Mon premier voyage à Londres : je sors la boîte à souvenirs

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Ma première (et unique jusqu’à présent) visite de Londres remonte à 2010. Autant vous dire que ça ne date pas d’hier : j’imagine que certains de mes lecteurs n’étaient même pas en âge de s’intéresser aux voyages en backpacking. C’était un an avant que je ne me décide à changer de vie. Je percevais chaque voyage comme une victoire contre les chaînes du salariat, où je devais me battre pour négocier mes congés aux dates où les vols étaient les moins chers sans que cela n’impacte ni mon travail ni mes collègues.

Bref, à l’été 2010, j’ai eu quelques jours de libre pour partir à la découverte de Londres. Dans cet article, je ressors la boîte à souvenirs et je vous raconte ce qui m’a le plus marqué de ce petit voyage chez nos cousins anglais.

Des british très gentils et serviables

C’est la première chose que j’ai remarquée à Londres : la gentillesse des locaux. Je me rappelle notamment d’une fois, à la recherche de la gare Saint Pancras, où je m’étais arrêté pour lire le plan correctement (oui, c’était l’époque où on n’avait pas encore tous Google Maps). Un british tout en rousseur s’est arrêté à mon niveau pour me demander si j’avais besoin d’aide, et m’indiquer la direction à suivre pour arriver à bon port (ou plutôt à bonne gare).

Maintenant que j’ai un peu de recul sur les voyages (sept années à barouder sur les routes se sont écoulées depuis), je trouve que ce comportement est trop rare sur notre planète. Alors, ai-je eu de la chance à Londres en tombant sur l’unique londonien serviable ? Je ne sais pas, mais je ne suis pas certain que la même chose aurait eu lieu à Paris par exemple.

De la bouffe étonnamment bonne

La France a certainement la meilleure gastronomie du monde, c’est un fait incontestable. En revanche, il n’y a pas qu’en France que l’on peut manger divinement bien. Alors que je m’étais préparé à bouffer de la gelée de groseille et du sanglier bouilli à la menthe (clin d’œil à devine quel héros de bande dessinée), je me suis retrouvé avec des mets délicieux sous le nez à longueur de restaurants.

Je me rappelle d’un indien dans le quartier de Camden Town où je me suis régalé, d’un grec (un vrai, pas un kebab quoi) dans Covent Garden où une simple ‘greek salad‘ a su me réconcilier avec la verdure, et d’un mexicain quelque part en banlieue, avec les premiers couchsurfeurs de ma vie. A défaut de me faire des brunchs à Londres comme le veut le cliché, je me suis quand même envoyé de la bonne bouffe dans la panse pendant ce séjour.

Le premier séjour chez l’habitant de ma vie

A l’époque, j’étais encore assez timide et le fait d’aller dormir chez des inconnus m’effrayait vraiment. Surtout que mon anglais était loin d’être bon. Déjà que faire la conversation en français n’était pas trop mon truc, mais alors dans une langue que je ne maîtrisais pas, ouille. Mais j’avais envie de faire l’expérience : je suis donc allé passer une nuit en banlieue chez James et Rachel, un jeune couple avec qui je partageais entre autre les goûts musicaux (il y avait des disques de Dream Theater dans leur salon, et pour les fans du genre, sachez que James est aujourd’hui guitariste dans le groupe Cage The Gods ! Faire mon premier Couchsurfing chez une rockstar : check 🙂 ). Bref, j’ai passé un excellent séjour, et j’ai adoré ce mode de voyage au point d’en faire mon quotidien par la suite.

J’ai marché à en bousiller mes chaussures

Je voulais découvrir Londres à pied. Il y a deux raisons à cela : la première est que je n’avais pas envie de dépenser une somme monstrueuse dans l’Oyster Card et les transports londoniens. Et la seconde, c’est que je considère qu’il n’y a rien de mieux que de flâner le nez en l’air un peu au hasard pour découvrir une ville.

L’inconvénient, c’est que Londres est vraiment grande, et marcher sur ses immenses boulevards quand on souhaite rallier un point précis de la ville, ça prend un temps fou. Mais je suis fier de moi, je n’ai pris les transports qu’en fin de journée pour rentrer là où je logeais. Ma paire de chaussure n’a pas résisté, mais c’est pas grave : j’ai adoré découvrir certains coins de Londres où les touristes ne mettent pas les pieds car trop éloigné des endroits touristiques.

Un climat très correct contre toute attente

Londres, et l’Angleterre en général, n’est pas réputée pour avoir un climat agréable. Pourtant, lorsque je m’y suis rendu, à part une heure près de Tower Bridge, je n’ai pratiquement pas vu l’ombre d’un nuage pointer le bout de son nez. J’y étais à la mi-juillet, ce qui doit probablement aider pour avoir du temps correct, mais en tout cas j’ai pu rentrer de mes vacances avec un bronzage remarqué. Ça aussi, c’était une bonne surprise pour moi, car je vous avoue avoir emmené le fameux k-way anti-pluie dans le fond de mon sac à dos (plus tard, j’apprendrai que la priorité du voyageur en sac à dos, c’est de partir léger !).

Londres, ma première très grande ville

La dernière chose qui m’a marquée à Londres, c’est la richesse des choses à faire et à voir. C’était la première fois que je mettais les pieds dans une très grande ville pour du tourisme (j’étais déjà passé par Paris mais pas spécialement pour la visiter), et je n’avais jamais réalisé à quel point ces mégalopoles sont gigantesques, pleine de vie, d’opportunités en tout genre. La seule autre ville qui m’a fait le même effet que Londres, par la suite, c’est New York : une ville qui ne dort jamais, où il est impossible de s’ennuyer, où tout semble possible. Mais si je devais déclarer un vainqueur, je dirais que Londres reste en première position notamment pour son côté historique, la beauté de ses monuments et le charme de ses quartiers.

Bilan de mon voyage à Londres :

Je vous le confesse : j’étais stressé avant de partir à Londres. Je n’aime pas particulièrement les grandes villes, je n’étais pas autant voyageur à l’époque qu’aujourd’hui, et je n’avais aucune expérience dans ce qu’on appelle les city-trips. Mais le résultat de ça, c’est que j’ai adoré mon séjour. J’ai fait de belles rencontres, découvert une ville qui m’a vraiment plu, et le virus des voyages continuait de se répandre un peu plus en moi.

Je ne le savais pas encore, mais moins d’un an plus tard, j’allais tout lâcher pour partir voyager avec mon seul sac à dos comme compagnon de route. Mais ça, c’est une autre histoire, à découvrir ici.

A bientôt sur le blog !

Jérémy.