Visiter l’Italie du nord : 19 incontournables et guide touristique complet pour réussir votre séjour

Nouveau : mon livre "Changer de vie : comment j'ai décidé de tout plaquer pour découvrir le monde" vient de sortir aux Editions Larousse. Découvrez-le ici.

Vous rêvez de visiter l’Italie du nord mais vous ne savez pas quelles villes mettre sur votre itinéraire ? Vous vous demandez que faire et que voir sur place ? Vous tombez bien : l’Italie du nord est une région que je connais bien pour m’y être rendu plusieurs fois ces dernières années. J’ai visité la plupart des points d’intérêt touristique de cette zone du pays. Dans cet article, je vous partage mes coups de cœur, les endroits incontournables en Italie du nord (villes, villages, nature), et tous mes conseils pratiques pour organiser votre séjour (comment se déplacer, où loger, etc).

Prêt pour le guide touristique de l’Italie du nord ? Alors on y va !

Infos pratiques en bref :

> Vous pouvez vous rendre en avion en Italie du nord pour moins de 50€ l’aller-retour si vous êtes flexible sur les dates de votre voyage et l’aéroport d’arrivée (Florence, Pise, Bologne, Bergame, …). Regardez les tarifs sur ce comparateur, vous ne le regretterez pas !

> Pour le logement en Italie du nord, je vous conseille ce site, le plus complet sur cette région du pays (avec régulièrement des offres imbattables).

> Pour vous déplacer une fois sur place, je vous recommande le train : beaucoup de lignes (même jusque dans les villages), et des tarifs très attractifs. Vous pouvez réserver vos billets en avance ici (compagnie TrenItalia), ou bien en gare en dernière minute.

> Enfin, pour ceux qui aiment partir avec un guide de voyage dans la poche, celui-ci est très complet sur l’Italie du nord.

Visiter l’Italie du Nord : les villes incontournables

Si vous vous demandez quelles villes visiter en Italie du nord, voici celles que je préfère et que je vous recommande chaudement.

> Florence, capitale de la Toscane

Ville d’art et d’histoire, Florence est évidemment un immanquable absolu de toute visite de l’Italie du nord. Elle plaira aux amoureux de la Renaissance, notamment en raison de ses nombreux musées (à faire : le musée De Vinci), mais également à ceux qui aiment les vieilles pierres. Le Ponte Vecchio qui enjambe le fleuve Arno est un ravissement pour les yeux (enfin tant qu’on est sur la rive opposé pour l’admirer, car une fois dessus c’est pas forcément une partie de plaisir entre la foule compacte et les vendeurs à la sauvette…). Et puis le « duomo », la cathédrale Santa Maria del Fiore, est un monument somptueux à admirer lors de votre passage dans le centre de la ville. Lisez mon guide complet de Florence pour en savoir plus sur les choses à voir absolument.

Si vous êtes du genre rapide, vous pouvez visiter les principaux points d’intérêt touristiques de Florence en une journée, mais si vous voulez faire les musées et prendre votre temps alors deux jours ne sont pas de trop pour savourer cette passionnante ville du nord de l’Italie.

Infos pratiques :

> Il y a souvent des vols pour Florence à moins de 60€ l’aller-retour sur ce site. Regardez !
> Pour vous loger, une sélection d’hébergements est disponible ici, n’hésitez pas à aller voir !
> Le Routard a sorti un guide entièrement dédié à Florence, c’est celui-là.

> Pise et sa tour penchée

La ville moderne de Pise a relativement peu d’intérêt en dehors des rives du fleuve Arno qui la traverse (les maisons couleur pastel sont chouettes), mais vous vous en doutez, Pise mérite votre attention pour un monument incontournable de toute visite en Italie du nord : sa fameuse Tour penchée. On l’a tous déjà vu en photo ou dans des films, mais je vous assure que se retrouver en face de ce truc qui menace de s’effondrer à tout moment (c’est l’impression que ça donne quand on se trouve en dessous en tout cas), ça fait quelque chose. Un peu la sensation que doivent ressentir les touristes étrangers qui découvrent la Tour Eiffel, j’imagine.

A côté de la Tour, se trouvent la cathédrale de Pise ainsi que le baptistère, qui méritent l’un comme l’autre un œil attentif (ce sont deux monuments magnifiques). L’ensemble forme la Place des Miracles, l’endroit le plus visité de Pise (forcément, car la ville est petite), et un incontournable de votre visite en Italie du nord. Je vous conseille d’acheter vos billets coupe-file à l’avance sur cette page.

Comme les points d’intérêt de Pise se visitent vite, il n’est pas nécessaire de dormir sur place, sauf si vous voulez pouvoir arriver très tôt sur la place des Miracles et admirer les monuments avant que la foule de touristes ne s’y amasse. Autrement, vous pouvez vous contenter de placer Pise sur votre itinéraire en l’Italie du nord, y consacrer seulement quelques heures, et enchaîner par la ville suivante de votre programme.

Infos pratiques :

> Pise est desservie par des vols low-costs, avec régulièrement des billets à 30€ l’aller-retour. Regardez ici !
> Pour le logement, je vous conseille de consulter cette page qui recense les meilleurs hébergements de Pise.
> Mon guide détaillé de Pise est à lire ici.

