Dormir chez l’habitant : 5 sites et 11 conseils à connaître avant de vous lancer

Nouveau : comment TOUT QUITTER et partir voyager (très) longtemps ? J'explique tout ici !

Voyager, c’est bien plus que juste voir des beaux paysages ou des jolies villes. Pour moi, les rencontres sont indissociables d’un bon voyage. Pour être clair, je préfère même faire des belles rencontres dans une ville pourrie, qu’être émerveillé par l’architecture d’un lieu mais ne pas réussir à sympathiser avec quiconque.

C’est pour ça que depuis que j’ai tout quitté pour voyager, je loge principalement chez l’habitant (via tout un tas de moyens que je développe plus bas dans cet article).

Je sais que c’est quelque chose qui intéresse beaucoup de voyageurs, alors j’ai décidé de vous partager mon expérience et mes conseils dans cet article. C’est parti !

6 raisons de dormir chez l’habitant :

J’ai recensé 6 raisons de dormir chez l’habitant lors de votre voyage plutôt que de descendre à l’hôtel. Les voici.

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Avec mes adorables hôtes en Couchsurfing lors de mon premier voyage au Portugal…

> Pour faire des rencontres

Si vous avez décidé de voyager seul, vous aurez probablement soif de rencontres dès votre premier jour à l’étranger. Et dormir chez l’habitant est probablement le meilleur moyen de faire ces rencontres. C’est comme ça que je me suis fait la plupart de mes amis rencontrés en voyage : via une invitation à dormir chez eux (ou eux chez moi, lorsque c’était moi « l’habitant »).

> Pour découvrir comment vivent vraiment les locaux

Dans la plupart des pays que l’on traverse, on n’a qu’un aperçu biaisé de la façon dont les gens vivent. On se contente d’apercevoir la vie qu’ils mènent lorsque l’on se promène dans les rues, et puis on rentre dans notre logement à nous (appartement privé, chambre d’hôtel, auberge de jeunesse remplie de touristes, guesthouse, …) et on reprend nos bonnes vieilles habitudes d’occidentaux.

Dormir chez l’habitant permet de voir la réalité, le concret. De se confronter à ce qu’ils vivent vraiment, de partager un moment réel et tangible. On n’est plus simplement un visiteur dans le pays, on fait partie du pays car on en adopte les codes, les coutumes et les habitudes pour quelques nuits.

Il n’y a aucun doute qu’entre visiter la Mongolie en dormant dans des hôtels aseptisés ou en dormant dans une yourte avec une tribu nomade, il y aura deux expériences de vie complètement différente. La première sera celle d’un touriste qui vient, prend des photos et repart sans s’être mélangé aux locaux. La seconde sera celle d’un homme curieux qui aura mis sa façon de vivre de côté pour adopter celle d’un autre peuple le temps de son séjour.

Et plus les modes de vie entre les nôtres et ceux des pays traversés sont différents, plus l’expérience d’une nuit chez l’habitant sera forte, intense, riche en apprentissage et en découverte.

> Faire vivre l’économie locale

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En passant par une grande chaîne hôtelière, vous enrichissez des gens déjà extrêmement riches, tandis que la population sur place ne bénéficie pas des retombées du tourisme. La plupart du temps, d’ailleurs, ces grands groupes hôteliers ne paient même pas d’impôts dans le pays en question, puisqu’ils ont tous des montages financiers leur permettant d’échapper à l’impôt dans les pays où ils exercent leur activité.

En allant directement dormir chez l’habitant, c’est une famille locale que vous participez à faire vivre (enfin, si vous payez pour ça, car dans certains cas ce n’est même pas nécessaire : il s’agit purement et simplement d’un échange, mais j’y reviendrai plus loin dans cet article, lorsque je parlerai des solutions pour dormir chez l’habitant).

Alors je sais, on ne part pas voyager autour du monde dans le but de faire vivre des gens. Souvent les motivations sont tournées vers nous-mêmes : un apprentissage ou une quête personnelle. Mais si on peut allier la découverte d’un nouveau pays tout en réalisant une belle action sans que cela ne pose de contraintes particulières, je trouve que c’est une bonne chose.

Quitte à dépenser des sous pour me loger, je préfère aider directement une famille locale plutôt qu’une chaîne d’hôtels aux patrons déjà blindés (il y a aussi une énorme palette de nuances entre ces deux extrêmes, on est d’accord : c’est pour l’exemple 🙂 ).

