Parcourir le Groenland à pied : l’expérience de Mélissa et Amandine

Nouveau : comment TOUT QUITTER et partir voyager (très) longtemps ? J'explique tout ici !

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Quand j’ai découvert leur projet, j’ai hésité entre : « elles sont géniales ! » et « elles sont folles !« .

Je suis tombé sur le blog « Projet Arctika » en me promenant sur la toile, de liens en liens. Il a immédiatement retenu mon attention. Forcément, moi qui adore la Scandinavie, les grands espaces froids et blancs, je ne pouvais qu’adhérer au projet de Mélissa et son amie Amandine : parcourir le Groenland à pieds. Les deux jeunes femmes ont très gentiment acceptés de répondre à mes questions. Voici l’interview :

Jérémy : Salut les filles, et merci d’avoir accepté cette interview ! Pour commencer, je vous laisse vous présenter auprès de mes lecteurs qui ne vous connaissent pas :

Mélissa : J’ai 31 ans, je suis infirmière, j’habite Chambéry en Savoie. Je suis passionnée de nature, de photographie, de balades !

Amandine : 31 ans, de Grenoble.


Jérémy :
Je suis tombé sur votre blog en suivant des liens un peu au hasard sur des sites de voyage, et j’ai tout de suite été interpellé par le nom de ton projet : Projet Arctika ! En deux mots, qu’est ce que c’est ?

Mélissa : C’est un projet qui parle de l’arctique ! lol

L’idée c’est de faire découvrir au plus grand nombre la vie en arctique, la culture, les modes de vie, les enjeux climatiques de la fonte des glaces polaires, … tout ce qui se passe au nord du cercle polaire en fait !  Bien entendu, nous souhaitons y retourner, nous rendre à nouveau sur place, dans ces contrées perdues, un peu oubliées des gens…

Amandine : Le projet Arctika, qu’est-ce que c’est ? A la base c’est le nom donné au projet de traverser le Groenland d’est en ouest, et en solitaire.


Jérémy : La plupart des gens qui voyagent (que ce soit pour du trek, du long cours, ou de la pension complète) vont préférer partir pour un pays chaud, avec du sable fin et la mer turquoise. Vous non, vous prenez vos congés pour partir au point le plus froid de la planète ! Du coup je me demande : d’où vous est venue cette passion pour le grand nord ? Qu’est ce qui vous intrigue, vous passionne, vous attire, là bas ?

Mélissa : Des pays chauds, du sable fin, une mer turquoise, tu veux me rendre malade !!!!! ;o)

Déjà, mon corps n’est pas fait pour supporter la chaleur, au delà de 30°C je suis toute amorphe, j’aime le froid, les couleurs qu’il renvoie, les sensations sont vraiment différentes, c’est quand il fait froid que je me sens vivante ! (oui, je dois pas être normale !)
Parti de là, plus le fait que je n’aime pas les voyages organisés, les wagons de touristes agglutinés au même endroit, la ville, et bien une fois enlevé tout ça, le grand nord devient une évidence ! Ces grandes étendues à perte de vue, ce calme, cette connexion avec la nature, et ces rencontres inoubliables… Là bas, les couleurs ont encore toute leur force, le paysage est constamment attirant, pas un immeuble pour venir te rappeler à la civilisation, le REPOS !!!

Amandine : Pourquoi le grand Nord? Le dépaysement total, car aux extrêmes de la planète on ne risque pas de tomber sur ce que l’on connait déjà. Le froid et la glace finalement ne sont que le prix à payer pour voir la nature brute, tel que l’Homme ne l’a pas encore totalement chamboulé. Et puis les paysages glacés ont quelque chose d’hypnotisant, de fascinant. La toute première fois que j’ai entendu parler de l’Arctique, c’était à propos du « tapis roulant » qu’est la banquise : le seul endroit au monde ou + on avance, + on recule ! C’est-à-dire que si vous parcourez disons 20km dans la journée, le lendemain matin en vous réveillant, la glace dérivante vous aura fait reculer de 25kms! Cela me semblait dingue!!! Et puis, il y a cette nuit permanente durant l’hiver polaire, accompagnée d’aurores boréales ou australes, et ce jour sans fin en été! Comment résister à l’envie de vivre ce genre d’expérience absolument unique…?


