Visiter Bologne : les 10 immanquables (+ guide touristique complet)

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Vous envisagez de visiter Bologne prochainement et vous vous demandez que faire et que voir sur place pendant votre séjour ? Vous êtes au bon endroit ! J’ai découvert Bologne lors de ma première visite en Italie du nord et je suis tombé sous le charme de cette ville, surnommée « la ville rouge » en raison de la couleur ocre de ses bâtiments.

Dans cet article, je vous partage les immanquables de votre visite de Bologne, ainsi que toutes les infos pratiques nécessaires à la réussite de votre séjour : où loger, où manger, comment se rendre sur place, comment se déplacer, etc.

Prêt pour le guide ? Alors on y va !

Infos pratiques en bref :

> Pour les billets d’avion, je passe par ce comparateur qui trouve régulièrement des offres à moins de 50€ aller-retour pour Bologne. Top !

> Pour vous loger à Bologne, je vous conseille cet établissement qui propose une belle prestation, dont une vue à couper le souffle sur un des points d’intérêt majeur de la ville.

> Vous voulez visiter Bologne avec un guide papier dans le poche ? Regardez celui-là !

Au sommaire de cet article

Visiter Bologne : les 10 lieux d’intérêt à découvrir

Bologne a beau être souvent dans l’ombre de ses « grandes sœurs » italiennes (Florence, Venise, Milan, pour n’en citer que quelques unes), elle possède tout de même de vrais atouts pour séduire les touristes. Si vous décidez de visiter Bologne, alors voici ce que je vous conseille de voir et de faire pendant votre séjour.

Si vous êtes tenté par une visite guidée en français du centre historique de Bologne, je vous invite à regarder ce qui est proposé ici. En deux heures, vous allez découvrir l’essentiel de la ville, avec toutes les explications nécessaires pour bien comprendre l’histoire des lieux que vous traversez. L’idéal si vous avez peu de temps sur place !

> Admirer la Piazza Maggiore et ses nombreux monuments

Au cœur du centre historique se trouve la magnifique Piazza Maggiore, « place majeure », que vous ne pouvez pas manquer lors de votre visite de Bologne : elle regroupe à elle-seule la moitié des points d’intérêt touristique de la ville. Faites-en le tour tranquillement, le nez en l’air, en admirant les monuments tous plus élégants les uns que les autres, et laissez-vous gagner par l’atmosphère vibrante de Bologne.

En plein milieu de la place, vous admirerez la façade Renaissance du superbe palais Del Podesta , érigé au 13e siècle. Une des curiosités de cet édifice, c’est sa « galerie des murmures« , que ma guide m’a fait essayer en me positionnant dans un coin des arcades et elle dans un autre : on était sensé s’entendre en chuchotant malgré la distance, mais le résultat n’a pas été très franchement concluant. Vous me direz si vous testez.

Sur le côté ouest de la place, vous pourrez admirer le palais d’Accursio, bâtiment du 14e siècle qui sert aujourd’hui d’hôtel de ville (vous le reconnaitrez aisément grâce à la statue du pape Grégoire 13 qui domine ses colonnes principales). Si vous prenez la peine de vous engouffrer sous les arcades, vous découvrirez une toute petite place au cœur du palais, à l’écart de la foule, où règne une vraie sérénité. J’ai adoré me poser là pour « sentir » l’âme de Bologne. Notez que ce palais se visite, et qu’il donne accès à la tour de l’Horloge d’où on a une jolie vue sur la place (pour 8€ tout de même – d’ailleurs si vous aimez les points de vue, lisez bien la suite de cet article car je vous en dévoile deux, un peu plus bas, qui méritent le détour).

Juste derrière ce palais, sur la place de Neptune qui prolonge la place Maggiore, vous trouverez la fontaine de Neptune et sa statue en bronze du 16e siècle, qui sert de point de ralliement aux bolognais. Et enfin, du côté opposé à l’office de tourisme, vous découvrirez la Basilique San Petronio, dont la particularité est qu’elle n’a jamais été terminée (on le constate aisément à sa façade plutôt étrange).

