Ma visite de Dubrovnik en 3 jours, au coeur de Game of Thrones

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Après un séjour raccourci à Mostar, Bosnie, pour cause de logement insalubre, j’ai sauté dans un bus direction plein sud, et me voici dans la grande ville la plus proche : Dubrovnik, en Croatie.

Le trajet en lui-même est assez surprenant : on franchit rapidement la frontière croate une première fois, roule une vingtaine de minutes dans des paysages à couper le souffle, puis on repasse un poste de douane bosnien. On roule à nouveau quelques kilomètres en Bosnie, on y fait une pause-déjeuner dans une station service ressemblant vaguement à une aire d’autoroute (d’ailleurs les deux petites boutiques n’acceptent ni les euros, ni les kunas, la monnaie croate, seuls les marks bosniens les intéressent ! Pas de bol, j’ai tout dépensé avant de quitter Mostar, ça sera donc ceinture jusqu’à Dubrovnik). Puis on repart, retraverse une frontière, pour finalement arriver à Dubrovnik en début d’après-midi. Cinq heures de route et trois frontières pour faire 180km, on est sur une moyenne digne de l’Asie.

Bref, j’arrive à Dubrovnik. Le temps est doux, cela me change de la fraîcheur des terres bosniennes. La gare routière étant assez éloignée de la vieille ville où je loge, j’en profite pour acheter aussitôt mon ticket de bus pour mon étape suivante : Kotor, au Monténégro. Puis je me mets en direction de la vieille ville.

Une heure plus tard, suant comme un boeuf, j’arrive en vue de la porte principale de la vieille ville. Des hordes de touristes venus des quatre coins de la planète, des rabatteurs, des distributeurs de prospectus, et quelques locaux qui tentent de vivre leur vie le plus normalement possible dans un contexte pareil. Je m’attendais à ce que la ville soit touristique en pleine saison, mais j’espérais que la saison creuse (j’y étais à la mi-octobre) amène une certaine tranquillité. J’avais tout faux : il y a foule.

Je me faufile tant bien que mal avec mon gros sac à dos au milieu des appareils photos sur pattes et je me mets à la recherche de mon appartement.

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Conseil pour loger à Dubrovnik : évitez l’hyper centre !

J’en profite pour glisser un petit conseil à ceux qui se rendraient prochainement à Dubrovnik : évitez les logements trop centraux. J’ai fait l’erreur de rester en plein coeur de la vieille ville, à deux pas de la cathédrale. Résultat : impossible de fermer l’oeil de la nuit !

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Entre la musique des bars à plein volume jusque tard dans la nuit, et les bruits des agents de propreté de la ville à partir de tôt le matin, le seul créneau pour se reposer c’est entre 2 et 6h, ce qui ne fait pas lourd, vous en conviendrez. Pour loger dans le centre, il y a des ruelles un peu excentrées dans la vieille ville qui ont l’air assez calmes. Sinon, si le sommeil est important pour vous, allez dans la ville neuve, même si l’immersion au coeur de Dubrovnik n’y sera pas totale.

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Les touristes à Dubrovnik sont sollicités

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à Dubrovnik, le touriste est sollicité. Tous les cinquante mètres, on m’interpelle pour me vendre un tour en bateau, un restaurant mexicain, une visite guidée spéciale « Game of Thrones« , etc. Sur l’allée principale de la vieille ville, peu après la porte, un gros mec m’accoste en me brandissant un menu sous les yeux. Je continue ma marche avec un « non merci j’ai déjà mangé« . En guise de réponse il marmonne quelque chose en croate et j’ai la désagréable impression de me faire insulter.

Éviter les touristes à Dubrovnik, c’est possible :

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Dubrovnik est une jolie ville, c’est incontestable. Bien entretenue, parfaitement rénovée, ses petites ruelles, ses façades claires, ses toits oranges, peu importe où se posent nos yeux, on se croit dans une carte postale.

L’allée centrale et les ruelles perpendiculaires sont prises d’assaut, alors comme à mon habitude, je m’éloigne, à la recherche d’une certaine tranquillité.

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Je la trouverai dans les ruelles en escaliers qui montent vers les remparts, côté mer. Pas grand monde ne s’aventure par ici, alors qu’on est à moins de 100 mètres de la foule. Je ne comprendrais donc jamais les touristes qui préfèrent s’agglutiner les uns sur les autres. Comme s’ils avaient besoin d’être rassurés : « d’autres sont là, alors je ne suis pas perdu ».

