Visiter l’Istrie, en Croatie : guide complet et 15 lieux à voir absolument

Nouveau : comment TOUT QUITTER et partir voyager (très) longtemps ? J'explique tout ici !

Voilà plus d’un an que j’habite en Croatie, et mon opinion est désormais faite : l’Istrie, c’est mon petit coin de paradis croate. Je préfère largement cette région à la Dalmatie, où je trouve les croates moins chaleureux, et surtout où le moindre village côtier est envahi de touristes dès l’arrivée des beaux jours. Dans cet article, je vais donc vous donner tous mes bons plans pour visiter l’Istrie sans rien manquer. Je vous livre aussi quelques secrets bien gardés par les croates d’Istrie sur les meilleurs endroits à voir 🙂

Les villages d’Istrie, pour voyager dans le temps

Pour moi, l’Istrie se définit par ses villages, et non par ses villes ou par ses plages assaillies de touristes. C’est dans les villages d’Istrie que le temps s’arrête, et que l’on s’imagine en Italie, à vivre la dolce vita comme au milieu du 20e siècle.

La campagne istrienne est magique : champs de coquelicots, vignobles, oliviers, collines verdoyantes, et villages médiévaux perdus au milieu de nulle part. Le tout sous un ciel bleu quasi permanent. Un vrai régal. Ci-dessous, juste une petite sélection personnelle qui devrait déjà vous ravir.

> Bale, pour un voyage dans le temps

J’ai découvert Bale complètement au hasard lors de mon premier séjour en Istrie. J’avais un vélo à ma disposition, il faisait beau, et j’avais envie de découvrir la campagne autour de Rovinj, où je logeais.

J’ai suivi des routes magnifiques, serpentant au milieu des champs de coquelicots, traçant à travers les vignes, jusqu’à découvrir ce petit village médiéval où j’ai adoré me perdre dans ses ruelles, où flottait comme un air d’Italie. Un énorme plat de pâtes dans un resto, une glace sur une terrasse ombragée, je regarde la vie de ce petit village défiler sous mes yeux, au rythme des rares touristes venus s’y perdre et des habitants qui se saluent d’un geste de la main, échangent quelques mots avant de s’engouffrer dans une ruelle ou de disparaître derrière une porte cochère. Magique.

> Motovun, pour un air de Toscane

Plus que l’Italie, c’est la Toscane qui me vient en tête lors de ma visite de l’Istrie, à la découverte de ses villages perchés sur des petites collines entourées de vignes.

Motovun est l’un d’entre eux : un petit village où le temps semble s’être arrêté. Le genre d’endroit où on se pose à la terrasse d’un café, à côté de papys croates lancés dans des discussions incompréhensibles, et où on se laisse porter par la douceur de vivre, à la mode d’Istrie.

Crédit photo : SvjetskiPutnik.hr

> Hum, le plus petit village d’Istrie

Parmi les curiosités de l’Istrie, le village de Hum est à noter : il est officiellement habité par 27 habitants. Les croates s’en vantent comme étant le plus petit village du monde (ils m’avaient déjà fait le coup sur l’île de Krk, dans le village de Vrbnik, où se trouve d’après eux la rue la plus étroite du monde). Bref, au-delà de ces records qui n’intéressent que les concernés, Hum est un petit village mignon comme tout : arrêtez-vous-y si vous passez à proximité !

> D’autres villages à voir en Istrie

Crédit photo : FivePrime.org

Si vous n’êtes pas rassasié avec cette sélection, vous pouvez aussi rajouter :

  • Groznjan, qui culmine à 228 mètres et domine toute la vallée de Mirna.
  • Zavrsje, dont une partie du village a été laissé à l’abandon. Le lierre grimpe sur les maisons en pierre et donne une ambiance particulière à l’endroit.
  • Gracisce, un petit village médiéval mignon comme tout.