> Grimper sur la terrasse de la Basilique San Petronio

Si vous ne deviez visiter qu’un seul des nombreux édifices religieux de Bologne, alors rentrez dans la basilique San Petronio qui se trouve sur la place Maggiore, mentionnée ci-dessus. Non seulement elle mérite un coup d’œil pour son intérieur aux dimensions extraordinaires (c’est la quinzième plus grande église du monde, nous apprend sa page Wikipédia), mais surtout elle dispose d’une terrasse panoramique dominant les toits de Bologne : la vue y est à couper le souffle. Si vous êtes comme moi et que vous aimez prendre de la hauteur quand vous visiter une ville, alors c’est clairement un des immanquables de votre visite de Bologne !

Au niveau pratique, sachez que la basilique se visite gratuitement, mais que l’accès à la terrasse est payant (5€ en plein tarif, 3€ si vous bénéficiez d’une réduction). Toutes les infos sur les horaires et les prix sont à retrouver sur le site officiel (en anglais ou italien, pas de langue française disponible malheureusement).

> Flâner sous les arcades de Bologne

La première chose que j’ai remarquée en arrivant à Bologne, ce sont ses arcades. D’interminables voûtes construites d’un côté ou de l’autre des rues (parfois des deux côtés), avec d’imposants piliers pour soutenir les habitations, et qui permettent aux passants de s’abriter de la pluie ou du soleil, selon la saison pendant laquelle on vient visiter Bologne.

Il y en aurait, dit-on, plus de 40 kilomètres dans la ville, au point qu’on peut faire le tour de Bologne sans jamais avoir le ciel au dessus de sa tête (j’exagère un peu : parfois il faut traverser la rue). On en trouve de toutes les couleurs, mais c’est bien souvent le rouge ocre qui prédomine, d’où le surnom de « Ville Rouge » attribué à Bologne. Les arcades de Bologne sont désormais classées au patrimoine mondial de l’Unesco.

> Remonter la Strada Maggiore

Crédit photo : Fabrizio Garrisi

Une des rues les plus représentatives de Bologne, c’est la Strada Maggiore, qui faisait partie de la voie romaine antique Via Aemilia. Elle part de la porte médiévale « Porta Maggiore », vestige du 13e siècle, et s’étire jusqu’aux tours jumelles dont je parle ci-dessous, avec de magnifiques arcades de part et d’autre de la rue sur tout son long (un kilomètre tout de même). Ici ou là, vous trouverez une terrasse de café, une boutique de créateur, une entrée discrète vers une cour intérieure, un majestueux palais (notamment celui de Rossini ou, plus loin, de Hercolani, lieu historique de l’université de Bologne), ou une basilique (Bartholomée, Santa Maria dei Servi). Un vrai régal.

Mon conseil : parcourez-là depuis la Porta Maggiore, en direction des tours : vous aurez ainsi la tour Asinelli, la plus haute de Bologne, en point de mire constant pendant votre promenade.

> Voir les tours Asinelli et Garisenda

Voici l’emblème de Bologne, à voir absolument lors de votre séjour sur place : ses tours jumelles médiévales, Garisenda et Asinelli. Situées à l’entrée de la ville historique, sur la Piazza di Porta Ravegnana, elles se dressent là depuis le 12e siècle, date de leur érection par des nobles de l’époque, pour qui la puissance se mesurait à la taille de leur tour (si vous avez vu des allusions dans cette phrase, c’est que vous avez l’esprit mal tourné 🙂 ). Au Moyen-Âge, Bologne comptait une centaine de tours, vous avez là les deux dernières.

La tour Asinelli, qui culmine à près de cent mètres de haut (97,20 exactement) et dont l’inclinaison dangereuse incite à ne pas rester trop longtemps à ses pieds, mérite votre attention : on peut grimper à son sommet pour 5€ et 497 marches à gravir (courage !). Le point de vue de là-haut est, parait-il, extraordinaire, mais je n’ai pas eu le courage de faire l’effort (mon excuse officielle : il y avait du brouillard le jour de ma venue). Même sans faire la grimpette, ces tours jumelles médiévales sont un vrai immanquable de votre visite de Bologne !

On peut acheter ses billets pour la tour Asinelli à l’avance sur internet, sur cette page. Le prix est plus élevé qu’en bas de la tour car il comprend aussi la dégustation de produits italiens. Je ne sais pas ce que ça vaut, je vous l’indique juste au cas où.