Jérémy : Quel était votre objectif avec ce voyage ? Atteindre un point précis ? Accomplir un rêve (si vous me dites non, je ne vous crois pas 😀 ) ? Vous tester, voire vous dépasser physiquement et mentalement ?

Mélissa : Un rêve, oui : fêter nos 30 ans dans un endroit qui nous marquerait pour toujours, et qui nous ferait vivre une expérience inoubliable… C’est aussi l’occasion de tester nos capacités logistiques, d’orientation, et physiques aussi ! C’est une porte ouverte vers de nouvelles aventures, c’est aussi et surtout une nouvelle vision de la vie…

Amandine : Le but de cette traversée est de vivre donc cette expérience polaire, de traverser la plus grande île du monde rien qu’en traversant un glacier, gigantesque glacier ! C’est l’envie de réaliser ce fameux rêve d’une aventure hors du commun pour une citadine qui n’a jamais rien connu d’autre que la ville.
Le dépassement de soi en est une conséquence, avec  cette curiosité de connaître ses limites et de voir ses capacités à se démener dans un environnement hostile à l’Homme.


Jérémy : Y’avait-il un objectif humanitaire derrière ?

Mélissa : Humanitaire, pas dans le sens habituel du terme, humain, oui. C’était un souhait de rencontres, tant avec les populations qu’avec les autres trekkeurs ! Avec du recul, je me dis que pour le prochain voyage je tenterai beaucoup plus de rentrer en contact avec les habitants qui sont vraiment trèèèèès accueillants !

Amandine : L’objectif est également culturel, et c’est devenu une mission, celle de faire connaître les régions Arctiques, trop peu connue pour ce qu’elles de si riche à nous offrir. C’est d’ailleurs comme ça qu’est né notre blog, afin de présenter le mode de vie des populations nordiques, le climat, la faune et la flore de ces régions pour lesquelles nous avons une affection toute particulière.

 

Jérémy : Donc vous avez parcouru le Groenland .. à pied ! Comment s’est passé le voyage ? Vous avez suivi une préparation particulière (pour le froid / l’endurance, etc…) ? Je vois que vous êtes passionnées de randonnées en montagne. En quoi est-ce différent de marcher dans la neige ?

Mélissa : Traverser le Groenland est un projet qui n’a pas encore vu le jour, faute de soutiens financiers. Nous avons marché près de 200 km entre deux villes de la côte ouest du Groenland, et contrairement à ce que beaucoup pensent, nous n’avons pas eu de neige !!! (sauf le dernier jour) Du coup, les températures étaient agréables la journée (environ 5-10°C) et fraiches la nuit (jusqu’à -5°C, dans la tente !). Amandine marche beaucoup, et ce quotidiennement ! En ce qui me concerne, j’aime beaucoup la randonnée mais elle reste plus occasionnelle). Les conditions de marche au Groenland étaient vraiment difficiles dans le sens où le sol était DETREMPE, ce que nous n’avions pas l’habitude ! Porter 18kg sur le dos ne nous a pas tant posé de problèmes que ça en fait. Le principal problème a vraiment été cette humidité très conséquente…

Amandine : Le Projet Arctika lui-même, c’est à dire cette traversée du Groenland, n’est pour l’instant en instance de réalisation puisque cela demande énormément de moyens, matériel, financier et physique. Nous recherchons toujours activement des aides sous forme de mécénat ou de sponsor.

En attendant le feu vert pour cette expédition, nous avons déjà été dans ce pays, afin de réaliser un trek en autonomie, sur la côte est. C’était il y a un an, nous sommes partis à 2, avec Mélissa qui est mon associée principale dans ce projet, et surtout ma meilleure amie bien sûr ! Ce fût pour nous l’occasion de faire un premier pas vers cette culture groenlandaise. Cette première approche s’est très bien déroulée. Nous avons parcouru 200 kms à pied, c’était la fin de l’été et les températures avoisinaient les 10° le jour, et 0° la « nuit », puisque le soleil ne se couchait alors à cette saison que quelques heures durant. Nous étions parties en autonomie, ce qui signifie que nous portions dans nos sacs (de 18 kilos chacune) la totalité de notre équipement nécessaire à notre survie : à savoir tente, nourriture (100% lyophilisée), vêtements, cartes, boussoles, et trousse de secours.

