Voici le comparatif des meilleurs pays pour apprendre l’anglais

Nouveau : comment TOUT QUITTER et partir voyager (très) longtemps ? J'explique tout ici !

londres-covent-garden-pub

C’est une question qui revient souvent quand je rencontre des gens en voyage : l’anglais est la langue internationale, c’est clair. Mais on la parle tous très différemment. Que ce soit l’accent, le choix de certains mots, la tournure des phrases, tous les locuteurs non-natifs que j’ai rencontrés ont des spécificités liées à leurs lieux d’apprentissage et à leurs parcours respectifs.

Du coup, j’ai pris l’habitude de leur demander où et comment ils ont appris l’anglais (car pour ma part, j’en parlais déjà dans un précédent article, ce n’est pas sur les bancs de l’école que j’ai réussi à acquérir un niveau suffisant pour me débrouiller avec les anglophones des quatre coins de la planète).

Certains apprennent l’anglais en regardant des séries tv avec les sous-titres (c’est mon cas), et d’autres se jettent dans le grand bain en partant directement vivre dans un pays anglophone (ce n’est pas mon cas). Voici donc un petit tour d’horizon des avantages et inconvénients des 4 grands coins du monde où on peut apprendre cette langue désormais indispensable pour qui veut voyager hors de nos frontières.

1/ La Grande-Bretagne :

Pour moi, la Grande-Bretagne c’est la solution de facilité. C’est juste en face de chez moi (Normandie), à quelques heures de bateau depuis Ouistreham ou Cherbourg. Apprendre l’anglais en Grande-Bretagne présente donc l’avantage principal d’être à proximité immédiate de notre bon vieil hexagone  et de pouvoir rentrer à la maison rapidement en cas de coup de blues. Evidemment, la destination number one, c’est Londres et son Gros Ben. Capitale dynamique, des centaines de milliers de francophones, une vie sociale et nocturne d’enfer, et une relative facilité pour trouver des petits boulots : toutes les conditions sont réunies pour passer une expatriation franchement chouette.

Les inconvénients majeurs selon moi : le climat franchement misérable de la Grande-Bretagne. Aussi, l’accent british est assez difficile à comprendre  si on a pris l’habitude de regarder des films et séries en VO (donc en ‘américain’). Et puis, last but not least, il est tellement facile de rencontrer des français que l’on peut vite se faire prendre au piège de délaisser les rencontres anglophones pour se reconstituer un cercle social de frenchies. Ce qui rendrait ce séjour assez inutile sur un plan linguistique.

2/ Le Canada :

C’est probablement ma solution préférée, et voici pourquoi.

Déjà car les canadiens sont des gens super charmants, et qui aiment bien les français en général (ce n’est pas forcément le cas des anglais qui aiment nous chambrer, ou des américains qui nous en veulent pour 20 000 raisons qui ne méritent pas toutes d’être décrites ici). Ensuite, les canadiens ont un accent rigolo et – à mon sens – relativement facile à comprendre pour nous français. Enfin, en fonction de la ville où vous décidez de vous rendre, vous avez également la possibilité de vous exprimer en français si jamais vous êtiez vraiment coincé sur un truc important (par exemple à Montréal, l’immense majorité des gens comprennent parfaitement les deux langues, à défaut de les parler).

Au delà de tout ça, le Canada est un pays qui offre des tas d’opportunités à tous les niveaux. Si vous voulez vous lancer dans un séjour linguistique au Canada, Montréal est la ville qui tombe sous le sens, mais Toronto et Vancouver ne sont pas en reste (même si pour ces dernières, vous trouverez évidemment beaucoup moins de francophiles qu’au Québec). Bref, je vous reparlerais du Canada dans quelques mois, car j’ai décidé de m’y rendre pour l’été indien, à partir de la fin août de cette année.

3/ Les Etats-Unis

Au niveau de la langue, je recommande sans hésiter un séjour linguistique aux Etats-Unis. Pourquoi ? Parce qu’à travers le monde, ce sont les films américains qui cartonnent, et les habitants d’un peu partout sur cette planète qui regardent leurs films en VO sont habitués à cet accent. Donc plutôt que de vous conditionner avec un accent british chic (mais sexy, paraît-il), préférez vous installer quelque part sur la côte est (qui a dit New York ?) et apprendre l’anglais tel qu’il est parlé dans les films. Ca sera probablement beaucoup plus simple, ensuite, de comprendre l’anglais de la majorité des gens que vous rencontrerez lors de vos voyages.

Ceci dit, on parle là d’un pays tellement immense, avec des accents vraiment différents selon les régions. Par exemple, en Suède j’ai rencontré un américain originaire du Tennessee  et je vous garantis que j’en ai chié au début pour comprendre ce qu’il racontait. L’accent du sud des US est vraiment brut de décoffrage, et est loin d’être évident à appréhender. Bon, la bonne nouvelle c’est que si vous arrivez à comprendre l’accent du sud, vous comprendrez absolument tous les accents de cet planète… sauf peut-être celui de…

4/ L’Australie

Ca, c’est l’énigme. Je sais que j’ai des problèmes d’audition parfois, mais je suis littéralement incapable de capter l’accent australien. La première fois que j’ai rencontré quelqu’un qui venait de l’île-continent, c’était à Londres, durant l’été 2010. Je me rappelle que je ne comprenais pas grand chose à ce qu’elle me disait, mais sur le coup ça ne m’inquiétait pas car mon niveau d’anglais était tellement faiblard que je ne captais pas davantage ce que les anglais pouvaient raconter.

Après, par contre, c’est devenu plus inquiétant. J’ai croisé pas mal d’australiens au cours de mes pérégrinations, et jamais je n’ai réussi à bien les comprendre. Le pire c’était un gars venant de Tasmanie. Un accent absolument terrible, si bien que j’avais parfois même du mal à reconnaître ne serait-ce que les intonations de l’anglais.

Bref, l’Australie pour apprendre l’anglais c’est peut-être une bonne idée, mais ça peut s’avérer très difficile au début si vous êtes comme moi, complètement hermétique à leur accent. En plus, l’inconvénient majeur de l’Australie c’est qu’elle est devenue LA destination préférée des français pour une expatriation (le fameux visa vacances-travail y a largement contribué). Du coup, vous croiserez autant de français que d’australiens au cours de votre séjour là-bas : même si ça peut être sympa au début, ça risque de vous freiner dans la progression de votre apprentissage de la langue.

Verdict ?

Evidemment, pour un séjour linguistique il y a d’autres paramètres à prendre en compte. Notamment le coût de la vie sur place (Londres ou New York ne sont évidemment pas recommandées dans ce cas), le climat (l’Australie s’imposera souvent d’elle-même), la facilité à trouver un job en tant qu’étranger, et pas mal d’autres petits détails qui auront plus ou moins d’importance suivant vos préférences personnelles (la cuisine, la pratique de tel ou tel sport -certains adorent le hockey et dans ce cas le Canada est évidemment un incontournable), etc.

Le mieux, si vous le pouvez, c’est encore d’essayer de vous rendre dans chacun de ces pays avant de vous y expatrier, afin de tester un peu le mode de vie sur place et de voir ce qui vous plait le plus. Même si on est d’accord, partir une semaine en Australie « juste pour tester », ça fait un peu cher (et long) le déplacement.

Bref, ma préférence perso ira à Montréal, et je testerais certainement l’Australie un jour ou l’autre. En attendant, j’attends vos avis dans les commentaires ci-dessous !