> Venise et ses canaux

On ne peut pas envisager de visiter l’Italie du nord sans consacrer au moins une journée pour découvrir Venise. La ville des amoureux a tant à offrir (même si on n’y vient pas en amoureux, d’ailleurs), c’est un must absolu de votre voyage.

L’immense place Saint-Marc mérite que l’on s’y attarde pour admirer son architecture extraordinaire (notamment le palais des Doges, dont je vous conseille de réserver votre ticket d’entrée à l’avance sur cette page), et bien sûr il faut voir le pont des Soupirs ainsi que celui du Rialto qui enjambe le Grand Canal. Mais pour moi le vrai charme de Venise c’est de se perdre dans ses ruelles bordées de canaux, et se laisser envouter par le clapotis des gondoles et l’atmosphère extraordinairement apaisante qui règne dès que l’on s’éloigne des quartiers les plus touristiques. A Venise, choisir le chemin qui semble le moins emprunté mène souvent à la découverte de vraies petites pépites méconnues.

Pour tout vous dire, Venise est aujourd’hui une de mes villes préférées en Europe pour une raison simple : j’ai l’impression qu’on n’a jamais vraiment fini de la visiter. Vous pouvez y consacrer une seule journée pour voir l’essentiel, mais deux jours complets sur place me semble le minimum pour vraiment avoir le sentiment de bien la découvrir. Une ville magique, où je retourne dès que j’en ai l’occasion !

Infos pratiques :

> Pour vous y rendre en avion, sachez que j’ai payé moins de 30€ mon aller-retour pour Venise en passant par ce site.
> Pour vous loger à Venise, je vous conseille cet établissement pour un excellent rapport qualité-localisation-prix.
> Il existe beaucoup de guides pratiques sur Venise. Ma préférence va à celui-ci.

> Bologne, la rouge

Quand j’ai visité l’Italie du nord pour la première fois, je n’avais pas beaucoup entendu parlé de Bologne (en tout cas, pas autant que les villes citées précédemment), ce qui n’avait fait qu’éveiller ma curiosité. J’y suis allé en mode « je verrai bien ce qu’il y a à voir », et je ne regrette pas d’y être allé : la capitale de l’Émilie-Romagne gagne vraiment à être connue tant elle est élégante et harmonieuse. L’élément le plus étonnant, c’est sa couleur : toute la ville semble être peinte en rouge ocre, ce qui lui donne par instant des airs de notre bonne vieille ville de Toulouse.

Parmi les choses à voir à Bologne, ne manquez pas la Piazza Maggiore, le cœur de la ville, où j’ai passé des heures à admirer les bâtiments et les arcades qui la bordent, et le quartier du Quadrilatero, autour de la via Drapperie, les ruelles commerçantes et colorées de Bologne. Ne manquez pas non plus les deux tours penchées qui sont l’un des symboles de la ville (même si honnêtement elles ne sont pas spécialement jolies). En tout cas, Bologne est vraiment une ville à visiter en Italie du Nord, aucun doute : c’est même l’un de mes (petits) coups de cœur !

Infos pratiques :

> J’ai publié ce guide détaillé sur Bologne. N’hésitez pas à le consulter !
> Pour vous rendre à Bologne en avion, regardez le prix des vols ici : il y a souvent des offres incroyables (moins de 50€ l’aller-retour).
> Pour vous loger, je vous conseille cet appartement avec terrasse, à deux pas du cœur de la ville : une prestation de qualité pour un prix franchement abordable.
> Un petit guide pratique dédié à Bologne, à emporter dans la poche avec vous : celui-là.

> Gênes pour son authenticité

Gênes est une des villes d’Italie du nord les plus faciles à visiter depuis la France en raison de sa proximité géographique avec les Alpes Maritimes. D’ailleurs j’y ai croisé pas mal de touristes français, ainsi, même, que des tags malpolis (et c’est un euphémisme) en français dans les rues de la ville (pas terrible pour notre image, mais bon…).

Ceci dit, Gênes est une ville franchement sympa à visiter, son centre historique et ses ruelles tortueuses méritent qu’on s’y perdent. Le port, « Porto Antico » a été merveilleusement rénové et dispose d’énormément d’attractions touristiques (dont une grande roue offrant un panorama à couper le souffle sur la ville). La cathédrale San Lorenzo et la piazza de Ferrari complètent le petit tour rapide des choses à voir à Gênes lors de votre visite. Ah, et j’allais oublier mon coup de cœur de la ville : la magnifique Via Garibaldi et ses palais Renaissance (la rue est classée au patrimoine mondial de l’Unesco). Un bijou !

Pour être tout à fait honnête avec vous, Gênes est, de mon point de vue, un léger cran en-dessous en terme d’intérêt touristique que les villes que j’ai mentionnées précédemment, donc si vous êtes limité et/ou hésitant sur le parcours à suivre, vous pouvez la sacrifier sans trop de scrupule lors de votre visite de l’Italie du nord (d’autant qu’elle se situe, quand même, relativement hors des itinéraires classiques). Ce qui m’a vraiment plu à Gênes, c’est justement que c’est une ville peu touristique, on est très loin de la « ville musée » qui peut déplaire à certains lors d’une visite de Florence ou Venise, par exemple. Gênes respire vraiment l’Italie authentique jusque dans son cœur historique, avec tous les avantages et les inconvénients que cela peut comporter. Perso, j’ai beaucoup aimé.