> Visiter le quartier du Quadrilatero, le ventre de Bologne

Le quartier du Quadrilatero est surnommé affectueusement par les locaux comme « le ventre » de Bologne. C’est en effet là que l’on trouve de quoi déguster les spécialités locales, vins, fromages, et bien sûr pâtes à la renommée mondiale. C’est un vrai délice de se promener au hasard des ruelles de ce quartier vivant, animé, tellement typique de l’Italie.

Au-delà des nombreuses trattorias et des marchands de fruits et légumes, vous trouverez par ici un des plus anciens marchés couverts de Bologne, le Mercato di Mezzo, aux couleurs et aux odeurs évocatrices : un immanquable de votre visite de la ville.

Les ruelles à ne pas manquer dans le quartier du Quadrilatero : la Via Drapperie et la Via Pescherie Vecchie, mes deux préférées. Un vrai plaisir aussi bien pour les papilles que pour la vue !

> Admirer et/ou visiter les nombreux édifices religieux de Bologne

Les édifices religieux sont nombreux et si ça vous intéresse d’en visiter, vous n’aurez que l’embarras du choix : je vous ai déjà parlé de la basilique San Petronio sur la place Maggiore, mais vous pouvez également admirer la basilique Santo Stefano (sur la place qui porte son nom), dont la particularité est d’être constituée de sept églises différentes bâties au fil des siècles, pour ne former désormais plus qu’un seul énorme édifice (on passe de l’un à l’autre par des petites portes dérobées, des jardins, …).

Autre option : la basilique San Giacomo Maggiore (sur la place Rossini), mais je vous avoue que de l’extérieur je n’ai pas été particulièrement séduit (et je ne suis pas fan des basiliques au point de vouloir absolument toutes les visiter, donc je ne suis pas rentré dans celle-ci). Je mentionne aussi la cathédrale San Pietro, très visitée par les touristes, ou bien la méconnue basilique San Martino.

De mon point de vue, à moins d’adorer ce genre d’édifices, il n’est pas nécessaire, si vous venez visiter Bologne sur seulement 2/3 jours, de chercher à tous les voir. Ma recommandation reste donc l’immanquable San Petronio, et si vous êtes curieux vous pouvez rajouter San Stefano.

> Voir les restes du canal Di Reno

Une curiosité que vous pouvez vous amuser à découvrir lorsque vous viendrez visiter Bologne, c’est son canal. Bon, on est loin, mais alors très loin des canaux de Venise ou même de Trévise : il s’agit des vestiges d’un tout petit cours d’eau artificiel, créé au moyen-âge pour alimenter Bologne en eau, qui sillonne une partie historique de la ville. Les spécialistes du marketing touristique (bien aidé par les instagrameurs) en ont fait un point d’intérêt majeur de Bologne, même si, très honnêtement, je trouve l’intérêt limité.

Vous pouvez le trouver à cet endroit mais il y a souvent du monde et le point de vue est étroit, alors l’alternative c’est de l’admirer depuis ce spot là, mais je l’ai trouvé plutôt sale (tout comme l’environnement immédiat). Bref, je le mentionne pour essayer d’être exhaustif sur les curiosités à voir à Bologne, mais sincèrement ce n’est pas un immanquable de votre visite, à mon goût.

> Les parcs de Bologne

Concernant les espaces verts et les parcs, c’est le bémol que je mettrais à Bologne car ils sont peu nombreux, voire inexistants. Si vous devez faire le trajet entre le centre ville et la gare, vous pouvez vous arrêter au parc della Montagnola, où je me suis posé manger un sandwich en sortant de mon train car j’étais affamé, mais globalement l’entretien laisse à désirer et je n’ai pas trouvé les lieux particulièrement bien fréquentés (même si, pour le coup, j’y ai rencontré des gens super sympas sur le banc à côté du mien). Touristiquement parlant, c’est au mieux un lieu de passage, au pire un endroit sans intérêt.