Ce ne sont pas les seuls : fiez-vous à votre instinct, perdez-vous sur les routes d’Istrie, vous allez découvrir vos propres pépites 🙂

Les villes à visiter en Istrie :

L’Istrie est une petite région, et ses villes sont toutes assez petites. Par exemple Pula, sa capitale, ne compte que 60 000 habitants. A peine la taille de Cherbourg. Donc si vous cherchez à vous éclater au cœur de la vie citadine, ce n’est pas ici qu’il faut vous rendre (je vous conseille plutôt de visiter Zagreb dans ce cas). Voici un passage en revue des villes d’Istrie : celles à visiter et celles à éviter.

> Rovinj, la plus belle ville d’Istrie

J’adore Rovinj : c’est une petite merveille aux airs de Venise. Ma ville préférée en Istrie.

Une fois dans le coeur historique, vous allez adorer vous perdre dans ses ruelles pavées en admirant ses façades colorées. Vous allez tomber ça et là sur un escalier menant vers un point de vue, une église au clocher brillant, une petite cour intérieure où des grands-mères refont le monde une tasse de thé à la main.

La mer n’est jamais très loin et les points d’observation sont nombreux, à Rovinj. Ne manquez pas non plus de monter vers le point le plus élevé de la ville : la cathédrale Sainte Euphémie, qui domine les toits de Rovinj dans un point de vue imparable.

A la fin de la journée, posez-vous sur l’une des nombreuses terrasses, sur le port de Rovinj, et admirez le soleil se coucher sur la ville. Ambiance romantique garantie !

> Porec, si vous aimez faire la fête

Crédit photo : Myporec.com

Porec est une petite ville à une dizaine de kilomètres au nord de Rovinj. Vous pouvez aisément visiter l’une en logeant à l’autre.

Porec est la ville d’Istrie réputée la plus fêtarde, couche-tard, et aux soirées les plus délirantes. Bon, ce n’est pas Ibiza non plus, mais à la haute saison c’est vrai que c’est très animé, très jeune et très festif. Il y a aussi des jolies plages à proximité et même une petite île (l’île Sveti Nikola) si vous voulez un peu plus de calme.

Si vous venez pour une visite à la journée, sachez que le centre historique est vraiment petit (comptez deux heures max pour en faire le tour complet, jusqu’à en voir chaque ruelle). Profitez-en pour vous poser dans un restaurant croate et goûter les spécialités locales (j’en reparle plus loin dans cet article).

> Pula, pour ceux qui aiment l’histoire

Je vais être cash avec vous : Pula est la ville que j’aime le moins en Croatie. Autant j’adore Rovinj par exemple, autant je trouve que Pula n’a aucun charme, aucun intérêt. C’est une ville portuaire dont l’ambiance me rappelle vaguement Le Havre en plus petit. Alors oui, il y a bien une ou deux rues piétonnes intéressantes (c’est le meilleur qualificatif que j’arrive à écrire sans avoir l’impression d’enjoliver les choses), mais ça s’arrête là. Ah si, il y a l’amphithéâtre (sublime, par contre) et le temple d’Auguste, qui date de l’époque romaine. Deux merveilles d’histoire, à voir impérativement si vous passez par Pula. Mais n’allez pas faire le détour exprès, il y a bien mieux à voir en Istrie que cette triste ville.

Notez tout de même que les vols qui vous emmènent en Istrie atterrissent à Pula, donc vous passerez probablement par cette ville au début ou à la fin de votre séjour. Lisez mon article complet sur Pula pour savoir quoi faire d’intéressant dans cette ville.

> Umag, la ville d’Istrie la plus proche de la France

Umag est une jolie petite bourgade d’à peine 13 000 habitants, à une dizaine de kilomètres de la frontière slovène. A quelques kilomètres de son cœur historique, vous trouverez de nombreuses plages à l’eau clair et aux pavillons bleus. Autant vous dire que dès les premiers rayons de soleil, de nombreux allemands, autrichiens et slovènes descendent en vitesse et prennent possession des lieux. Le centre historique est mignon comme tout. Vous reconnaîtrez sans peine l’influence vénitienne dans l’architecture.