Infos pratiques :

> Il y a, au moment où j’écris ces lignes, des aller-retours pour Gênes à 34€ (depuis Paris) sur ce site.
> Pour vous loger à Gênes, je vous conseille ce B&B en plein cœur du centre historique : prestation au top !
> Mon guide express de Gênes est à lire ici (c’est un très vieil article, pas autant détaillé que les guides que je publie aujourd’hui, mais je le mettrai à jour bientôt, promis !).

> Bergame, la belle surprise

Crédit photo : Pixabay / C1superstar

Je suis passé plusieurs fois par Bergame pour une raison simple : c’est une porte d’entrée facile vers l’Italie du nord quand on vient en vols low-costs depuis Paris-Beauvais (j’ai toujours payé mes vols en dessous de 50€ l’aller-retour pour Bergame, avouez que ça vaut le coup). Sans Ryanair et ses prix cassés, l’idée de visiter Bergame ne m’aurait probablement jamais traversé l’esprit autrement, et j’aurai raté une ville vraiment magnifique. Mention spéciale à la Cita Alta, la « ville haute » de Bergame, un petit bijou médiéval constitué de ruelles pavées, de passages étroits, de placettes animées où les italiens se retrouvent pour un espresso. C’est aussi là qu’on trouve les meilleurs restaurants de la ville (dernièrement je me suis fait plaisir au resto Antica Hosteria Del Vino Buono, une vraie tuerie).

Les murailles qui entourent le vieux Bergame sont en excellent état, et de là on découvre régulièrement des points de vue magnifiques sur la ville neuve qui s’étend à nos pieds (cette ville neuve n’a pas le moindre intérêt touristique, en revanche, mais on la traverse pour aller de la gare ferroviaire au centre historique). Comptez une journée pour flâner dans la vieille ville de Bergame, puis prenez la direction de la ville suivante afin de continuer votre visite de l’Italie du nord. Une très belle surprise !

Infos pratiques :

> Se rendre à Bergame en avion coûte en ce moment entre 26€ et 50€ l’aller-retour sur Skyscanner.
> Pour l’hébergement, je vous invite à jeter un œil à cette sélection : en jouant avec les filtres vous allez rapidement trouver votre bonheur.

D’autres villes d’Italie du nord à visiter si vous avez le temps

Dans cette seconde partie, je vous parle des autres villes à visiter en Italie du nord si vous avez le temps (ce sont des villes que j’ai bien aimé mais qui ne sont pas mes recommandations principales, bien ce soit purement subjectif, j’en suis conscient).

> Milan et sa cathédrale majestueuse

Crédit photo : Dimitris Vetsikas de Pixabay

Lorsque j’ai visité l’Italie du nord, Milan est la ville qui m’a le moins marqué sur le plan esthétique. Alors, je dis ça mais j’ai pris une vraie claque en admirant la cathédrale, le Duomo, et la splendide place qui l’entoure (d’ailleurs conseil : prenez le temps de grimper SUR la cathédrale, cf ici). Il y a bien, aussi, les galeries Vittorio Emmanuele II, qui méritent vraiment un coup d’œil pendant votre séjour, mais à part ça je suis resté un peu sur ma faim. Peut-être que visiter Milan sous la pluie n’a pas aidé pour me faire apprécier ses charmes. J’ai une amie italienne qui connait la ville comme sa poche et qui ne cesse de me répéter que « Milan est une ville à vivre, pas à visiter« , et je crois qu’on peut lui faire confiance sur le sujet.

Bref, Milan n’est, à mon sens, pas un immanquable d’un séjour en Italie du nord, même si c’en est la plus grande ville. Si vous décidez d’y aller, ma recommandation c’est de coupler votre séjour « touristique » avec un événement culturel ou sportif dont regorge la ville (il y a des concerts tous les jours, vous pouvez checker par exemple les événements sur cette page, ou encore des matchs de foot de très haut niveau avec les deux équipes que sont l’AC Milan et l’Inter Milan, souvent qualifiées en ligue des champions). Ca permet de rajouter un élément original à votre visite de l’Italie du nord !

Infos pratiques :

> Le prix des vols pour Milan est très variable selon où vous souhaitez atterrir et le type de compagnie avec laquelle vous voulez voler. Mon conseil : comparez les prix ici.
> Mon conseil pour l’hébergement à Milan : cet établissement à deux pas du Duomo (certaines chambres ont même la vue sur la cathédrale !).
> Le Lonely Planet propose un guide très complet sur Milan. Il est à découvrir ici.

