Visiter Budapest en hiver : comment j’ai fait 2000 km pour me retrouver… à Paris, ou presque :

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Il y a 24 heures pile, je me caillais les miches sous le grand panneau d’affichage ultramoderne de la gare du Nord, en attendant mon TER pour Beauvais.

Ce matin, alors que la ville était encore endormie (d’ailleurs se réveille-t-elle à un moment ?), je mangeais un pain au chocolat en essayant de faire abstraction des relents immondes de l’usine Spontex (ça devrait être interdit de se faire agresser olfactivement comme ça dès le réveil !). Dans le brouillard (ça c’est moi), sous la pluie (ça c’est la Picardie), je prenais la direction de l’aéroport.

2 heures et 2000 km plus loin, me voila… à Paris !

Sans rire : en arrivant dans le centre de Budapest, j’ai eu l’impression d’avoir été téléporté dans une sorte de dimension parallèle, où Paris aurait été vidé de ses habitants et remplacé par des hongrois moins stressés et plus gentils.

Budapest, c’est le clone de Paris. Les grands boulevards haussmanniens, l’architecture de la majorité des bâtiments, les ponts qui enjambent la Seine (pardon, le Danube), et les deux petits îlots au milieu. Waouh !

Bon, du coup, comme je suis pas un grand fan de notre capitale, je n’ai pas le coup de coeur pour Budapest, c’est clair.

Mais ça n’empêche, la ville a vraiment du charme. On sent l’histoire glorieuse et la puissance d’antan du peuple hongrois. Parce que bon, hein, aujourd’hui, faut bien le dire, ils se sont un peu cassé la gueule, quand même (comment ça nous aussi ?).

Ma première impression sur les hongrois a été super chouette. Je comprenais rien à comment fonctionnait leur ticket de bus (ouai, poinçonner un bout de papier, c’est trop compliqué pour moi on dirait, haha), du coup une gentille petite dame toute souriante est venue m’aider spontanément. J’ai apprécié.

Un peu plus tard, j’ai rencontré un Vahid Halilhodzic grandeur nature. Flippant le type. C’était à l’entrée de la station de métro, qui était sensée faire la jonction entre le bus de l’aéroport et le centre-ville.

Un gros mec habillé comme dans Tintin en Moldavie (pas sûr que ce soit le nom de l’album, mais vous voyez l’idée), qui me barre la route genre on ne plaisante pas. « No Metlo. That ticket, bus. No metlo« . Avec son regard sévère, sa grosse moustache et son accent typique de la mafia russe, j’ai pas fait le malin et je suis allé racheter un autre ticket.

Comme le distributeur automatique était en hongrois, j’ai demandé l’aide de mon voisin dans la file. Un jeune gars souriant qui revenait d’une semaine en France (« Eiffel Tower is so beautifuuul !« ). On papote un peu sur le quai du métro (après que Vahid ai accepté de me laisser passer, cette fois) et on se quitte bons amis. Décidément, la Hongrie me fait bonne impression.

J’ai trouvé complètement surréaliste l’attitude des hongrois dans le métro : tout le monde est calme, patient, poli et courtois. Presque comme à Paris, quoi 🙂

En sortant de la rame, je me retrouve dans le froid, le vent et la pluie. Normandie, welcome back ! Heureusement j’ai prévu le coup : 2 pulls, et l’attirail des grands froids. Me voila paré : direction le Danube, les ponts, et un petit restaurant choisi au pif, où j’ai pu m’empiffrer une soupe de goulash absolument délicieuse.

Bref, je crois que j’aime bien Budapest. C’est pas le coup de coeur, loin de là, mais pour une capitale elle est franchement agréable.

PS : pour ceux qui y sont allés, quelle impression ça vous a fait ? Je suis fou ou c’est vraiment un clone de notre capitale ?

Mise à jour : 3 ans plus tard (en janvier 2016), je suis retourné à Budapest. J’en ai profité pour vous préparer cette petite vidéo afin de vous faire découvrir la capitale hongroise, comme si vous y étiez !