Pour l’eau, nous nous servions directement dans les très nombreux lacs et cours d’eau, après utilisation d’ions d’argent ou de filtres pour éviter tout problème. En effet, sur le chemin, pas de ravitaillement possible, ni boutique, ni village, ni même route. En fait, le trek lui-même n’est ni fléché, ni balisé. Il n’y a que les traces au sol du passage des autres trekkeurs. Pas de neige donc en cette période de l’année, mais beaucoup d’humidité, avec notamment quelques bonnes rivières à traverser à pieds !


Jérémy : Vous étiez-vous déjà rendu là bas avant de partir pour cette expédition ?

Mélissa : Non, c’était la première fois, nous avions pu discuter longuement avec plusieurs personnes y étant allées auparavant. Nous savions UN PEU à quoi nous attendre !


Jérémy :  Comment vous vous sentiez avant de commencer le trek ? Tendues, stressées, peur de ne pas aller au bout ? Ou au contraire, confiantes et hâte d’en découdre avec le grand nord ?

Mélissa : Ma plus grosse appréhension était de ne pas arriver à trouver notre chemin ou de ne pas arriver à temps pour prendre l’avion du retour ! Mais j’étais dans un état d’excitation de réaliser ce type de voyage pour la première fois qu’en fait, toutes mes craintes sont passées en deuxième plan et il faut dire que partir à deux est vraiment rassurant ! (quand on part avec une personne que l’on connait et avec qui l’on se complète). Je n’aurais pas pu faire ce trek avec une autre personne…

Amandine : Nous avions quelques appréhensions forcément avant le grand départ, du fait de n’avoir aucun outil de communication en cas de pépin, ni téléphone ni balise. Certes, nous sommes toutes les deux de bonnes marcheuses, et les conditions estivales ne semblaient pas poser de problèmes, mais en cas d’ennuis de santé ou de blessures, nous étions tout de même livrées à nous même.
Le récit détaillé jour par jour est retranscrit sur notre blog, en image, pour plus de détails et d’anecdotes sur ce trek !

 
Jérémy : J’imagine que vous aviez du sacré matériel… Avec quoi vous êtes parti ? Quels moyens de locomotion vous avez utilisé ? Simplement vos pieds, ou des skis / raquettes / traîneaux / … ?

 

Mélissa : Nous n’avons utilisé que nos pieds ! Question matériel, rien de bien exceptionnel, par contre, nous avons beaucoup misé sur des affaires protégeant de la pluie et de l’humidité. Un bon sac à dos qui correspond à notre morphologie, des bâtons de marche et très peu de vêtements de rechange (en tout 2 vêtements de presque chaque catégorie, sauf sous-vêtements bien sûr !)

Bien entendu, une boussole et les cartes géographiques de la zone de marche !

Jérémy : Pouvez-vous me donner quelques détails sur votre trajet ? Comment avez vous choisi votre itinéraire ? Combien d’étapes, combien de kilomètres ? Y’avait des choses que vous vouliez voir absolument ou vous avez tracé ça complètement au hasard ?

Mélissa : Nous avions trouvé cet itinéraire sur internet, c’est un trek relativement connu et réalisé chaque année par quelques 300 randonneurs venus du monde entier ! Il apparaît sur des cartes que vend le GNGL, avec plusieurs variantes, notamment un détour par une ville plus au sud (par Sarfannguit., mais d’après d’autres trekkeurs, cela ne vaut pas franchement le détour, nous ne l’avons donc pas réalisé.


Jérémy : Question bête mais… vous logiez comment le soir ? Comment vous faisiez pour vous nourrir, car j’imagine que y’a pas de Macdo ou de Burger King au milieu de la banquise 🙂

Mélissa : Pas de mac do non !!! Mais, à Sisimiut, le premier et seul restaurant que nous avons fait était une sorte de mac do groenlandais, et qui n’a rien à envier à son immense concurrent !!! :o)

Amandine : Nous dormions donc quelques fois en tente, mais le parcours est  jalonné tous les 20 kilomètres de huttes, conçues pour les « hikers », et très bien équipées, avec couchettes, tables, et parfois même évier et poêle à essence.