> Partager des moments inoubliables

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Il y a 7 nationalités différentes à cette table, pour trinquer à mon départ de Suède…

Dormir chez l’habitant, c’est partager des discussions mémorables quand vous comparez vos façons de vivre dans vos pays respectifs. C’est des éclats de rire quand vous mimerez votre métier pour la 10e fois pour essayer de faire comprendre à votre hôte ce que vous faites dans la vie. C’est aussi la petite montée d’adrénaline au moment où le plat arrive car vous n’avez pas la moindre idée de ce que vous allez ingurgiter (et leur anglais n’est pas assez bon pour vous l’expliquer – ce qui est peut-être préférable). C’est goûter à l’alcool local en fin de repas, pour digérer et surtout pour faire plaisir à votre hôte.

Dormir chez l’habitant, c’est partager l’intimité de gens que vous ne connaissez pas et qui deviennent votre famille l’espace d’un instant. Des liens forts vont se créer en simplement quelques heures, et je parie ma chemise que vous vous souviendrez toute votre vie de chacune de ces expériences.

> Goûter la nourriture locale

Je vous dois une confidence : avec la bouffe, je ne suis pas très téméraire. Certains voyageurs adorent goûter les plats les plus exotiques ou les plus curieux quand ils voyagent à l’étranger. Ce n’est pas mon cas : je goûte la cuisine locale, oui bien sûr, mais je m’assure systématiquement que tout ce que l’on m’apporte correspond à peu près à mes goûts. Pour être clair, je ne me laisserai jamais tenter par du serpent grillé, de la cervelle de singe, ou je ne sais quoi dans le même genre.

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L’un de mes premiers repas en Thaïlande… Je suis resté en territoire connu 🙂

Dans les restaurants, je ne prends donc pas trop de risque et je ne me mouille guère : je me contente de plats épicés, parfois originaux, mais jamais avec des ingrédients complètement loufoques.

Chez l’habitant, c’est une autre affaire : quand votre hôte décide de vous faire goûter la cuisine de son pays, vous n’avez pas trop le choix et vous allez bien devoir lui faire plaisir. C’est donc l’occasion de sortir de sa zone de confort en se lançant dans une expérience culinaire dont vous vous rappellerez (et que vous raconterez avec plaisir pour faire flipper vos amis, une fois rentré à la maison, héhé).

> Faire des économies non négligeables

C’est le dernier point et je sais que ce n’est pas celui qui fait le plus rêver, pourtant c’est une réalité : dormir chez l’habitant permet de faire des économies non négligeables.

Il y a plusieurs façons de s’y prendre (j’en parle ci-dessous), mais pour résumer grossièrement, soit cela ne vous coûtera rien du tout, soit cela vous coûtera beaucoup moins cher qu’une nuit dans un hébergement classique.

Si vous voyagez avec un petit budget, dormir chez l’habitant via les solutions gratuites est un passage quasi-indispensable.

Voyageur à petit budget ?

J’ai répertorié 32 règles pour voyager pas cher à travers le monde. Elles sont ici.

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Maintenant que je vous ai convaincu des bienfaits d’un voyage où l’on passe au moins une nuit chez l’habitant, je vais vous montrer les différentes options qui s’offrent à vous ainsi que les meilleurs sites pour réussir votre séjour.

Comment dormir chez l’habitant : les sites à connaître et les options qui s’offrent à vous

Dormir chez l’habitant est la meilleure solution pour voyager à pas cher tout en faisant des belles rencontres. Cependant, toutes les solutions ne se valent pas, et certaines sont plus difficiles à mettre en place que d’autres. Je vous ai recensé ci-dessous les meilleures méthodes pour dormir chez l’habitant au cours de votre voyage. Peu importe où vous vous trouvez ou le contexte de votre voyage : que ce soit pour un week-end en Europe ou lors d’un voyage en Asie, toutes ces techniques marchent partout dans le monde. A vous de voir laquelle vous convient le mieux.

> La plus vieille méthode du monde : demander aux gens

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Si vous n’osez pas demander aux gens, vous pouvez aussi utiliser votre valise comme matelas et dormir dans un hall d’aéroport, comme elle…

Demander aux gens de l’héberger, c’est ce que fait Antoine de Maximy, par exemple, dans son émission « J’irai dormir chez vous« . En deux mots, Antoine de Maximy est un voyageur – producteur télé qui part voyager seul aux quatre coins du monde avec l’objectif de se faire inviter chez les gens, pour voir comment ils vivent. Il se filme durant ses pérégrinations, rencontre du monde, et quand le feeling passe, il essaie de se faire inviter.