> Turin, l’élégante

Crédit photo : Andrea Albanese de Pixabay

Turin est l’une des villes d’Italie du nord les moins visitées, probablement car elle ne dégage pas la même aura que ses concurrentes (il faut dire que Venise, Florence ou même Milan dans une moindre mesure sont des rivales de première classe), mais c’est une étape que vous pouvez rajouter sans problème à votre parcours, surtout si vous venez en véhicule depuis la France.

Vous y découvrirez une ville élégante, bordée par les Alpes dont on aperçoit les sommets enneigés dès qu’on prend un peu de hauteur. A admirer sur place notamment : la très harmonieuse place San Carlo et son architecture baroque du 17e, la Piazza Castello avec notamment le musée d’art Palazzo Madama en plein milieu, ou bien encore la porte Palatine qui est l’un des plus imposants vestiges romains de la ville (peu mis en valeur, cependant).

Turin est une ville surprenante, dont le côté très organisé me rappelle davantage les pays germaniques que ce qu’on imagine d’habitude de l’Italie. A mon goût, pas une étape indispensable lors d’une visite de l’Italie du nord, mais si vous avez le temps et/ou que c’est sur votre route, alors pourquoi ne pas faire une halte !

Infos pratiques :

> Au moment où je publie cet article, il y a des vols Paris-Turin à 18€ l’aller-retour sur ce site. C’est une promo exceptionnelle, car généralement il faut compter plutôt autour de 60€ l’aller-retour.
> Pour vous loger à Turin, mon coup de cœur va à La Casa di Chloé : un établissement de charme, idéalement situé à deux pas de toutes les attractions de la ville. Superbe !
> Le Guide Vert Turin est dispo ici, si vous voulez embarquer un guide papier avec vous !

> Trieste, à la porte des Balkans

Crédit photo : Sabine Rabenberger de Pixabay

Trieste est la dernière grande ville italienne avant d’arriver à la frontière slovène, elle est donc en « bout de route » (façon de parler), et si vous voulez vous faire un circuit uniquement en Italie du nord ça la rend assez difficile à visiter car très excentrée. En revanche, c’est une ville qui se visite aisément sur le chemin de vos vacances en Croatie par exemple (la magnifique région d’Istrie est à quelques kilomètres seulement de là).

A Trieste, on flâne sur la magnifique place Unita D’Italia qui s’ouvre sur la mer, un peu à la manière de la Place du Commerce de Lisbonne. On se promène sur les quais piétons le long du Canal Grande (qui, hormis le nom, n’a pas grand chose à voir avec les canaux de Venise que je mentionnais plus haut), qui me rappelle celui de Göteborg avec le même genre d’architecture carrée, presque austro-hongroise (je peux me tromper, je ne suis pas spécialiste). Une ville dont on fait vite le tour, avec un intérêt touristique relativement moyen, et c’est la raison pour laquelle j’ai tendance à ne pas la recommander pour une première visite en Italie du nord. Mais si vous passez à proximité, alors faites-y une petite halte !

Infos pratiques :

> Se rendre à Trieste : en avion cela nécessite de faire une escale (à Rome généralement), ce qui rend le coût du trajet très élevé et particulièrement long (regardez ici). Le plus intéressant c’est de voler pour Venise-Trévise puis de prendre un train pour Trieste (voir les prix ici).
> Pour loger à Trieste, je recommande cet hébergement à 5 minutes du cœur de ville, pour une prestation de très bonne qualité et un prix plus qu’abordable. Mon premier choix !

> Vérone, l’autre ville des amoureux

Crédit photo : Stefano Reverberi de Pixabay

Lorsque j’ai décidé de visiter l’Italie du nord pour la première fois (lors de ce roadtrip), j’ai immédiatement pensé à rajouter Vérone sur mon itinéraire (je devais y faire une halte de deux heures sur le chemin du Lac de Garde). Sauf qu’en arrivant, la gare était un vrai chantier, j’ai mis du temps à me repérer et des types pas très pacifiques sont venus m’emmerder. Du coup j’ai pas traîné et dès que j’ai pu prendre la tangente (en l’occurrence un petit train régional en direction du lac), je me suis barré sans voir grand chose de la ville, à mon grand regret.

Bref, en ce qui vous concerne vous aurez certainement plus de chance que moi et Vérone devrait être tout à fait visitable. Le spot le plus connu à Vérone : le balcon de Roméo et Juliette, bien sûr, mais le reste de la ville semble très mignon (pour ce que j’en ai vu en images…), notamment ses arènes millénaires. Regardez cette visite guidée de la ville en 2 heures, ça peut vous intéresser ! De mon côté, je n’ai malheureusement pas beaucoup plus de conseils que cela à vous donner sur Vérone qui reste, néanmoins une ville à visiter en Italie du nord.

Infos pratiques :

> On trouve régulièrement des vols aller-retours à moins de 50€ sur Skyscanner, pour Vérone. Pensez à regarder.
> Les meilleurs hébergements de Vérone sont listés sur cette page (avec régulièrement des promos intéressantes).