> Opatija, la station balnéaire de la péninsule d’Istrie

Bon, Opatija est un sujet qui divise : elle se trouve géographiquement en Istrie, mais pas administrativement. Un peu comme Nantes et la Bretagne, en fait. Mais peu importe, ça ne nous concerne pas (et les croates s’en moquent pas mal, en réalité).

Opatija est une station balnéaire sur la côte est de la péninsule d’Istrie. La ville en elle-même n’a pas d’intérêt. Allez-y seulement si vous voulez vous poser face à la mer, faire trempette du matin au soir, manger dans des restaurants sympas et éventuellement faire un peu la fiesta. Le cadre à Opatija est vraiment extraordinaire, dans le golf de Kvarner, ce qui donne des vues magnifiques sur les îles et les reliefs qui s’étalent vers le sud.

A voir en Istrie si vous voulez profiter de la nature :

En Croatie d’une manière générale, la nature vaut vraiment le coup d’œil. Les lacs de Plitvice par exemple sont un immanquable d’un voyage dans ce beau pays, même s’ils sont assez loin de l’Istrie.

Si vous comptez rester spécifiquement en Istrie, voici quelques lieux à ne pas manquer.

> Le Parc Prirode Ucka, le plus beau d’Istrie

Crédit photo : uckatrail.com

En faisant mes recherches pour préparer cet article, j’ai remarqué qu’aucun blog ne mentionnait ce petit joyaux de l’Istrie.

Alors c’est sûr que ceux qui cherchent où faire bronzette en Istrie dans un camping remplis d’allemands écrevisses, ce n’est définitivement pas le meilleur endroit. Mais pour les amoureux de la nature, de la randonnée, alors Prirode est LE spot que vous ne devez pas manquer en Istrie.

Il est tellement peu mis en valeur dans les brochures et dans la communication des offices de tourisme croates que je suis passé complètement à côté pendant presque un an, avant de le découvrir finalement au bout de mon troisième passage en Istrie (oui !).

Pour préparer votre séjour sur place, rendez-vous sur le site officiel du parc, ici.

> Le parc national de Kamenjak, à l’extrême sud de l’Istrie

Ce parc se trouve à l’extrême sud de l’Istrie, à quelques kilomètres de Pula (d’où il est facile d’accès avec les transports en commun). Il est vraiment agréable d’y flâner car les voitures y sont interdites la plupart du temps. Vous y découvrirez de nombreuses petites criques aux allures paradisiaques, où vous pourrez vous baigner tranquillement dans de l’eau turquoise.

De nombreux sentiers de promenade s’y trouvent également. Le plus agréable reste de le parcourir à vélo. Poussez jusqu’à l’extrême sud de ce parc pour trouver le Kap Kamenjak et ses falaises escarpées. Un endroit vraiment très chouette !

> Les îles Brijuni, la marque de Tito

Au nord-ouest de Pula, vous trouverez un petite archipel du nom de Brijuni. 14 îles le composent. Sur la principale, se trouve notamment un parc naturel. L’idéal, c’est de le visiter à vélo (il y a peu de relief sur ces îles, contrairement à celles que vous trouverez de l’autre côté de la péninsule d’Istrie, face à la Dalmatie).

Pour y accéder, prenez le bateau à Fazana (où se trouve notamment une très chouette plage). L’entrée du parc national coûte environ 30€, ce qui est vraiment cher pour la Croatie je trouve.

Les passionnés d’histoire seront heureux d’apprendre que le maréchal Tito y avait sa résidence d’été. Vu le choix offert dans les pays d’ex-Yougoslavie pour trouver des îles paradisiaques, ça veut dire ce que ça veut dire sur la qualité de cette destination.