> Voilà pour les immanquables à visiter à Bologne

Bien qu’elle regorge d’édifices religieux, de palais et de musées, Bologne est plutôt une ville à découvrir en flânant : elle n’est pas très grande donc si vous prenez soin de vous « perdre » dans ses ruelles couvertes d’arcades, vous allez forcément tomber sur les points d’intérêt principaux que je viens d’évoquer dans les lignes précédentes, et vous découvrirez au passage quelques pépites cachées, des cours intérieures, des façades élégantes, et autres raffinements comme seule l’Italie sait en offrir.

Où sortir à Bologne

Maintenant que vous savez quels sont les lieux à ne pas manquer lorsque vous viendrez visiter Bologne, passons aux endroits où vous rassasier : mes suggestions de cafés, bars et restaurants.

> La Piazza Verdi et ses environs pour faire la fête

La Piazza Verdi, c’est le cœur du quartier étudiant de Bologne. Tous les soirs, les terrasses autour de la place débordent d’étudiants venus se détendre après une dure journée d’apprentissage (ou pas 🙂 ), à un point tel que les gens finissent par s’assoir par terre. Aux alentours immédiats, vous trouverez également pas mal de pubs et de bars, notamment sur la Via Zamboni (en particulier le Empire Pub et le Cluricaune qui brassent pas mal de monde). De toute manière, quand on sait que plus du quart de la population de Bologne est étudiante, on comprend qu’on ne sera jamais à cours de bars et de cafés où faire des rencontres pendant le séjour.

> Le Quadrilatero pour découvrir la gastronomie locale

J’en ai déjà parlé plus haut : le quartier du Quadrilatero est le cœur vibrant (ou plutôt l’estomac) de Bologne. On y trouve plein de petites boutiques de vente à emporter (c’est par là que je prenais mes parts de pizza pendant mon séjour), de vins et fromages locaux à déguster, des petits bouis-bouis qui n’ont l’air de rien mais où on se régale. Il faut manger au moins une fois dans ce quartier lors de votre visite de Bologne. La bonne adresse : la Trattoria Gianni (adresse : Via Clavature 18).

> Le Mercato delle Erbe, un des marchés historiques de Bologne

Autre endroit où vous pouvez vous rendre pour déguster des produits locaux et manger à l’italienne, c’est au Mercato delle Erbe (adresse : via Ugo Bassi 25), ouvert tous les jours sauf le dimanche, l’un des plus vieux marchés couverts de Bologne. Vous y trouverez de quoi faire vos emplettes en produits frais (c’est à la base un marché de fruits et légumes), mais aussi des petits stands pour vous poser et goûter la gastronomie locale (pâtes, vins, fromages, …). D’ailleurs même si vous n’y mangez pas, vous pouvez tout à fait le rajouter à la liste de vos endroits à visiter à Bologne car c’est vraiment un lieu agréable, au même titre que le Mercato di Mezzo que j’évoquais plus haut dans ce guide.

> Sur la Via del Pratello, un large choix en trattoria

Autre endroit où vous trouverez pléthore de restaurants, osteria, et autres trattoria typiquement italiennes : sur la Via del Pratello, à l’ouest de la place Maggiore. Il y a aussi pas mal de bars et de cafés dans cette jolie petite rue aux arcades colorées, n’hésitez vraiment pas à aller y flâner pour dénicher un endroit dont le menu et/ou l’ambiance vous fait envie. La bonne adresse : la Trattoria Fantoni, au 11 de la rue, c’est toujours plein à craquer mais la cuisine est délicieuse (le premier était probablement la conséquence du second).

Où loger pour visiter Bologne :

Avant de rentrer dans le vif du sujet, sachez que si vous voulez dormir au calme, évitez absolument de loger autour de la Piazza Verdi, que je mentionnais plus haut dans la partie consacrée aux sorties, car elle est l’épicentre des soirées étudiantes.

Autre chose à savoir : Bologne est une ville dont le coût de la vie est assez élevé par rapport au reste de l’Italie. Du coup, il n’est pas simple de trouver un hébergement bon marché dans l’hyper centre de la ville. Si vous voulez impérativement résider au plus près de la place Maggiore, attendez-vous à devoir lâcher un gros billet, quand même.

Maintenant que vous avez ces deux éléments en tête, voici ma sélection d’hébergements à Bologne, j’espère que ça vous aidera !