> Rimini, pour farniente

Poursuivons notre tour d’horizon des lieux à visiter en Italie du nord, et changeons complètement de style, avec cette fois la station balnéaire de Rimini. Alors, c’est clair que ce n’est pas un immanquable de votre séjour, en tout cas pas d’un point de vue historique et architectural (il y a tout de même le Pont Tibère qui vaut le coup d’œil ainsi que l’Arc d’Auguste, deux vestiges de l’époque romaine très bien conservés), mais la plage est belle, grande, et c’est un lieu dont vous allez certainement entendre parler pendant vos recherches, donc autant que je le mentionne ici.

Je le disais, il s’agit de la station balnéaire la plus célèbre d’Italie et elle se trouve sur la côte est du pays, faisant face à la Croatie. On y vient surtout pour y faire la fête car le bord de mer est constitué d’un nombre incalculables de bars, de pubs, de discothèques et de restaurants. Si vous êtes jeune et que vous avez envie de finir sur une note plus festive votre visite de l’Italie du nord, tout en vous délassant avec les pieds dans l’eau et la tête au soleil, alors Rimini peut être un excellent choix. A titre personnel, j’ai tendance à vouloir éviter la foule (c’est blindé en été) et ce n’est vraiment pas le genre d’endroit que j’affectionne. En tout cas, maintenant vous savez à quoi vous attendre si vous décidez de venir à Rimini.

Infos pratiques :

> Se rendre à Rimini : il faut prendre l’avion pour Bologne (voir les tickets ici), puis de là c’est en train (comptez en moyenne une heure de trajet, certains sont plus courts, d’autres plus longs), avec un aller simple à partir de 16€. Réservez vos billets de train ici.
> Pour trouver un hébergement à Rimini, regardez ici (et aidez-vous des filtres à gauche de l’écran pour affiner votre recherche).
> Guide pratique à emporter : celui-là

> Les autres villes d’Italie du Nord que j’ai visitées

Lors de mes différentes visites en Italie du nord, j’ai eu l’occasion de découvrir également les villes de Pavie, Empoli, Poggibonsi, et Trévise (en photo ci-dessus). Je ne peux pas vraiment vous les recommander pour un premier séjour en Italie du nord à moins que vous n’ayez carrément plusieurs mois pour réaliser votre voyage, car elles sont franchement moins intéressantes que celles citées précédemment.

Pour votre info, j’ai vraiment bien aimé Pavie, qui a un centre historique très sympa, mais de là à vous la recommander ça serait exagéré de ma part. Empoli possède quelques ruelles intéressantes mais sans plus, et Poggibonsi a juste la bonne idée d’être située en plein cœur de la Toscane, et donc d’être un point de départ intéressant pour découvrir cette région là en particulier.

Enfin Trévise est vraiment une jolie petite ville, avec quelques canaux comme à Venise, sa voisine, mais si vous n’avez pas énormément de temps pour visiter l’Italie du nord vous ne pouvez pas la rajouter sur votre itinéraire. Exception peut-être tout de même si vous cherchez un bon plan pour vous loger à proximité de Venise (dont les logements sont hors de prix) : Trévise propose des hébergements encore bon marché (moins de 50€ la nuit), auquel il suffit de rajouter une poignée d’euros (autour de 4€ de mémoire) pour faire la petite demi-heure de train qui la sépare de la ville des amoureux.

Autrement, si vous envisagiez de visiter ces villes là pour un premier séjour, j’ai plutôt tendance à vous les déconseiller, ou alors faites juste un arrêt rapide (elles sont petites, de toute façon, et se visitent en deux heures maxi chacune si vous ne cherchez pas à être exhaustif).

Les villages à visiter en Italie du nord

Visiter l’Italie du nord ne se résume pas qu’à ses villes. Si vous voulez vraiment goûter toute la saveur de l’Italie, il faut découvrir ses villages. Dans les lignes qui suivent je vous propose quelques endroits à voir absolument lors de votre séjour.

> Les Cinque Terre, perles de l’Italie du nord

Crédit photo : Udo/Pixabay

Les Cinque Terre sont un ensemble de cinq petits villages nichés dans des criques au milieu des falaises, sur la côte ligurienne, à quelques kilomètres de Gênes (dont j’ai déjà parlé plus haut). C’est un des vrais bijoux de l’Italie du nord et, très sincèrement, vous ne pouvez pas les zapper lors de votre visite sur place, ça serait criminel (bon ok j’exagère, mais vraiment ces villages valent le coup d’œil). Vous y trouverez des maisons de toutes les couleurs, des petits ports pittoresques au possible, et des chemins de randonnée le long de la mer pour passer de l’un à l’autre (et au passage s’offrir des points de vue magnifiques). Il y a aussi des plages (de galets) si jamais vous aviez envie de vous prélasser ou de vous baigner, mais ce n’est pas la raison principale d’une venue aux Cinque Terre.

Pour ma part, j’ai adoré Monterosso et Vernazza, les deux premiers en venant de Gênes par le train (notez qu’on peut tout faire en train, même sauter de village en village), mais tous valent le coup d’œil. Vous n’êtes pas obligé de visiter les cinq villages, sélectionnez-en deux ou trois, ça suffit largement pour vous faire une idée. Et si vous avez envie d’explorer cette zone en profondeur et que vous avez l’âme sportive, sachez que vous pouvez relativement facilement suivre le chemin de rando qui relie les 5 villages, et revenir ensuite en train à votre point de départ récupérer votre véhicule. La marche est une belle façon de découvrir les Cinque Terre, qui sera vraisemblablement l’un de votre coup de cœur lors de votre visite de l’Italie du nord.