> Le Limski Kanal, un véritable petit fjord

Crédit photo : Jgovor.mojweb.com.hr

Vous ne vous attendiez pas à voir des fjords en pleine mer adriatique, hein ? Moi non plus ! J’ai eu ma dose en Norvège, mais pourtant j’ai réussi à retrouver ça ici, en tombant né à né sur le Limski Kanal lors d’une ballade à vélo dans cette jolie région qu’est l’Istrie.

Comme d’hab pour les fjords, vous avez deux options : grimper en haut et admirer la vue, ou descendre jusqu’au bord de l’eau et vous laisser saisir par le grandiose. Si vous avez une voiture, vous pouvez faire les deux, d’ailleurs. Sauf que moi, à vélo, je n’avais pas les jambes pour enchaîner tout ça, j’ai donc opté pour la descente (héhé, bon il a fallu quand même remonter pour repartir, je rigolais moins).

L’endroit n’est pas ouf au point de venir jusqu’en Istrie pour le voir, mais si vous résidez à proximité ou si vous passez dans le coin de Rovinj, ne boudez pas votre plaisir : c’est vraiment chouette !

> Les plages d’Istrie

Crédit photo : pulainfo.hr

Je ne pouvais pas publier cet article sans vous parler des plages d’Istrie, qui sont parmi les plus belles de Croatie (et y’en a un sacré paquet, je suis loin des les avoir toutes vues !).

Si vous cherchez un endroit où vous poser en Istrie pour profiter des plages, alors sans hésitation choisissez la côte ouest. C’est là que les plages sont les plus jolies, parfois même vous aurez droit à du sable fin (plutôt dans la moitié sud).

Partout vous trouverez des criques aux airs de bout du monde, et vous aurez de quoi vous baigner dans de l’eau claire et chaude, en toute tranquillité.

Si votre objectif avec ce voyage est de passer un séjour au bord de l’eau pour faire le plein en énergie, alors je vous vous invite à comparer le prix des séjours avec un site comme Alibabuy. Les tarifs sont vraiment intéressants pour du all-inclusive dans ce coin de Croatie, et vous n’aurez pas à vous prendre la tête avec l’organisation de votre séjour ni de quoi que ce soit.

Quelles sont les spécialités culinaires d’Istrie

Si vous aimez la bonne bouffe, la Croatie n’est pas la destination la plus adaptée (difficile de trouver de la bonne gastronomie ici, c’est vraiment ce qui me manque le plus depuis que j’habite à Zagreb). Pourtant, en tant que pays ensoleillé, il y a de vrais bons produits. En voici quelques uns que vous trouverez en Istrie.

> Le vin

Les croates sont fiers de leur vin, même si à mon goût il est difficile d’en trouver du bon à un prix raisonnable. La Croatie est quadrillée de part en part par des ‘cesta vinska‘, des routes des vins à n’en plus finir.

En Istrie, les vignes sont nombreuses. Et le vin, quand il est bien choisi, peut être délicieux. Je ne suis pas assez connaisseur pour vous recommander quoi que ce soit, donc à vous de vous lancer 🙂 !

> L’huile d’olive

La Croatie produit une quantité d’huile d’olive phénoménale. Et elle est délicieuse. Dans n’importe quel village, vous trouverez un producteur d’huile d’olive qui tiendra aussi un stand de vente à destination des touristes. Vous pourrez goûter, humer, et acheter de quoi vous cuisiner des bons petits plats, en rentrant chez vous !

> Les truffes

Les truffes, encore une délicieuse spécialité d’Istrie. Je n’en avais jamais mangé jusqu’alors, et je peux vous dire que je regrette de ne pas avoir fourré plus tôt mon nez dans ces saveurs exquises.

