pour une course de 500 mètres (ce n’est ni la première ni la dernière fois que je me ferais gentiment arnaquer en Asie), et le gros type moustachu qui nous sert de chauffeur nous dépose sur une petite place qui ressemble plus ou moins à tous les centres des villes d’Asie : un endroit bordélique, où voitures, motos, scooteurs et tuk-tuks se croisent en s’esquivant miraculeusement, où les odeurs de pollution et de bouffe se mélangent à vous couper l’appétit, le tout dans un léger nuage de poussières flottant constamment à hauteur de narine.

Je descends du tuk-tuk et le remercie pour son bout de conduite. Forcément, il essaie de me vendre une course pour le lendemain, toujours pour m’emmener voir son fameux bamboo train. Je décline poliment, lui fais un petit signe de main, et je m’éloigne d’un pas décidé, feignant de connaître mon chemin.

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Première mission à Battambang : trouver où loger

Comme d’habitude au Cambodge, je n’ai rien réservé à l’avance. Partout, dans toutes les villes du pays, jusqu’au moindre village, il y a des guesthouses, des petits hôtels ou des chambres chez l’habitant. Et, évidemment, la qualité varie : pour le même prix tu peux avoir une chambre sombre remplie de punaises de lit, ou une grande suite confortable, avec ventilo et salle de bain (parfois même avec eau tiède).

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A Battambang, comme ailleurs, je fonctionne selon le même rituel : je rentre au hasard dans la première guesthouse que je vois et demande à visiter une chambre. Cette fois, je rentre dans un truc un peu glauque. La dame n’a pas l’air enchantée de me faire visiter ses piaules. Le dortoir qu’elle me montre est sale, sombre, et sent mauvais. Il n’y a aucun autre client nulle part, ce qui me conforte dans mon choix de ne pas y séjourner. Je la remercie avec un sourire pour ne pas la vexer, puis je ressors, à la recherche de l’hôtel suivant.

Encore deux ou trois tentatives et je tombe sur un hôtel où, miracle, le réceptionniste parle bien anglais. Le hall d’accueil est clair, lumineux, les chambres sont propres. Le type m’assure que la connexion internet fonctionne (ce n’est pas un caprice : j’en ai besoin pour travailler). Bref, c’est dans cet hôtel que je vais séjourner, ici, à Battambang. Je négocie le tarif à 7 dollars par nuit en faisant genre qu’il y a plein d’autres endroits chouettes où je pourrais dormir (tu parles), le type me remet les clés, et hop, me voilà débarrassé de la logistique, et de mon sac à dos par la même occasion. Je vais pouvoir commencer mes explorations.

J’ai finalement dormi dans cet guesthouse, que je vous recommande fortement. Central, propre, pas cher, et avec un personnel au petit soin. L’hôtel a son propre chauffeur de tuk-tuk (très sympa). Si je retourne un jour à Battambang, je pose mon sac à dos ici à nouveau, c’est sûr !

Ma visite de Battambang et de son atmosphère particulière

Il faut que je vous dise : je me serais bien vu passer quelques semaines à Battambang. Dès le premier matin, je me sens chez moi. Je vais prendre un délicieux petit déjeuner avec un café glacé au restaurant d’à côté. La chaleur est déjà terrible (on est fin avril, la période la plus chaude au Cambodge). Une fois rassasié, je me mets en marche, sans but précis, dans les rues de la ville.

> Mon objectif ? Me perdre !

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Cela peut sembler étonnant aux voyageurs pressés qui aiment cocher des items sur une liste, mais mon truc à moi, c’est de me laisser porter par mes pas, le nez en l’air, l’oreille ouverte et l’oeil aux aguets. Une ruelle m’inspire ? Hop, je m’engouffre. De la musique au loin ? Je m’approche, histoire de voir.

Je n’aime pas suivre un plan précis, sortir ma carte de la ville à tous les carrefours pour être sûr de ne pas me perdre. En fait, c’est tout l’inverse que je cherche : je veux me perdre. C’est pour moi la meilleure façon de découvrir l’endroit où je me trouve.

Ceci dit, pour se perdre à Battambang, c’est pas gagné : la ville est petite, les rues sont toutes perpendiculaires. Même en le faisant exprès, j’aurais du mal à me paumer ici.

Ce que j’aime à Battambang, c’est son atmosphère. Rien à voir avec l’effervescence de Phnom Penh, que j’ai quitté la veille.

