Porto m’a fait de l’oeil (et j’ai craqué) :

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Porto a une saveur particulière pour moi. Il s’agit de la première fois que je suis parti en solitaire. C’était à l’automne 2011. Je m’étais fait licencier quelques semaines plus tôt, en juin. Dans la foulée, j’ai rendu mon appart’, bouclé mon sac à dos et je suis monté dans un avion Ryanair à destination d’un pays chaud et où la vie coûte peu cher.

Car à vrai dire, le Portugal n’a jamais été la destination de mes rêves. Octobre était déjà entamé, l’Europe s’enrhumait, et j’avais envie de soleil. Et surtout je voulais profiter de ma liberté toute fraîche.

J’ai choisi Porto un peu par hasard. J’avais deux critères en tête : le climat et le coût de la vie. Rajoutons à ça un billet d’avion pas cher avec bravofly.fr (encore moins qu’une place de ciné pour le dernier navet de Dany Boon, c’est dire !), et l’affaire était pliée.

J’ai longtemps hésité avant de partir seul. Surtout au Portugal, pays dont je ne parle évidemment pas la langue (et dont les habitants sont à peu près aussi doués pour l’anglais que moi pour le grec ancien). Finalement, c’est là que tout a commencé.

Porto, point de départ de 2 ans de voyage en solitaire :

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A l’époque, j’avais encore quelques cheveux 😉

La première tuile a eu lieu quelques heures seulement après mon arrivée sur le sol portugais. Mon téléphone a subitement décidé de ne plus se rallumer. J’ai perdu les contacts de tous les couchsurfeurs qui devaient m’héberger, toutes les indications pour me rendre chez eux. C’est depuis ce jour que j’emmène toujours deux téléphones avec moi en voyage (le vrai et un vieux machin caché au fond de mon sac, au cas où), même si ça peut paraître idiot.

Après une première journée difficile émotionnellement, j’ai commencé à découvrir la ville. Et je dois dire que je ne m’attendais pas à être autant séduit par Porto, moi qui me croyait davantage fan de l’architecture scandinave.

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Ses ruelles pavées, ses façades colorées, les larges places où je me suis si souvent arrêté pour siroter un jus d’orange fraîchement pressé : il m’a fallu moins de 24 heures pour tomber sous le charme de la ville.

Et je ne parle pas des rives du Douro, dont la vue depuis le pont suspendu est à couper le souffle. Ni des caves de Vila Nova de Gaïa, de l’autre côté du fleuve, où on déguste parmi les meilleurs vins d’Europe. Ni du boulevard de Boavista, le ‘sunset boulevard’ de Porto, avec ses maisons bourgeoises et son soleil rouge se couchant sur l’Atlantique.

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Les charmes de Porto se découvrent à pieds. Comme la plupart des villes d’Europe du Sud, d’ailleurs. Alors certes, il y aura toujours des râleurs pour dire que Sainte Catherine, la principale rue commerçante de la ville, pourrait être copiée-collée n’importe où en Europe, avec les mêmes magasins qu’à Londres, Lille, Berlin ou Stockholm. Mais ça n’empêche : Porto est une ville à découvrir le nez en l’air, en prenant son temps.

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J’ai passé une petite semaine à flâner dans ses ruelles avant de prendre la direction d’un petit village thermal dans les collines, près de l’Espagne : Chaves. Je vous en reparlerai !

Jérémy.