Goûtez en particulier le fromage aux truffes, c’est une vraie tuerie. Cela se dit ‘sir sa tartufima‘ en croate. Vous pouvez y aller les yeux fermés, ils sont délicieux. Si vous voulez en rapporter en France, n’allez pas en acheter dans les boutiques de souvenirs où les prix sont triplés pour les touristes. Allez dans n’importe quel supermarché Konzum ou Spar, il y en aura (des mêmes producteurs), et ça vous coûtera vraiment moins cher.

> D’autres spécialités istriennes et croates

Pensez également à goûter les fuzi, des pâtes maisons délicieuses, servies dans la plupart des restaurants en Istrie. Elles viennent souvent avec une sauce à la truffe, justement, un vrai régal ! Rien que d’écrire ces lignes, je me mets l’eau à la bouche tout seul.

Enfin, lors de votre séjour en Istrie, ne manquez pas de goûter aux spécialités croates qui valent le coup de fourchette : de l’ajvar (fait maison hein !), le sarma, et les différents ragoûts comme le grah (aux haricots blancs) ou le goulash, et quelques autres. Sans parler du burek et des cevapi, Ok, tout ça n’est pas spécifique à l’Istrie, vous trouverez ça aussi à Zagreb ou ailleurs, mais quitte à être dans un pays, autant goûtez ce qui s’y cuisine.

Préparer votre voyage en Istrie (et en Croatie) :

Voici mes conseils pour préparer votre visite de l’Istrie au niveau de la logistique.

> Comment venir jusqu’en Istrie

L’Istrie est facilement accessible en avion depuis la France. Il y a en effet des vols direct entre Paris-Beauvais et la ville de Pula, au sud de la péninsule. De là, vous pourrez rayonner dans toute l’Istrie sans trop de difficulté (cf le paragraphe suivant sur les déplacements en Istrie).

Vous pouvez aussi venir en voiture depuis la France, surtout si vous êtes du sud-est (la distance -bien que non négligeable- reste relativement faisable, surtout que derrière ça vous donne vraiment de la liberté pour vous déplacer). Par contre, vous devrez passer par la Slovénie pour y arriver, et depuis quelques mois cela prend du temps de traverser la frontière en raison d’un renforcement dans les contrôles douaniers (jusqu’à une heure d’attente à certains postes).

Mon conseil : venez en voiture (ou louez-en une) seulement si vous prévoyez de bouger sur place, ou si vous restez au moins une semaine en Istrie. Sinon, venez en avion et utilisez les transports en commun.

> Comment circuler en Istrie

Le vélo, mon moyen de transport préféré en Istrie 🙂

Les transports en commun en Istrie se limitent aux bus. Globalement, c’est assez bien foutu, comme partout en Croatie. Le moindre petit village est desservi quotidiennement. Par contre les trajets peuvent être parfois assez long (quand le bus fait des zig-zags pour couvrir la moitié du territoire, ce qui aurait pris 15min en voiture en ligne droite va prendre 1h30 en bus…). Regardez sur BusCroatia pour les horaires et les prix.

Si vous choisissez de louer une voiture (ce qui est à mon avis la meilleure façon de découvrir cette belle région), méfiez vous de la conduite à l’arrache des croates. Les limitations de vitesse ne sont que très rarement respectées, ça double n’importe comment et à n’importe quel moment, … Bref, faites gaffe.

Si vous avez des vélos, emmenez-les avec vous. Ou louez-en sur place (c’est pas très cher, une dizaine d’euros la journée en général). Vous allez adorer le fait de circuler sur les jolies routes de campagne, sillonner à travers les vignes ou les oliviers, vous poser dans une crique ou dans un village médiéval, et repartir, roulant à fond vers le soleil couchant. J’ai des souvenirs magiques de mes ballades à vélo en Istrie, je ne peux que vous encourager à faire de même !

> Quel est le coût de la vie en Istrie

L’Istrie n’est pas la région la plus touristique de Croatie (c’est la Dalmatie qui remporte la palme), mais elle accueille un nombre non négligeable de touristes chaque année.