> Où dormir à Bologne quand on a un petit budget

J’ai passé pas mal de temps à rechercher le meilleur compromis pour trouver un hébergement à Bologne qui soit à la fois bien situé, de qualité, et dans un budget raisonnable (autour des 60-80€ par nuit maxi). Et je vous ai déniché ce B&B fraîchement remis à neuf, une vraie petite perle pour le prix, à moins d’un quart d’heure de marche du centre de la ville. Une excellente opportunité de visiter Bologne sans se ruiner en hébergement, tout en dormant dans un endroit cosy et agréable.

> Quand on a un budget intermédiaire

Si vous avez un budget autour de 100-150€ par nuit, c’est-à-dire de quoi vous faire un peu plaisir mais sans non plus casser la tirelire, je vous recommande cet établissement, avec une vue à couper le souffle sur les tours jumelles de Bologne, à deux pas de la place Maggiore, le cœur de la ville. S’il y a des dispos aux jours de votre visite, n’hésitez pas longtemps car les réservations doivent partir vite !

> Les hôtels de Bologne pour se faire plaisir

Si vous êtes à Bologne pour une escapade en amoureux, cet appartement de charme devrait vous ravir avec son atmosphère romantique. Sa localisation est idéale : au calme mais avec les rues piétonnes accessibles en quelques minutes de marche. Détail qui peut avoir son importance si vous êtes véhiculé : il est situé à côté d’un grand parking, ce qui sera franchement pratique.

Enfin, pour ceux qui ont le budget pour se faire vraiment plaisir, je vous invite à regarder les prestations de cet établissement de luxe situé à deux pas de la place Maggiore. Les commentaires sont dithyrambiques : décoration majestueuse, personnel aux petits soins, confort de la literie, repas délicieux, … Que demander de plus ?

Les transports à Bologne : s’y rendre, circuler sur place, …

Dans cette partie, je vous explique tout ce qu’il faut savoir sur les transports à Bologne : les façons de s’y rendre depuis la France, les manières de se déplacer sur place, comment aller de l’aéroport au centre ville (et inversement), …

> Comment se rendre à Bologne depuis la France

Voici les différentes façons d’aller à Bologne depuis la France.

>> En avion

L’avion est, sans surprise, le moyen le plus rapide d’aller à Bologne depuis la France. Comptez environ 1h30 de vol depuis Paris-Beauvais, point de départ des vols low-costs de Ryanair. Au niveau du tarif, vous pouvez trouver des billets à moins de 50€ l’aller-retour si vous êtes flexible sur vos dates de voyage. Je vous conseille de regarder sur cette page et d’utiliser le comparateur en mode « date libre » afin de trouver les meilleurs tarifs pour votre aller-retour. Au moment où j’écris ces lignes, il existe aussi des vols directs depuis Marseille et Bordeaux, pour moins de 20€ l’aller-retour, toujours via ce site. Top !

>> En train

Il est possible pour les moins pressés d’entre vous d’aller jusqu’à Bologne en train, en passant par Milan, qui dispose de liaisons directes avec Paris. L’aller simple coûte au minimum autour de 80€, et il faut compter au moins 8h30 de trajet avec, je le disais, un changement à effectuer en gare de Milan.

> Comment aller de l’aéroport de Bologne au centre ville (et inversement)

Ci-dessous, je vous détaille les différentes options pour aller de l’aéroport de Bologne au centre ville, et inversement.

>> Le Marconi Express, le plus rapide

Pour aller de l’aéroport de Bologne au centre ville, vous pouvez prendre le Marconi Express, le tram monorail qui relie l’aéroport à la gare de Bologne en 7 minutes chrono. Le prix d’un aller simple coûte actuellement 9,20€ et l’aller-retour 17€. Vous pouvez acheter votre ticket à l’avance sur le site internet, ou bien sur les bornes à l’aéroport. Les billets sont ouverts, pas de réservation possible, vous grimpez quand vous voulez.

Pour le retour vers l’aéroport, le Marconi Express se prend dans la gare de Bologne (suivez la signalisation une fois dans la gare, c’est bien foutu). Au niveau de la fréquence, comptez un passage toutes les 10/12 minutes environ. C’est une solution pratique et rapide qui conviendra à la majorité des voyageurs.