Battambang est calme, douce, apaisante. Les gens prennent leur temps, me sourient, parfois me dévisagent franchement : on commence à être hors saison et les touristes n’affluent pas à Battambang, préférant filer directement à Siem Reap voir les temples d’Angkor.

J’irais aussi voir Angkor, bien sûr. Mais pour le moment, je flâne dans les rues de Battambang, et je me régale de ce qui tombe sous mes yeux.

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> Rencontre avec un commerçant cambodgien

A un moment, je découvre sur une petite boutique tenu par un tout petit homme. Il répare des montres. Il ne me voit pas approcher, tout concentré qu’il est dans sa tâche minutieuse.

Je le salue en cambodgien (le seul mot que je sais dire avec « merci »). Il est trop étonné de voir un géant blanc chauve dans sa modeste boutique pour dire quoi que ce soit.

Je me débrouille pour lui faire comprendre que j’aimerais qu’il remplace la vis qui tient la monture de mes lunettes. Elles ont pris un coup en Thaïlande, sur l’île de Koh Tao, et depuis, la vis est tordue et mes lunettes ne cessent de glisser au bout de mon nez.

Le petit homme s’exécute avec ses outils d’un autre âge. Son habileté m’épate.

Deux minutes plus tard, il me tend mes lunettes réparées. Je le règle, le remercie chaleureusement, et repars flâner dans Battambang.

> Deux belles rencontres avec des françaises à Battambang

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Mon petit déj’ habituel à Battambang… Rien de très cambodgien ici, mais je me régale !

L’heure du repas approche et je retrouve Martina pour déjeuner. Entre temps, elle a fait connaissance d’une jeune femme qui parle anglais avec un accent british impeccable. Une londonnienne qui visite l’Asie ? Pas du tout : il s’agit d’une jeune lyonnaise, Chloé, traductrice de son état et digital nomade elle aussi. Passionnée par l’Inde, elle y passe plusieurs mois par an depuis cinq ans. Elle s’offre là un petit tour d’Asie avant de rentrer en France pour profiter de l’été.

On sympathise en s’étonnant l’un l’autre de tomber sur un autre français (moi à cause de son accent excellent, elle parce que je n’avais pas encore ouvert la bouche). On se cale dans un petit restaurant mignon du centre de Battambang et on commande de la bouffe épicée au hasard en sachant que, de toute façon, on va se régaler.

A la table d’à côté, une grande brune lit le Lonely Planet du Cambodge. Je ne percute pas aussitôt : c’est Chloé qui remarque que le titre est en français. On invite cette voyageuse solitaire à se joindre à nous. Elle s’appelle Cécile, elle arrive tout droit de Birmanie, et elle voyage, aussi, en mode backpacking à l’arrache à travers l’Asie du sud est.

Cécile sera ma compagne de voyage pour une petite semaine, d’abord à Battambang puis à Siem Reap pour visiter les temples d’Angkor. Nos routes se sont séparés ensuite, elle partait vers les montagnes, tandis que je redescendais en Thaïlande. On s’est retrouvé plus tard, à Montpellier, lors de mon périple dans le sud de la France. Quant à Chloé, on s’est revu plusieurs fois en France également lors de nos séjours respectifs, même si nos correspondances se font de plus en plus rares.

C’est ça que j’adore dans le voyage : les rencontres sont simples, belles, et créent des liens bien plus forts que si on s’était rencontré de manière classique, en France, via le boulot ou à une soirée avec des amis.

Mais pour le moment, on est quatre, on se raconte nos anecdotes de voyage, les endroit qu’on a aimé, ceux qui nous font rêver, et on planifie petit à petit les excursions qui nous plaisent à Battambang, histoire de faire tout ça en bonne compagnie.

Vous voyagez en sac à dos, un peu à l’arrache, et avec un petit budget ? Alors lisez cet article. Je dévoile mes 32 règles pour voyager pas cher. Ça va vous plaire !

A faire à Battambang et dans les alentours

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Un peu hors de Battambang, lors de mon exploration de la campagne à vélo…

Battambang est une petite ville, et mes flâneries dans le bourg et aux abords de la rivière ont finit par me remettre toujours sur les mêmes chemins. Pour continuer de découvrir des choses, j’avais deux options : partir maintenant pour Siem Reap, ou sortir de la ville et explorer les alentours. Comme je passais un excellent séjour et que les belles rencontres étaient au rendez-vous, j’ai décidé d’aller voir autour de Battambang s’il y avait des choses intéressantes. Voici ce que j’ai testé (ou pas) pour vous.