Lui, je trouve que parfois il force un peu trop la main des gens. Mais c’est pour les besoins de son émission.

Dans la réalité, si vous ne comptez pas produire des reportages pour France 5, vous n’avez pas besoin d’être aussi insistant auprès des gens. Contentez-vous de parler avec eux et si le courant passe, de leur demander s’ils peuvent vous dépanner pour une nuit.

Je fais rarement cette méthode (uniquement en dernier recours quand je n’ai absolument aucune autre solution), parce que, comme je travaille tout en voyageant, j’ai besoin d’un minimum de certitudes quant aux endroits où je pose mes valises. Mais ça m’est arrivé de faire des rencontres assez incroyables, spontanées, avec des gens rencontrés le jour-même et qui me proposaient une place sur leur canapé. Ce fût le cas par exemple en Lettonie où je me suis retrouvé sans toit en dernière minute, dans une toute petite ville sur la côte baltique. Sans l’intervention d’un local adorable me proposant de m’héberger, j’aurais probablement passé une nuit fraîche sur la plage.

Je raconterai cette anecdote dans un article à part (je n’ai pas encore écrit grand chose sur mon voyage dans les pays baltes jusqu’à présent), mais sachez simplement que c’est une façon de faire qui fonctionne encore, bien que plus rare et plus difficile que les solutions suivantes.

> Le meilleur site pour dormir chez l’habitant en voyage : le Couchsurfing

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Avec Darius et sa copine, mes adorables hôtes en Couchsurfing dans la petite ville de Kaunas, en Lituanie…

Le Couchsurfing, c’est simple : au lieu de demander aux gens rencontrés au hasard de vous héberger, vous anticipez un minimum en contactant des locaux sur internet, avant de partir.

En gros, il s’agit d’un échange de bon procédé : un local vous accueille chez lui, et en échange vous ramenez de la bonne humeur, des anecdotes de voyage, des discussions passionnantes.

Dernièrement, le Couchsurfing a beaucoup changé, et pas forcément en bien à mon goût, à cause de sa popularité croissante. De plus en plus de gens rejoignent la communauté Couchsurfing, créent un profil vide (sans photo ni rien) et se contente de dire « bonjour je voudrais dormir gratuitement chez vous, est-ce que vous avez une chambre pour moi ?« .

Je ne peux pas vous dire comment le Couchsurfing évoluera dans les mois/années qui viennent, mais perso je l’utilise de moins en moins parce qu’il est de plus en plus difficile de trier le bon grain de l’ivraie. Quand on est hébergeur, on est assailli de demandes impersonnelles qui ne donnent vraiment pas envie d’accueillir le « demandeur », et quand on cherche un logement, il faut réussir à se démarquer des 300 autres demandes que reçoit chaque hébergeur tous les jours afin de lui donner envie de nous rencontrer.

Bon, voilà, je vous ai partagé mon amertume à propos de ce concept que je trouve génial sur le papier, mais qui fonctionne de moins en moins bien. Dans tous les cas, tentez votre chance, il n’y a pas de raison que ça ne marche pas si vous appliquez ces quelques conseils de bases. Regardez cette vidéo :

> Dormir chez l’habitant via l’échange de logement

Le Nightswapping devient de plus en plus populaire. Son concept ? Un échange de logement par système de points. Vous hébergez des gens chez vous pour gagner des points que vous pouvez « dépenser » pour vous faire héberger chez des locaux, lors de vos voyages.

Je pense que petit à petit ce système va supplanter le Couchsurfing, car contrairement au Couchsurfing où de plus en plus de « profiteurs » s’inscrivent, le Nightswapping fait en sorte de devoir héberger avant de pouvoir utiliser comme voyageur. Plutôt bien pensé !

Au-delà du Nightswapping, il existe des services d’échange de logement de vacances plus classiques, qui conviendront aussi, même si cela signifie que vous serez chez les gens pendant qu’ils n’y seront pas. Dormir chez l’habitant sans l’habitant, c’est oublier 50% (au moins) de ce qui fait le charme de ce type de logement en voyage : les rencontres humaines.