>> Le bus de ville, le plus économique

Il n’y a pas de bus direct pour aller de l’aéroport au centre ville, il faut systématiquement faire un changement, et le trajet global est long. Je les soupçonne de ne pas mettre en place de ligne directe afin de pousser un maximum de touristes vers le Marconi Express qui est, quand même, assez cher je trouve. Le bus, lui, coûte seulement 1,50€ le trajet : ça vaut le coup (et le coût) si vous êtes peu chargé, peu pressé (comptez pas loin d’une heure et demi quand même, correspondance inclue), et avec un budget limité.

Concrètement, depuis l’aéroport de Bologne vers la ville, prenez le bus 54 jusqu’à l’arrêt Birra, et là attrapez le 81 qui va en direction de la gare (« stazione centrale »). Descendez où vous voulez ensuite dans le centre ville (l’arrêt le plus proche du centre historique c’est « Marconi »). Pour le retour, c’est l’inverse 🙂

>> Le taxi, le plus simple

Si vous n’avez pas envie de vous prendre la tête, il suffit de sauter dans le premier taxi venu en sortant du hall des arrivées à l’aéroport de Bologne. Vous serez déposé devant votre hébergement en 20-25 minutes, généralement.

L’inconvénient, c’est que les prix peuvent être extrêmement variables, et aller de la trentaine d’euros à plus de 150€ selon l’heure et la durée de la course (en fonction des bouchons et de l’honnêteté de votre chauffeur). Globalement, si vous avez un gros paquet de bagages à transporter et/ou que vous êtes nombreux à voyager, le taxi est la meilleure solution pour aller de l’aéroport de Bologne à la ville.

>> Les transferts privés, le plus confortable

C’est la solution la plus confortable, et de loin : vous êtes pris en charge à votre arrivée à l’aéroport par un chauffeur privé qui vous dépose où vous le souhaitez dans Bologne, pour un montant fixe et réglé à l’avance. Vous évitez ainsi tous les soucis de grève potentielle comme avec les taxis ou les bus, ou de compteur qui s’affole en cas d’embouteillage sur le trajet. Financièrement c’est aussi le plus rentable à partir de 3 personnes embarquées. Je vous laisse regarder les détails ici.

> Comment se déplacer une fois dans Bologne

Bologne est une ville à taille humaine, elle se visite sans problème à pied, c’est même la meilleure manière de découvrir la ville et ses petits trésors qui se cachent ici ou là. Ceci dit, vous pouvez aussi vous déplacer en bus si besoin, pour couvrir de plus grandes distances. Le plan des transports se trouve ici au format PDF, et là pour le plan interactif. N’hésitez pas à naviguer sur le site de la société TPER qui s’occupe, vous l’avez compris, des transports en commun de Bologne si vous avez besoin d’infos spécifiques.

Notez qu’à l’heure où j’écris ces lignes, un ticket de bus simple coûte 1,50€. Il existe un ticket voyage illimité valide 24h pour le prix de 6€, et un carnet de 10 voyages pour 14€. Tout ça peut s’acheter dans les kiosques que vous trouverez partout en ville. Je vous mets ici la page avec les infos tarifaires pour que vous puissiez vérifier par vous-même au moment de votre séjour, au cas où les prix auraient évolué depuis mon article.

Autres infos pratiques pour visiter Bologne sereinement

Si vous avez besoin d’autres infos pratiques pour préparer votre visite de Bologne, je réponds aux questions les plus fréquentes ci-dessous.

> Combien de temps pour visiter Bologne

Si vous vous demandez combien de temps il vous faut pour visiter Bologne, sachez que, personnellement, au bout de deux jours complets sur place j’ai eu le sentiment de faire déjà un tour bien exhaustif de la ville, au point même de revenir aux endroits que j’avais déjà exploré (notamment la place Maggiore et le quartier du Quadrilatero, sur lesquels on finit toujours par retomber). Alors il faut pondérer ça par le fait que je n’ai pas visité en détails toutes les basiliques et tous les musées de la ville, et que j’étais guidée par une jeune bolognaise qui connaissait sa ville par cœur et m’avait concocté un programme aux petits oignons, donc je n’ai pas perdu de temps à me poser des questions du genre « ok je visite quoi ce matin ? ».