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Tant mieux pour moi : je cherche justement l’isolement, la solitude, la tranquillité. J’ai besoin de ça pour apprécier une ville. Et c’est dans ses petites ruelles légèrement en hauteur que je trouve l’ambiance qui devait régner à Dubrovnik avant qu’elle ne devienne ville-musée.

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Le lendemain, je sors de la vieille ville et je monte le plus haut possible dans les quartiers résidentiels. Mon objectif : trouver un point de vue sur l’ensemble des vieux toits. J’y arriverai, mais mon expédition s’arrête quand je croise une sorte de route nationale au trafic dense, sans aucun autre moyen de traverser que de me jeter entre deux chauffards. Peu importe, je suis déjà bien haut et j’apprécie la vue.

que faire à dubrovnik

Sur la descente, je cueille du raisin et j’attrape un fruit que j’identifie comme de la grenade. Le ciel est bleu, le soleil tape, les fruits sont délicieux, finalement j’aime assez cette ville coincée entre mer et montagne.

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La première fois que je perds mes sous :

Le soir, le bruit est assourdissant dans ma chambre. Le bar d’en face diffuse de la musique très forte et très mauvaise. Je ne peux pas dormir alors je sors boire une bière, en toute logique. Et pour la première fois de ma vie de voyageur, je vais perdre de l’argent.

Je dois payer pour environ 70 kunas de consommation. J’ai sur moi deux billets : l’un de 100 kunas, l’autre de 200. Je me dis que je vais casser celui de 200 pour avoir des petites coupures pour les menus achats du lendemain. Je tends le billet de 200 au barman, il revient, me rend la monnaie et je m’en vais. Le lendemain matin, je réalise : « merde, mais il me manque 100 kunas ! ». Il m’a rendu la monnaie sur 100, et non pas sur 200, et par manque de vigilance je ne m’en suis pas aperçu. Voilà, 13€ de partis en fumée, ça fait cher les deux bières. Ça ne m’était jamais arrivé en cinq ans de voyage, et même si j’ai l’excuse de la fatigue (nuit blanche à Mostar puis 4 heures de sommeil lors de ma première nuit ici) et des difficultés de conversion dues au changement de monnaie tous les trois jours dans les Balkans, cela n’empêche que je suis dégouté. On ne m’y reprendra plus : je serai ultra vigilant désormais.

Combien de temps pour visiter Dubrovnik ?

Dubrovnik est une petite ville et tout se fait assez vite. Si vous voulez juste voir la ville et partir, en une demi-journée, tout est fait. Pour prendre son temps, flâner, 3 jours est la durée idéale. Le troisième jour, pour m’occuper, j’ai voulu retrouver les lieux de tournage de Game of Thrones. En effet, les scènes qui se passent à King’s Landing sont souvent tournées à Dubrovnik.

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D’ailleurs peu après avoir pris cette photo, une jeune femme, guide touristique, explique à un petit groupe de geeks les coulisses du tournage de cet épisode. La production de Game of Thrones aurait payé tous les commerçants de la rue pour qu’ils gardent leurs volets et stores fermés pendant le tournage, soit plus d’une semaine.

Elle donne d’autres détails sur les personnages, les loges, les coulisses, mais n’étant pas un fan de la série, je ne retiens pas. Toujours est-il qu’il y a des tas de boutiques vendant des produits dérivés, et plusieurs agences se sont spécialisées dans les « Game of Thrones Tour ». Si vous aimez la série, je pense que ça vous plaira !

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Le soleil se couche doucement, il fait beau et bon pour un mois d’octobre. Je regarde un couple de vieux allemands rentrer dans l’eau clair, en me demandant si je la trouverais bonne. Je ne serais même pas allé y tremper un orteil. Pure flemme.

Port de Dubrovnik

Mon séjour touche à sa fin. Je me repose sur le port, je rêvasse. Je suis fatigué, il faut bien le reconnaître. Les derniers jours ont été épuisants. Je comptais me reposer à Dubrovnik mais impossible. Je mise désormais tout sur Kotor, où je vais passer environ une semaine.

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Demain, direction le Monténégro, prochaine étape de mon long roadtrip à travers les Balkans !

Bon voyage à tous !

Jérémy.