Infos pratiques :

> Se rendre aux Cinque Terre : il faut venir en avion jusqu’à Gênes (voir les prix ici) puis en train jusqu’au village qui vous intéresse (Monterosso est le premier en venant de Gênes). Regardez les prix des billets et les horaires de passage sur ce site.
> Loger aux Cinque Terre coûte cher, mais si vous pouvez vous l’offrir alors je vous conseille cet établissement à Corniglia : il est réputé pour avoir le meilleur panorama des 5 villages. Allez-voir par vous-même les photos et les commentaires élogieux, ça devrait vous convaincre !
> Guide pratique à emporter : celui-là.

> San Gimignano, village médiéval au cœur de la Toscane

Si vous voulez découvrir la Toscane, ses collines verdoyantes et ses villages, alors San Gimignano est l’endroit à ne pas manquer. Il s’agit d’un superbe village médiéval, parfaitement conservé, entièrement cerné par des remparts du 13e siècle, et dont la place centrale, la piazza della Cisterna, est bordée par des maisons en pierre ayant conservé tout leur charme abimé et authentique (le puit au milieu de la place est toujours là !).

C’est un vrai plaisir de s’y promener à pied, sur ses pavés, et de se perdre dans ses ruelles étroites, escarpées. Vous tomberez ici ou là sur une petite place avec un café ou un restaurant, sur un musée de l’histoire médiévale du village (dont un consacré à la torture sous l’Inquisition), sur une église ou sur une de ses innombrables tours de guet qui s’élèvent vers le ciel, comme un clin d’œil rusé aux « skylines » modernes que l’on peut observer dans toutes les grandes métropoles désormais. San Gimignano appartient à une autre époque, mais quelle époque ! Un vrai voyage dans le temps !

Ah, et surtout à San Gimignano, ne manquez pas les points de vue, nombreux, sur les collines de la Toscane aux alentours. Celui-ci est mon préféré, mais ce n’est pas le seul (un autre se trouve en haut de la tour qui se trouve là).

Infos pratiques :

> Pour se rendre à San Gimignano : en avion jusqu’à Florence, puis en train jusqu’à Poggibonsi, puis en bus (ligne 130) pour la partie finale. Réservez vos billets d’avion ici, de train là, et le bus c’est à acheter au chauffeur sur place, à la gare.
Autre option plus simple : participer à un tour organisé depuis Florence, par exemple celui-là qui vous fera découvrir les merveilles de la Toscane le temps d’une journée, dont San Gimignano.
> Pour loger à San Gimignano, je vous recommande l’hôtel La Cisterna, une institution dans le village. Ses chambres confortables offrent une vue inoubliable. Un must !

Visiter l’Italie du nord côté nature : les immanquables

Si vous voulez visiter l’Italie du nord et que vous aimez la nature, vous allez être gâté tellement il y a à voir et à faire. Il faudrait bien plus qu’un seul séjour, d’ailleurs, pour en explorer toutes les merveilles. Voici déjà quelques suggestions des endroits à rajouter à votre itinéraire.

> Le lac de Garde

Crédit photo : Tommy Rau / Pixabay

C’est le premier lac italien que j’ai découvert lors de ma visite du nord du pays, et je n’ai pas été déçu : il s’en dégage une vraie sérénité, un calme apaisant qui m’a fait du bien après avoir vadrouillé dans les grandes villes agitées. J’avais pris pour camp de base la petite ville de Lasize, qui possède un minuscule port bordé de maisons colorées absolument charmantes, ainsi que des restes de fortifications médiévales intéressantes à admirer. Pour info, j’avais hésité avec Peschiera del Garda, la « grande » ville au sud du lac, qui se trouve être facilement accessible en train lorsque l’on visite l’Italie du nord sans voiture.

Il y a énormément à voir autour du lac : la réserve Rocca di Manerba avec son point de vue sublime, le château médiéval de Sirmione au bout d’une petite péninsule, ou bien encore le parc naturel dell’Alto Garda Besciano et ses nombreux sentiers de randonnée, sa cascade et ses points de vue. Ah, et je n’ai pas parlé des plages, nombreuses évidemment : vous en trouverez au nord à Limune Sul Garda ou bien à la petite station de Torbole (en photo ci-dessus) ainsi que sur toute la côte sud du lac.

N’espérez pas faire un tour exhaustif du lac de Garde dans le cadre d’une visite complète de l’Italie du nord car cela rallongerait votre périple d’une quinzaine de jours minimum (c’est le temps qu’il faut, je pense, pour faire le tour du lac en voiture en faisant étape dans les villages traversés et en explorant les environs), mais une ou deux journées de repos dans un des lieux que j’ai mentionnés sera, selon vos goûts et vos attentes, l’occasion de vous ressourcer dans un endroit magnifique avant de continuer votre périple nord-italien.

