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Comment manger aux Etats-Unis sans se ruiner ni tomber malade : explications ici

Les États-Unis, haut-lieu de gastronomie ! Pardon, de malbouffe et d’obésité. Préjugé ? Effectivement. On trouve autre-chose que des fast-food et des personnes super-size. Cela dit, pas d’omelette sans casser des œufs : les US ont le plus souvent une nourriture à la limite du toxique.

Les États-Unis, un pays où la majorité des produits facilement accessibles sont de la junk-food. Parallèlement, faire des courses comestibles ou aller dans un resto correct peuvent rapidement se transformer en prise de tête et finir sur une note particulièrement salée.

Entre cochonneries et les prix exorbitants, j’ai vite compris que me nourrir aux US allait devenir un véritable casse-tête. Entre vendre un rein pour payer ses courses et jeûner pendant tout son séjour, voici quelques réflexions nourrissantes avant de passer à table. Bon appétit ! (dites « bonne appétite »!)

Article rédigé par Marion, qui voyage en ce moment entre la côte Est des Etats-Unis et le Costa Rica.

Mise en bouche (l’abus de nourriture est dangereux pour la santé)

Conseil du chef n°1, baisser ses exigences en matière de nourriture.

Conseil du chef n°2, connaître la résistance de ses intestins et ses limites personnelles.

Dangereuse, la bouffe américaine ? Eh bien oui, potentiellement. Les US ont la pire nourriture au monde, de très mauvaise qualité et avec un goût bien peu naturel. L’effet made in the States provoque souvent des effets secondaires indésirables, même après un passage dans un bon restaurant. Les options sont minces : opter pour un régime alimentaire aussi sain que possible ou prévoir de quoi parer l’indigestion. Autant avoir ça en tête avant de mettre les pieds dans le plat…

Manger pas cher mais mal

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Les pizzas de « 2 Bros Pizza » : excellent exemple de la malbouffe pas chère…

Au pays de la démesure, il est facile de trouver de la nourriture pas chère et en quantité : n’importe quel fast-food ou grande surface fait l’affaire. Le problème, c’est que cette nourriture est synonyme de « gras », « sucre » et « tas de trucs plus que douteux ». Même pas besoin de lire l’étiquette ou de porter des lunettes, ça se voit à des kilomètres. Incroyable que ces produits soient considérés comestibles ! Tristement, une grande partie des Américains ne se nourrit que de ce genre de frankenbouffe. Si votre estomac est en acier trempé, tant mieux pour vous. S’il est susceptible comme le mien… you’re screwed. Vous êtes foutu. Je vous conseille vivement de passer votre chemin et chercher votre pitance ailleurs !

Bien manger mais plus cher :

Et un sandwich à 8$, un !

Jusque-là, passer à table aux US semble être l’enfer. Heureusement, tout n’est pas si désespérant : trouver du comestible est possible. Je dirais même plus, il est possible de trouver du comestible et de la qualité ! Direction un vrai resto, les magasins ou les rayons « bios », les marchés locaux ou à défaut, chasse ouverte aux rares bons produits disséminés dans les grandes surfaces.

Tout ce qui est « bio », pas ou peu transformé a de meilleures chances d’être digeste. C’est une fois le bon resto ou le produit parfait trouvé que les choses se gâtent et qu’on perd son appétit. Un « WTF ! » bien senti m’a échappé plus d’une fois à cause des prix affichés, comme devant ce mini-sandwich vendu 8$. Les États-Unis, ou comment se ruiner si on veut manger à peu près correctement…

Organic or whole food (nourriture « bio » ou «inaltérée»)

Un ananas à 6$... Aïe !
Un ananas à 6$… Aïe !

Petit arrêt sur le « bio » américain. Innocemment, je pensais que les paquets affichant fièrement la mention organic étaient de vrais bons produits bio, comme chez nous. Erreur !

Si la traduction est la bonne, la signification est bien différente. En Europe, « bio » sous-entend un tas de normes à respecter pour le producteur et une certaine qualité alimentaire pour le consommateur. Aux US, organic est plus mot magique qui aide à vendre. Dans un contexte ou les OGM et tout un tas de cochonneries sont légaux, ça veut surtout dire que le produit n’a pas été autant trafiqué que les autres. C’est toujours mieux que rien, me direz-vous… Mon conseil si vous êtes consommateur de bio, utilisez votre tête et prenez le temps de déchiffrer les étiquettes. Prévoyez aussi un défibrillateur pour votre porte-monnaie, car 6$ pour un ananas, je vous assure que ça fait mal !

Menu à la carte : dégoter un resto

Adoptez le style américain, mangez dehors ! Alors bien sûr, il y a resto et resto. Il est facile de trouver un fast-food, que ce soit une grande chaîne ou un boui-boui local. Personnellement, j’évite soigneusement les premiers et je réfléchis à 2 fois avant de mettre les pieds dans les deuxièmes. Bonnes et mauvaises surprises peuvent être au rendez-vous.

Trouver un vrai (et bon) resto est une autre paire de manche, bien qu’un peu plus facile dans les grandes villes. Sortez des coins touristiques, demandez autour de vous, cherchez les bon plans. Quand il s’agit de vraie cuisine, les US étonnent : attendez-vous à découvrir une gastronomie injustement méconnue !

Home-made food : passer au fait-maison

Adoptez le (re)nouveau style américain, cuisinez vos propres repas ! Ça revient moins cher et ça permet de maîtriser le contenu de son assiette. À moins d’un accident de parcours (ou d’être nul en cuisine), on peut au moins être sûr d’apprécier ce qu’on mange. Faire les courses reste alors la corvée incontournable. Si cuisiner n’est pas votre truc, dénicher des produits faits-maison aux marchés ou dans des magasins locaux est une possibilité envisageable. Moyennant dollars, bien sûr. Dernière option, se faire inviter ! Si vos hôtes savent cuisiner (ce qui n’est pas forcément gagné), l’expérience de la nourriture américaine prendra une nouvelle et délicieuse dimension !

Auteur : Marion
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