 

Jérémy : Avez-vous rencontré la population locale ? Comment vivent-ils ? J’ai en tête le cliché de l’inuit dans son igloo, emmitouflé dans un manteau de fourrure, à cuire son poisson sur un vieux réchaud. C’est vrai ou je suis complètement à côté de la plaque ? Leur mode de vie est-il vraiment différent de l’Europe « continentale » ?

Mélissa : Oui, nous avons eu cette chance de par le fait que nous avons eu plusieurs jours à Sisimiut avant notre vol de retour (comme quoi finalement, on a fait vite !). Les groenlandais sourient tous, et c’est ce qui m’a marqué, ils nous invitent chez eux, parlent l’anglais pour beaucoup d’entre eux ! Il faut vraiment distinguer les grandes villes qui accueillent beaucoup d’immigrés et les tous petits villages qui conservent une partie de leurs modes de vie ancestraux ! Mais le temps des igloos est révolu, sauf pour amuser les touristes ! Ils ont les téléphones portables, des universités, internet, la modernité, et de la nourriture qu’ils importent et des maisons, en bois pour la majorité ! Leur culture et leur histoire sont importantes pour eux et le gouvernement contribue à ce que tout ce savoir et ce patrimoine ne soit pas perdu, notamment la langue groenlandaise…

Les cotes sud-est et sud-ouest ne sont pas enneigées toute l’année, ce qui facilite certains mouvements de denrées, de populations, etc… Le réseau aérien est bien développé sur le territoire, au contraire du réseau routier qui ne reste qu’intramuros.

Amandine : L’autre aspect de ce voyage a aussi été la découverte du peuple groenlandais. En effet, à la fin de notre petit périple, nous sommes arrivées à Sisimiut, la deuxième plus grande ville du pays ! Un choc bien entendu après 10 jours en pleine nature !

Alors, la première chose à savoir sur le Groenland, c’est qu’il s’agit d’un territoire danois ! Autrement dit, le Danemark approvisionne largement les groenlandais en produits typiquement européens, et donc les groenlandais, ou inuits, ne vivent plus depuis longtemps dans des igloos !

En fait, leurs villes ressemblent aux nôtres à première vue, sauf qu’il n’y a quasiment que des maisons, et très peu d’immeubles. Ils ont des chaînes de magasins, des lignes du bus et des réseaux de taxis, des boîtes de nuit, et même des piscines municipales (couvertes!).
Bien sûr nous étions renseignées sur le sujet avant de partir, mais c’est tout de même surprenant de découvrir cette société, en apparence comme nous, mais avec ce décalage culturel évident !

D’abord, ils ont beau s’être modernisés très largement, les inuits n’ont commencé à avoir accès aux nouvelles technologies comme la télévision et internet, que depuis quelques années (1980-1990). Tout est allé très vite pour eux, et certaines générations sont dépassées. Le fossé est énorme entre les anciens, encore bercés de leurs légendes et de leurs rites, et les jeunes préoccupés par d’autres images, celles du reste du monde…

Une chose est sûre, les groenlandais sont très accueillants, souriants envers les étrangers, et ils ont un grand sens de l’hospitalité. Il faut savoir que là-bas, même si certaines villes sont assez grandes, il existe encore beaucoup de tout petits villages, et que surtout aucunes villes ne sont reliées entre elles par la route. Donc chaque ville est isolée des autres, il n’y a que l’avion, et le bateau pour se déplacer.

 

Jérémy : Y’a t-il une ou des rencontres humaines qui vous ont marqué, en particulier, durant ce voyage ? Si oui, pourquoi ?

Mélissa : Oui, l’homme dont va parler Amandine, et qui surtout nous a dit : « mais n’ayez pas peur, nous ne sommes pas comme vous les occidentaux, il ne faut pas nous craindre,  pour nous c’est un plaisir que de proposer l’hospitalité… »

Amandine : Nous garderons toujours en mémoire la rencontre d’un homme, qui, en nous apportant nos hamburgers (mais oui, il y a des fast-foods au Groenland!), nous a proposé de nous héberger chez lui, craignant que nous ayons froid en tente ! Cet homme partageait déjà sa maison avec sa femme, ses enfants, ses parents, frères et soeurs.


Jérémy : Avez vous eu l’occasion de croiser quelques animaux « exotiques » ? D’assister à des événements particuliers ?