> Le bamboo train : le pire attrape-touriste de Battambang

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Depuis que je suis arrivé à Battambang, les tuk-tuks et autres rabatteurs ne cessent de vouloir me vendre la visite de leur train de bambou (le « bamboo train »). Si j’ai bien compris l’histoire, c’est une portion de chemin de fer sur lequel passait un train fait de bambou. Aujourd’hui, la ligne n’existe plus que pour soutirer quelques dollars aux touristes.

Allez, la décision est prise, je vais foncer tête baissée dans leur piège à touristes. Cécile et Chloé m’accompagnent. On monte sur un wagon avec deux ou trois autres voyageurs pris au piège. Le train démarre, il fonce à toute vitesse au ras du sol. Le vent me fouette le visage, les herbes m’effleurent les bras. Je maintiens mon chapeau sur mon crâne pour éviter qu’il ne s’envole.

Trois minutes plus tard, on s’arrête en rase campagne, dans un véritable guet-appens à touristes. Des vendeurs de babioles qui nous attendaient nous tombent dessus. Au secours. Impossible de fuir, je suis obligé d’attendre que l’on reparte. On finit par prendre le chemin du retour, sur les mêmes voies qu’à l’aller. Aucune visibilité puisqu’on est entouré d’herbes. Juste la vitesse et le côté marrant d’être sur un train de bambou.

Voilà, on est arrivé. La nana qui tient ce petit business n’arrête pas de nous répéter « tip the driver, tip the driver« , mais comme j’ai déjà la sensation de m’être fait enfler, je ne tip pas le driver, tant pis.

Conclusion de cette expérience : si vous vous lancez dans le bamboo train de Battambang, vous savez que vous vous ferez arnaquer. C’est de loin le truc le plus nul que j’ai fait en voyage.

> Louer des vélos et explorer la campagne autour de Battambang

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Ça en revanche, c’est vraiment LE truc à faire à Battambang : louer des vélos et explorer la campagne.

Il y a des loueurs un peu partout, ce n’est pas difficile d’en trouver. Pour ma part, je me suis adressé à l’hôtel où je restais qui m’a redirigé vers un autre hôtel, plus luxueux, à cinquante mètres de là. La location du vélo m’a coûté quelque chose comme 1 dollar la journée, autant dire rien du tout. Surtout comparé au bonheur de pouvoir sortir de la ville, arpenter les routes de campagne, traverser les hameaux où les locaux me dévisagent, ébahis.

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Je serais bien incapable de vous dire l’itinéraire que j’ai suivi, je sais juste qu’à un moment j’ai vu un panneau « ferme de crocodiles« , et je suis allé voir ça (j’en reparle ci-dessous).

Sur le retour vers Battambang, je me suis arrêté boire un coca dans un café qui avait l’air animé. Une vingtaine de cambodgiens regardaient un combat de box thaï sur une petite télé des années 90. Je me suis pris au jeu et j’ai suivi le combat avec eux, m’enthousiasmant à chaque fois qu’un coup était envoyé (en faisant gaffe à ne pas supporter celui qui semblait être l’adversaire de leur héros).

Une expérience géniale, à vivre absolument lors de votre passage à Battambang !

Attention : surtout, ne vous éloignez pas des sentiers battus ! Restez impérativement sur les routes tracées. Il y a encore beaucoup de mines dans les environs de Battambang, n’allez pas perdre une jambe (ou la vie) pour avoir voulu jouer les aventuriers.

> Visiter une des fermes de crocodiles à côté de Battambang

J’en parlais plus haut : lorsque j’ai loué mon vélo pour explorer la campagne autour de Battambang, je suis tombé sur des panneaux indiquant la présence d’une ferme de crocodiles. Je suis d’un naturel curieux, alors je prends la direction du truc, on verra bien.

Finalement, je trouve l’endroit sans difficulté. C’est le propriétaire qui m’accueille, à grand renfort de mangues fraîches et de coco. Je me régale pendant qu’il me raconte son histoire, comment il a eu son premier crocodile et comment l’idée d’en faire une ferme lui est venue.

Je lui emboîte le pas sur les murets qui surplombent la réserve de crocodiles. Je ne peux m’empêcher de penser que ces mignonnes petites bestioles seraient mieux en liberté. Mais je me dis aussi que pour le moment, je ne suis pas mécontent qu’un mur les sépare de là où je me trouve. Surtout quand le propriétaire leur jette de la bidoche et que je vois à quelle vitesse ces créatures se ruent dessus et dévorent tout ça à coups de mâchoires acérées. J’ai vraiment, vraiment intérêt à ne pas me prendre les pieds dans mes lacets, sinon c’est game over. Et comme je n’ai pas envie de finir mes jours dans l’estomac d’un crocodile à Battambang, je redouble de prudence.