Infos pratiques :

> Se rendre au lac de Garde : il faut prendre l’avion jusqu’à Bergame (moins de 50€ l’aller-retour sur Skyscanner) puis un train pour Peschiera del Garda, ou ailleurs au bord du lac (changement à Rovato). Les billets de train sont à prendre sur ce site (moins de 10€ l’aller simple).
> Pour loger au Lac de Garde, aidez-vous de cette page qui recense les différents hébergements autour du lac (affinez votre recherche avec les filtres et utilisez la carte pour voir la localisation précise de chaque établissement).
> Le Guide Vert a édité un guide spécifique aux lacs italiens, il se trouve ici, si ça vous intéresse.

> Le lac de Côme

Crédit photo : Travelspot de Pixabay

Contrairement au lac de Garde, le lac de Côme est souvent associé à un lieu de villégiature de luxe. D’ailleurs si ça vous intéresse de savoir quelles célébrités possèdent une villa sur les bords du lac de Côme, allez lire cet article de Forbes. Un des endroits les plus visités au lac de Côme, c’est Bellagio, le village qui se trouve à l’endroit où les deux « jambes » du lac se séparent, offrant ainsi de magnifiques points de vue sur l’eau et les montagnes qui la bordent.

Pour ma part, j’ai choisi de loger à Mandello del Lario, qui était, je trouve, un bon compromis entre la facilité d’accès par le train (qui longe toute la rive est du lac en s’arrêtant dans tous les villages, donc top pour visiter un maximum d’endroits), la quantité de choses à faire sur place (c’est vraiment un charmant petit village) et les possibilités de ballades aux alentours immédiats.

Globalement j’ai préféré le lac de Côme au lac de Garde, mais je pense que la météo y est pour beaucoup : j’ai eu un temps gris et triste à Garde alors que le soleil était au rendez-vous pour mon séjour à Côme (pourtant j’ai fait l’un en mars, l’autre en novembre). Quoi qu’il en soit vous avez là un très beau lac à découvrir, avec énormément de choses à faire et à voir sur ses rives comme dans les réserves naturelles qui se trouvent légèrement en retrait.

Infos pratiques :

> Se rendre au lac de Côme : prenez l’avion pour Bergame (cf les prix avantageux sur Skyscanner), puis de là le train vers Lecco, Mandello del Lario, Varenna, ou une autre ville sur la ligne qui longe la côte est du lac (horaires et billets de train à prendre ici). Notez que la ville de Côme (Como), est aussi accessible en train depuis Bergame.
> Les hébergements autour du lac de Côme sont recensés sur cette page. Aidez-vous de la carte et des filtres pour trouver l’établissement de vos rêves.
> Le Guide Vert a publié ce guide entièrement dédié aux lacs italiens.

> Les autres lacs d’Italie du nord

Je ne vais pas mentionner tous les lacs d’Italie du nord à visiter car il me faudrait un article complet pour vous les détailler (et celui-là commence déjà à être bien long). Sachez juste que vous ne pouvez pas vous rater lorsque vous choisirez un lac à découvrir : ils ont tous leurs spécificités mais ils sont, aussi, tous sublimes. Que vous choisissiez le lac Maggiore, le lac d’Iseo ou de Lugano, vous n’allez pas être déçu par ce que vous y trouverez.

Mon conseil : faites votre choix de manière pragmatique, selon la proximité avec l’itinéraire que vous prévoyez de faire ou selon la facilité d’accès si vous n’êtes pas véhiculé. Je vous garantis que ce sera largement suffisant pour en prendre plein les yeux !

> Les Dolomites

Crédit photo : alexvi82 de Pixabay

Bon, je vous en parle parce que je ne peux pas faire l’impasse sur ce coin de l’Italie du nord, mais je vous le confesse : je n’y ai toujours pas mis les pieds à l’heure où j’écris ces lignes. C’est, à ce jour, le seul vrai gros spot majeur du nord du pays où je ne me suis pas encore rendu. Les conseils que je vous donne dans ce paragraphe sont issus d’un couple d’amis qui s’y sont rendus pour de la rando de haut niveau. Ne pas manquer le Lago di Carezza, le Lago Sorapis ou encore le Lago di Braies, majestueusement dominé par un a-pic typique des Dolomites (ce n’est pas pour rien que ce lac est l’une des cartes postales de la région).

Au niveau pratique, les Dolomites sont bien desservies par les transports en commun (train pour toutes les bourgades principales). Bon spot pour explorer la région : Ortisei (bourgade d’environ 5000 habitants avec tout le nécessaire pour passer un séjour agréable, de retour de rando, et idéalement situé au milieu des différents points d’intérêt). La liste des logements disponibles est à retrouver ici. Et si vous prévoyez un séjour dans les Dolomites, regardez ce guide  des 50 plus beaux sentiers à parcourir dans les Dolomites. C’est en italien donc ça pourrait en rebuter plus d’un, mais ça reste compréhensible (au moins pour les tracés des sentiers), et ça peut vraiment vous inspirer (il n’y a rien de complet en français sur les Dolomites malheureusement).