> Rendez service au passage ! Testez le Woofing et le HelpX

Le Woofing et le HelpX vous permettent de travailler dans un organisme local en échange du gîte et du couvert. L’inconvénient majeur, c’est que ces deux services fonctionnent principalement en environnement ruraux (fermes bio), ce qui n’est pas forcément ce que vous recherchez si vous voulez visiter des villes.

Tout plaquer et vivre sur la route, ça vous dit ? Alors lisez ça !

> Airbnb : la meilleure solution payante à mon goût

Je termine cette sélection des façons de dormir chez l’habitant par ce qui a été, à mon sens, la meilleure idée de ces dernières années : Airbnb.

Avant de hurler, laissez-moi m’expliquer : quand les créateurs d’Airbnb ont lancé leur concept, c’était vraiment pour de l’entraide. Il s’agissait d’héberger des gens sur un coin de canapé en échange d’une participation aux frais de la maison (un peu comme le Couchsurfing mais en mode radin, donc).

Petit à petit, le système a pris de l’ampleur et au lieu de faire payer une somme symbolique aux visiteurs, les hébergeurs ont commencé à augmenter leurs tarifs et à monter en gamme, jusqu’à devenir désormais un véritable service d’hôtellerie. J’habite en Croatie en ce moment, et de très nombreuses familles ne vivent que grâce à Airbnb et aux revenus du tourisme.

Airbnb a donc perdu de son côté « entraide à l’arrache entre voyageurs fauchés » et est devenu une véritable entreprise dont le but est d’engranger le plus d’argent possible.

Cependant, il est encore tout à fait possible de vivre d’excellentes expériences chez l’habitant avec Airbnb.

Certaines personnes proposent des logements en « chambre partagé » (ou même en « chambre privée »). J’en fais régulièrement dans les pays où le coût de la vie ne me permettent pas de me prendre un logement indépendant. A Oslo, par exemple, en attendant de me trouver un appart’ pour du long terme, j’ai dormi sur le canapé d’un gars adorable avec qui on est sorti boire des bières et qui m’a montré la ville. Pareil à Bergen où j’avais ma propre chambre dans l’appartement cosy d’un couple charmant : Ben, le propriétaire, m’a fait visiter les environs et m’a montré les meilleurs bars de la ville.

J’ai plein d’autres excellentes expériences comme ça issus de mes réservations sur Airbnb. J’aime bien ce concept car cela me permet d’avoir une certaine indépendance (je suis client donc si je veux être tranquille pour travailler, je n’ai pas à me justifier et je ne me sens redevable de rien, contrairement au Couchsurfing où je me sens parfois contraint de passer du temps avec mes hôtes qui m’hébergent gratuitement).

Bien utilisé, et en prenant le temps de choisir attentivement son logement, Airbnb est une excellente façon de dormir chez l’habitant (avec tous les avantages que cela induit) tout en conservant un certain confort et une vraie liberté de mouvement.

Alerte bon plan : voici un code promo de 35€ sur votre première réservation Airbnb. Merci qui ? 🙂

Ah, et si vous voulez aller plus loin sur le sujet, comprendre le fonctionnement du site, lire le récit de mes pires (et meilleures) expériences via Airbnb, j’ai écrit un article ultra détaillé sur le sujet. C’est ici.

5 bourdes à ne pas faire lors d’un séjour chez l’habitant :

Voyager léger

Maintenant que vous avez choisi la façon dont vous allez rencontrer les habitants, voici cinq conseils que je tenais à vous donner avant de vous lancer. Enfin, cinq bourdes à éviter lorsque l’on se rend chez des inconnus qui nous invite gracieusement à dormir.

> Être dans le jugement

Quand on débarque chez des gens et qu’on est confronté de plein fouet à leur façon de vivre, souvent très différente de la nôtre, il est difficile de se débarrasser de sa petite voix qui nous dit constamment « ah tiens, ils font ça comme ça, eux…« .

Si je peux vous donner un conseil, c’est essayer d’arriver avec le moins d’a priori possible, et accepter tout ce que vous aurez à vivre avec le plus de naturel possible. Sans chercher systématiquement à comparer.

Ils font la vaisselle dans un évier dégueulasse ? Tant pis.
Ils dorment à 5 dans la même chambre ? Tant pis.
Ils ont une vieille télé pourrie qui ne capte qu’une seule chaîne ? Tant pis.