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La visite prend fin. Je remercie mon guide, le salue, et remonte sur mon vélo pour continuer mon exploration de la campagne.

> Visiter les caves aux chauves-souris

Je vous ai beaucoup parlé du bamboo train dans cet article. Pourtant, il y a un deuxième truc que les chauffeurs de tuk-tuk m’ont proposé des dizaines de fois : les caves à chauves-souris de Battambang.

Apparemment, c’est impressionnant. Mais je me méfie de ce genre de trucs soit disant incontournables. Surtout depuis que j’ai eu la confirmation que le bamboo train est une pure arnaque.

Je commence à croire que tout ce qui sort de la bouche d’un chauffeur de tuk-tuk est dédié à me soutirer des billets coûte que coûte. J’ai donc systématiquement décliné toutes les invitations à aller voir les « batcaves » de Battambang. A tort ou à raison ? Je l’ignore. Si l’un d’entre vous s’y est rendu et a envie de partager son expérience, qu’il me contacte !

> Voir les temples, comme partout ailleurs au Cambodge (et en Asie)

Au moment où je suis à Battambang, cela fait presque deux mois que je suis en Asie et que je mange du temple matin midi et soir. On a beau me dire qu’il y a des jolis temples, ici, rien à faire : ça ne me fera pas lever les fesses. Qui plus est, ma prochaine étape se fera à Siem Reap, pour visiter ce que vous imaginez. Alors, vous me pardonnerez de ne pas avoir de temples à vous conseiller à Battambang, j’ai préféré concentrer mes explorations sur autre chose avant de m’attaquer à Angkor Vat.

> Visiter un village au hasard et rencontrer la population

C’était ma dernière après-midi à Battambang. Martina était déjà partie pour l’étape suivante, et je n’allais pas tarder à lui emboîter le pas, direction Siem Reap. Avec Cécile et Chloé, on voulait se faire une dernière excursion tous les trois, entre frenchies, histoire de profiter à fond. On a interpellé un chauffeur de tuk-tuk et on lui a demandé de nous emmener dans un village, n’importe lequel, de préférence éloigné de Battambang.

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Notre chauffeur de tuk-tuk sous le feu des projecteurs 🙂

Il a fallu beaucoup de temps pour lui faire comprendre qu’on ne voulait pas aller au bamboo train (merci, une fois ça m’a suffit), aux batcaves, ou dans je ne sais pas quelle autre attraction que la plupart des touristes lui réclament à chaque fois. Il ne comprenait pas le principe de vouloir juste aller dans un village. En même temps, je me mets à sa place, ça devait vraiment ressembler à une demande saugrenue. J’imagine ma tronche si demain, dans ma petite ville de Normandie, je croise un anglais qui me demande de l’emmener dans un village sans me préciser lequel.

Bref, on finit par arriver dans un village, sûrement un endroit où le chauffeur de tuk-tuk a des copains. A peine arrivés, la rumeur que trois blancs ont débarqué se répand comme une trainée de poudre dans tout le village. Aussitôt, des hordes d’enfants nous encerclent, sautant, criant, riant aux éclats. On se prend au jeu, on les prend en photo puis on leur montre le résultat. Ils sont aux anges, et nous aussi.

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Les parents viennent aussi, mais se font plus discrets. Ils ont sûrement davantage conscience de l’incongruité de la situation, et surtout du décalage culturel entre eux et nous. Par moment, je me sens un peu mal à l’aise à l’idée de me balader comme ça au milieu de tous ces gens dont j’ignore tout de la vie et dont, malgré tout, je sais qu’ils sont bien plus pauvres que moi financièrement parlant.

Mais j’ai envie de mettre tout ça de côté, et d’échanger avec eux autant que possible. Alors je joue le jeu, j’essaie de communiquer en anglais mais ils n’en parlent pas un mot. Je sors mon plus beau sourire et balance des « bonjour » à tout le monde, ce qui les fait rire car mon accent cambodgien doit être vraiment pitoyable. Je me régale, et à la taille du sourire sur les visages de mes compagnes de route, je sais que c’est leur cas également.

On reste environ une heure dans ce petit village, avant que le chauffeur de tuk-tu ne commence à nous faire signe qu’il est temps de rentrer à Battambang. Je ne me rappelle ni du nom de l’endroit, ni du nom des gens que j’ai rencontrés. Mais cela restera l’un des souvenirs les plus intense de mon voyage au Cambodge.