Mélissa : Heureusement pour nous, déjà nous étions dans une partie du pays dépourvue d’ours polaires ! Les seuls animaux que nous avons eu la chance de voir ont été des rennes, des boeufs musqués (très impressionnantes comme bêtes !), et des lapins arctiques.

 
Jérémy : Est-ce que vous avez eu des moments difficiles sur place ? Physiquement et moralement ? J’imagine que le fait d’être à deux ça a du être plus simple pour gérer les moments de faiblesse ?

Mélissa : Pas tellement en fait, physiquement quand j’ai glissé et que je me suis fait mal au genou, j’ai eu peur de ne pouvoir continuer le trek sereinement (nous en étions qu’à la moitié), et psychologiquement, la pluie incessante et l’impression de ne jamais terminer l’étape à cause des marécages nous ont fatiguées, mais jamais de « craquage » !A deux, plus les rencontres, nous nous soutenions tous, nous étions tous dans la même « galère » !


Jérémy : Maintenant que vous êtes rentrées, quid du projet ? Aimeriez-vous repartir pour un nouveau trek dans le même genre ? Toujours dans le Grand Nord, ou est ce que vous envisagez un autre endroit ? (l’antarctique ? ou quelque chose de radicalement différent, genre remonter un fleuve, grimper une montagne ou autre ?)

Mélissa : Oui, les hautes latitudes m’attirent encore plus, et la rencontre avec les populations de ces régions est vraiment un projet. Pourquoi pas un trek en Laponie (il en existe un avec des étapes aussi), pourquoi pas découvrir le Nunavut, tout est possible, reste mettre l’argent de côté ! Mais cela ne restera pas qu’à l’état de projet, je compte réellement repartir découvrir ces régions et ces populations… Je ne suis pas adepte des grandes étendues glacées sans trace de vie, j’ai besoin de verdure, l’antarctique m’intéresse moins car devenue base scientifique, mais les îles comme le Svalbard, l’ile de Barens, etc… l’est du Groenland, le Nunavut, oui, un jour j’irai ! (nous irons !)

Amandine : Nous avons, à notre retour, organisé une expo photos de ce magnifique voyage, toujours dans le même but de faire connaître ce mode vie différent du notre. Pendant ce temps, nous continuons à préparer notre projet Arctika, qui ne sera sans doute que le début de nombreux autres voyages aux aspects uniques, et toujours en contact avec la nature plutôt qu’avec le tourisme de masse !


Jérémy : Avec le recul, quel est ton meilleur souvenir de ce voyage ?

Mélissa : LE meilleur ? C’est vraiment difficile de n’en cibler qu’un … J’en ai tellement !!! Le départ, les premières visions de la calotte glacière, les premiers paysages, cette personne dont on a parlé, cette découverte, tout ce que cela a animé en moi, ces rencontres, ce que j’ai pu dépasser, …

En terme de souvenir, je dirai le moment où je me suis retrouvée en haut d’une montagne (vers le 5ème jour) et que j’ai eu cette vue qui m’a coupé le souffle, les lacs, les montagnes, …

Jérémy : Pour finir, quel conseil donnerais-tu à mes lecteurs qui souhaiteraient partir pour un trek comme le tien ?

Mélissa : Chaussez-vous ETANCHE !!!!! :o) (étanche jusqu’aux genoux !!!!) Et partez fin aout, c’est une saison magnifique, aux couleurs superbes, où le trajet est UN PEU marqué, où il y a moins de monde, et où le terrain est UN PEU plus sec !

 

Jérémy :  Où peut-on te trouver sur la toile ? (lien de ton/tes blog(s), twitter, etc)

Mélissa : Pour nous trouver, et nous contacter (faut pas hésiter !!!!) c’est sur : http://projet-arctique.over-blog.com/ Ou sur facebook au nom de ARCTIK SOLO !

Un gros MERCI à Mélissa et à Amandine pour avoir pris le temps de répondre à mes questions ! Ca donne envie, vraiment ! Retrouvez les récits de leur trek et toute l’actualité de leurs projets sur leur blog !

Tout plein de bonnes choses à Projet Arctique !

Si toi aussi tu préfères passer tes congés les pieds dans l’eau glacée du Groenland plutôt que sur une plage de sable fin des Caraïbes, alors clique sur J’aime et partage cet article sur Facebook !