Restez humble, dans une position d’apprenant par rapport à la personne et au pays que vous découvrez. Partez d’une feuille aussi vierge que possible et évitez autant que possible de biaiser votre expérience avec du jugement de valeur. Ce sera dur (je suis d’ailleurs le premier à me surprendre avec des pensées comme ça), mais cela vous permettra de passer un excellent séjour, quelles que soient les circonstances.

> Parler d’argent

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Dans la plupart des pays où vous voyagerez, vous ne serez pas sur un pied d’égalité avec les locaux. En Asie du sud est, en Afrique, en Amérique du Sud, le coût de la vie est plus faible qu’en France. C’est une bonne nouvelle pour nous dans le sens où cela nous donne instantanément un pouvoir d’achat supérieur à ce que l’on a à la maison. Mais cela crée aussi un décalage avec la population locale. Une somme qui peut vous paraître pratiquement insignifiante peut représenter pour eux plusieurs jours ou semaines de salaire.

Il est primordial donc d’éviter les sujets liés à l’argent afin d’éviter les bourdes, et les moments gênants.

> Étaler ses possessions matérielles

Dans la même logique, évitez d’étaler vos possessions matérielles devant des locaux qui ne pourraient jamais se les offrir même en travaillant jour et nuit sur trois générations. Je pense à ceux qui voyagent avec des beaux appareils photos réflexes, avec un iPhone à 700 boules ou un Mac à 2000. C’est un peu comme si demain vous invitiez un inconnu à dormir gracieusement chez vous, et qu’il se gare en Maserati devant votre porte. Vous l’auriez mauvaise. Bon, bah là c’est pareil.

Sur un plan plus égoïste, il est primordial lorsque l’on voyage dans des pays à faible coût, de ne pas étaler ses richesses afin de ne pas tenter certaines personnes mal intentionnées. Ok, votre hôte a l’air cool, gentil, etc. Mais s’il a l’occasion de s’emparer de quelques billets, peut-être qu’il la saisira.

Et même si ce n’est pas lui qui s’en prend à vous, si vous avez pris l’habitude d’étaler vos possessions devant les gens, il y a de fortes chances pour que vous le fassiez un jour dans un restaurant, dans un bar, ou chez un commerçant, et qu’un type vous repère et décide de vous prendre comme cible. Ça ne serait pas le meilleur moyen de savourer votre séjour.

Bref, en voyage ou non, chez l’habitant ou ailleurs, gardez-vous bien d’étaler quoi que ce soit de précieux. Vous aurez moins de risque de vous faire emmerder.

> Être trop généreux

J’ai vu ça des dizaines de fois de la part des touristes blindés qui se prennent pour Mère Térésa en laissant des pourboires surréalistes dans des bouis-bouis. Ils vont laisser parfois l’équivalent d’une semaine de salaire sur la table, comme si de rien n’était.

Je ne dis pas que c’est une mauvaise chose d’être généreux avec son hôte (ou avec n’importe qui d’ailleurs), je dis simplement qu’il faut avoir le sens de la mesure et adapter la dose de générosité avec le coût de la vie du pays en question. Recevoir, parfois avec une condescendance à peine cachée, une somme insignifiante pour l’un, monumentale pour l’autre, peut être perçu comme un geste humiliant.

J’imagine que vous voulez traiter d’égal à égal avec votre hôte, soyez donc vigilant avec votre générosité afin qu’elle reste toujours mesurée, discrète et intelligente. Vos relations avec les locaux n’en sera que meilleure.

> Se croire chez soi

Même si votre hôte vous met à l’aise, que tout se passe bien, gardez en tête que vous n’êtes pas chez vous. N’étalez pas vos affaires partout, respectez le rythme de vie de vos hôtes, en particulier si vous êtes dans une relation gratuite (si vous payez, notamment via Airbnb, c’est différent). Restez discret. Ça me parait être la base, mais j’ai déjà eu à faire, lorsque j’hébergeais souvent en Couchsurfing, des gens qui ne se gênaient pas pour ouvrir mon frigo et se servir dedans. Je ne trouvais pas ça très courtois de leur part.

Vous voudrez que vos hôtes garde un bon souvenir de vous, donc comportez-vous de façon à ce que ce soit le cas 🙂

Alors, dormir chez l’habitant, ça vous tente ?

Si vous prévoyez de vous lancer, faites-le moi savoir, je suis curieux de connaître vos expériences ! Et si vous avez vécu des moments incroyables (positifs comme négatifs), écrivez-moi et je pourrais compléter l’article avec vos anecdotes !

Jérémy.