Les (autres) questions que vous vous posez sur Battambang et ses environs

Voici mes réponses aux questions que les voyageurs se posent souvent avant de venir à Battambang.

> Combien de temps pour visiter Battambang ?

Battambang est une toute petite ville, bien que ce soit la deuxième du pays après Phnom Phen. Vous en ferez le tour en deux/trois heures maximum. Surtout que, soyons clair, il n’y a rien d’extraordinaire sur place. C’est son atmosphère qui vaut le détour, plus que son architecture ou ses temples (ou son bamboo train, ahah).

Si vous voulez faire toutes les attractions que l’on vous proposera, comptez trois jours sur place en y allant peinard. Deux jours si vous voulez vraiment speeder.

Pour ma part, j’ai fait 4 nuits à Battambang avant de continuer mon périple. Mais j’aime prendre mon temps, me poser à la terrasse d’un café avec un jus de fruit frais et observer les gens. C’est ma façon de voyager, mais ce n’est pas la seule !

> Battambang est-elle une ville sûre ?

Oui, Battambang, comme tout le Cambodge, est sûre. Cela ne vous empêche pas de faire attention, en particulier à la nuit tombée, mais franchement il y a peu de chance qu’il vous arrive quoi que ce soit ici.

Au pire, vous vous ferez arnaquer de quelques dollars, c’est, en Asie, l’arnaque la plus fréquente.

Faites attention aux voitures aussi. La circulation est bien moins dense qu’à Phnom Penh mais les cambodgiens ne sont pas des as du volant. Et enfin, attention avec l’alcool. Pas spécialement pour vous, mais surtout quand les cambodgiens boivent. C’est là où il peut se passer des mauvais trucs.

Bref, comme partout, ne soyez pas parano mais faites preuve du minimum de bon sens pour rester en sécurité. N’étalez pas vos richesses, restez discret, et il ne vous arrivera rien du tout.

Si la sécurité vous préoccupe, lisez cet article où je parle plus en détails des dangers en voyage.

> Comment se rendre à Battambang:

En Asie, les transports sont faciles : vous pouvez rallier n’importe quelle ville depuis n’importe quelle autre. Il y a une solution à tout, ici. Et Battambang n’échappe pas à la règle. Pour simplifier cet article déjà très long, je me contente de vous parler des deux principales destinations autours de Battambang : Siem Reap et Phnom Penh.

>> Comment aller de Siem Reap à Battambang (et inversement)

Il y a deux façons de rallier Battambang et Siem Reap : le bateau ou le bus.

Le prix d bateau est un peu plus élevé que le bus, et le trajet dure plus longtemps. Aussi, le bateau ne fonctionne pas toute l’année. En période de sécheresse, il reste à quai. Et à la mousson, il ne prend pas toujours le départ non plus. En clair, la meilleure façon de faire Siem Reap – Battambang, c’est le bus.

Mon amie Martina a fait le trajet en bateau en pleine canicule, sans possibilité de s’abriter. Elle est revenue avec des coups de soleil monstrueux qui lui ont en parti gâché la visite des temples d’Angkor, par la suite. A vous de voir.

Pour ma part, j’ai opté pour le bus, mais ça ne m’a pas empêché de tomber en panne en rase campagne, et de devoir finir le trajet en stop pour rallier Siem Reap… Je vous raconterai ça un de ces jours !

>> Comment aller de Phnom Penh à Battambang (et inversement)

Bon, là il n’y a pas à tergiverser : faites le trajet en bus !

Pensez à prendre beaucoup d’eau car il peut faire très chaud. Pensez à prendre une petite laine avec vous, car il peut aussi faire très frais (si le chauffeur est un débile qui pense que mettre la clim à 18 degrés quand il en fait 40 dehors est une bonne idée…). Prenez aussi des écouteurs et de la bonne musique si vous ne voulez pas devenir fou avec les chansons cambodgiennes qui passent à fond en boucle pendant toute la durée du trajet (celle-ci étant assez variable, de mémoire j’ai dû passer bien six heures là dedans).

Je vous souhaite un bon séjour à Battambang

J’en ai terminé avec ce long article (bravo à vous si vous l’avez lu en entier !). S’il vous reste des questions sur Battambang et ses environs, n’hésitez pas à me les poser via le formulaire de contact. Je me ferais un plaisir de vous répondre.

Bon séjour au Cambodge !

Jérémy.