A la haute saison, son littoral est littéralement pris d’assaut, en particulier sur la côte entre Pula et Rovinj, où se trouvent les plus belles plages. Donc forcément, qui dit tourisme de masse, dit prix plus élevés. Cela reste tout de même relatif : vous n’allez pas vous ruiner avec un séjour en Istrie. La plupart du temps, vos dépenses correspondront au maximum à ce que vous paieriez dans une petite ville française à la campagne. C’est cher pour la Croatie (où, je le rappelle, le salaire moyen est de 600€ par mois), mais en venant de France, ça va, c’est très abordable.

Je ne suis venu que hors saison en Istrie, et à chaque fois les prix étaient corrects :

  • une trentaine d’euros par nuit pour la location d’un appartement entier légèrement hors du centre ville (10min de marche),
  • une dizaine d’euros pour le combo entrée-plat-dessert dans des restaurants de centre-ville.

> La météo en Istrie

L’Istrie, c’est un peu la Bretagne de la Croatie. C’est la région où il pleut le plus (héhé), et c’est aussi la région la plus verte du pays. Bon, je vous rassure, il pleut certes davantage en Istrie qu’en Dalmatie, mais ça reste rare. Si vous choisissez de partir pour une semaine minimum, je vous garantis que vous aurez du beau temps au moins la moitié de votre séjour (hors saison), ou pour 90% du temps si vous y êtes en pleine saison (en été).

Selon la nature de votre séjour, adaptez les tenues que vous emmenez dans vos bagages. Si vous allez explorer l’intérieur des terres, ou dans les montagnes, emmenez des grosses fringues chaudes, surtout si vous venez hors saison (il fait frais une fois la nuit tombée). Si vous venez en plein été et que vous comptez rester en bord de mer, n’emmenez pas le moindre pull, c’est superflu 🙂

Mes périodes préférées pour visiter l’Istrie sont en mai-juin avant que le tourisme de masse n’afflue sur les côtes, et en septembre-octobre quand les couleurs de l’automne transforme la campagne en un véritable enchantement pour les yeux. Dans les deux cas, on évite le froid de l’hiver et la canicule estivale. Parfait !

> Une carte de l’Istrie avec les repères de cet article

Pour vous aider à vous repérer et à choisir le meilleur endroit où résider en Istrie, je vous ai concocté cette petite carte de l’Istrie, façon artisanale (vous me pardonnerez), à partir des données de Google Maps.

Sur cette carte d’Istrie, vous trouverez marquées d’un point noir les villes intéressantes, d’un point rouge les villages à ne pas louper, et en vert les parcs naturels (ou les spots de nature) qui valent le détour.

Vous constaterez que la plupart des lieux d’intérêt de cette carte sont soit sur la côte ouest de l’Istrie (4 des 5 villes que je cite dans l’article s’y trouvent), soit dans les terres, plutôt dans la moitié nord, en ce qui concerne les petits villages.

A vous de voir où résider d’après la carte. Mon conseil perso serait de vous recommander Rovinj, qui permet de voir pas mal la plupart des points d’intérêt de l’Istrie sans jamais avoir beaucoup de route à faire. Et en restant là, vous êtes sûr de toujours avoir de quoi vous occuper le soir, pour tester différents restaurants ou bars si l’envie de sortir vous prenait.

Il vous reste des questions sur l’Istrie ?

S’il vous reste des questions sur l’Istrie, n’hésitez pas à m’écrire et je ferai de mon mieux pour vous aider à préparer votre voyage.

Dans tous les cas, ce qui serait très chouette maintenant de votre part, c’est de cliquer sur J’aime si cet article vous a plu : ça m’encourage à continuer de publier des guides comme celui-ci afin d’aider un maximum de gens à préparer leurs voyages.

Bon séjour en Istrie, en Croatie, ou ailleurs !

Jérémy.