De mon point de vue, si vous envisagez de ne faire qu’une seule journée pleine sur place (donc 2 nuits), c’est peut-être un poil court mais c’est jouable si vous êtes relativement rapide. Deux jours entiers sur place me paraît l’idéal (donc en gros passer juste un week-end à Bologne), et à partir de 3 jours complets vous avez intérêt à aimer les basiliques ou faire du shopping, car sinon je pense que vous allez tourner en rond. Voilà pour mon avis très personnel sur la durée idéale d’un séjour à Bologne.

> Quel guide de voyage pour Bologne ?

A ma connaissance, seul le Lonely Planet a édité un guide entièrement consacré à la visite de Bologne, vous pouvez le trouver ici. Les concurrents, que ce soit le Routard, le Petit Fûté ou le Guide Vert, se sont tous contentés de guides plus larges sur l’Italie du Nord en général, ou bien sur la région des lacs italiens, avec, du coup, seulement quelques lignes de consacrées à Bologne dans le meilleur des cas. Ceux là ne sont donc pas indispensables.

> Où trouver l’office de tourisme de Bologne

L’office de tourisme de Bologne se trouve sur la place Maggiore, au rez-de-chaussée du somptueux Palazzo del Podesta. Vous ne pourrez pas le rater quand vous serez sur la place. Il est ouvert du lundi au samedi de 9h à 19h, et le dimanche et les jours fériés de 10h à 17h. Leur site internet se trouve ici avec une version française parfois étrangement traduite (si vous parlez l’anglais ou l’italien je vous conseille plutôt ces langues).

> A propos de la sécurité à Bologne

Globalement, Bologne ne m’a pas donné l’impression d’être une ville mal famée, mais je n’ai pas été très à l’aise en traversant le parc Della Montagnola, devant la gare. Il y a aussi des personnes un peu chelou qui traîne sur la Piazza Maggiore et autour de la fontaine de Neptune, mais en journée ils sont noyés dans la quantité de gens normaux et de touristes, donc pas d’inquiétude particulière à avoir. Les soirées étudiantes peuvent être copieusement arrosées, également, et avec l’alcool certains esprits peuvent s’échauffer rapidement, en particulier du côté de la Piazza Verdi, mais généralement l’ambiance reste bon enfant.

D’une manière générale, je vous conseille simplement de faire preuve de la même prudence et du même bon sens que quand vous êtes dans votre ville française, et tout devrait bien se passer pour votre visite de Bologne : c’est une ville globalement sûre, en tout cas dans le centre historique.

Mon avis sur ma visite de Bologne

On arrive à la fin de ce (long) guide consacré à Bologne, j’espère que ça vous a plu et qu’il vous aura aidé à planifier et organiser votre visite de cette jolie ville.

Si vous voulez mon avis sur Bologne en deux mots, le voici : c’est une ville qui m’a étonné car je n’en attendais pas grand chose. J’ai adoré ses nombreuses arcades qui donnent l’impression que la ville veille constamment sur ses ouailles, c’est original et élégant. J’ai aussi beaucoup aimé la couleur des bâtiments qui lui donne une teinte unique et caractéristique, ce qui la rend « inoubliable » en quelque sorte. Enfin j’ai adoré l’ambiance générale, jeune et étudiante, qui se dégage de Bologne : les gens sont gentils, les rencontres y sont faciles. Quand on a dans l’idée de sortir, profiter, faire un peu la fête, franchement c’est une ville top. En revanche, je pense qu’on peut être déçu si on aime les musées et les galeries d’art : ce n’est pas la ville d’Italie qui en a le plus à offrir à ses visiteurs.

Bref, à mon goût c’est une ville très sympa à découvrir le temps d’un week-end prolongé, aussi bien durant les beaux jours qu’en plein hiver (les arcades permettent de visiter la ville malgré la pluie). Pas de coup de cœur pour ma part, mais une ville où je retournerai avec plaisir si l’occasion se présente.

Bon voyage !

Jérémy

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PS 2  : si vous voulez soutenir concrètement mon travail, vous pouvez faire un truc tout simple : passer par les liens présents dans mes articles quand vous réservez vos voyages (billets d’avion, activités, hébergements, …). Certains organismes me reversent une petite commission sans que cela ne change quoi que ce soit au montant que vous réglez. Merci d’avance !