> Les Alpes à la frontière française

Le Montviso, le Monte Argentera ou bien encore le domaine de Sestrières sont des noms qui vous parlent déjà probablement. Et pour cause : ce sont des lieux assez faciles d’accès depuis la France, en particulier si vous allez visiter l’Italie du nord en voiture car il y a de grandes chances pour que vous passiez à proximité. En réalité, difficile de trouver, dans cette zone frontalière, un endroit qui ne mérite pas votre intérêt tant les paysages sont époustouflants. Pour ma part, n’étant pas alpiniste, tout juste randonneur moyen, j’ai adoré le lac du Roburent, en photo ci-dessus, qui se trouve littéralement à la frontière franco-italienne (on y accède côté italien par une courte rando depuis la station de Argentera, et côté français depuis le col de Larche, mais c’est déjà pratiquement l’Italie).

Selon vos centres d’intérêt, votre niveau de randonneur et le temps que vous souhaitez consacrer à cette zone frontalière, vous aurez l’embarras du choix entre tout un tas de paysages magnifiques. Clairement, de mon point de vue, si vous aimez la nature et que vous venez en voiture, alors une halte s’impose dans cette partie de l’Italie du nord tant elle a à offrir.

Visiter l’Italie du Nord : organiser son séjour concrètement

Maintenant que vous savez quoi visiter en Italie du nord, passons à l’aspect concret : l’organisation de votre séjour sur place. Je réponds à vos principales interrogations ci-dessous.

> Comment se rendre en Italie du nord

Se rendre en voiture en Italie peut valoir le coup si vous habitez près de la frontière (disons le quart sud-est de la France) et que vous avez envie de voir principalement de la nature.

Si vous envisagez de visiter surtout les villes, alors ne vous encombrez pas d’un véhicule et utilisez les transports en commun italien (très bien foutus, cf plus bas). Du coup, je vous conseille quand même plutôt l’avion pour venir visiter le nord de l’Italie : il y a une quantité pharamineuse d’aéroports low-costs dans cette partie du pays (Bergame, Trévise, Bologne et Pise notamment), donc il vous suffit de regarder sur Skyscanner les destinations les moins chères au moment où vous prévoyez votre séjour et faire une boucle à partir de la ville d’arrivée (soit en train soit en voiture de location).

Au niveau du prix des billets d’avion, vous pouvez vous en tirer facilement pour moins de 50€ l’aller-retour si vous êtes flexible sur vos dates de voyage. Regardez sur ce comparateur les possibilités.

> Comment se déplacer pour visiter l’Italie du nord

Examinons maintenant les différents moyens de transport pour visiter l’Italie du nord. Le train et la voiture sont les deux meilleures options, je les détaille ci-dessous.

>> En train

Lors de mon premier long voyage en Italie du nord, j‘ai tout fait en train : c’est peu onéreux (surtout si on n’est pas pressé et qu’on se contente des trains régionaux, ils vont lentement, font beaucoup d’arrêts mais coûtent très peu cher) et ça permet d’aller pratiquement partout, y compris dans les toutes petites bourgades. J’en parlais plus haut dans l’article, mais c’est un très bon exemple : vous pouvez très facilement visiter les villages des Cinque Terre en train : chacun d’entre eux est desservi par une ligne qui passe régulièrement au départ de Gênes. Les grands lacs du nord de l’Italie sont également facilement accessibles par le train. Bref, c’est simple, bon marché, et efficace. Top.

Au niveau pratique, vous pouvez acheter vos billets à l’avance auprès de la compagnie TrenItalia, ou bien si vous voulez garder de la souplesse, vous pouvez les prendre directement sur place, le jour J, dans les gares, en guichet ou sur les bornes automatiques. Si vous faites comme ça, soyez vigilant à bien faire apparaître tous les trains dans le menu déroulant car par défaut ils proposent les plus rapides/chers (les trains régionaux les plus bons marchés sont moins mis en évidence). Si vous devez demander au guichet, il faut dire « il piu economico » pour obtenir celui au meilleur tarif, et « il piu rapido » pour le plus rapide (vous l’aviez deviné, hein). Globalement, les prix des trains en Italie sont beaucoup, mais vraiment beaucoup moins chers que chez nous.

>> Avec votre propre voiture

Si vous habitez dans le quart sud-est de la France, la question de visiter l’Italie du nord avec votre voiture peut se poser. Cela permet une véritable liberté de circulation, de ne pas être limité par les destinations accessibles en train (et donc d’aller vous perdre au fin fond de la nature), de ne pas dépendre des horaires des trains, et d’être à l’aise au volant puisqu’il s’agit de votre propre véhicule. L’inconvénient, c’est qu’il faut composer avec la conduite parfois sportive de nos copains italiens (dépassement intempestif, serrage de près, et j’en passe). Un ami qui a pourtant l’habitude de conduire à l’étranger me disait « l’Italie en voiture : plus jamais ! ». Bref, on va dire que ça dépend de vos compétences de pilote, et de votre aisance sur des routes méconnues et souvent assez chargées (surtout autour des grandes villes du nord du pays). Un des avantages de venir en Italie avec une voiture immatriculée en France, c’est que vous êtes aussitôt estampillé « touriste », donc potentiellement « dangereux » dans le sens où vous allez certainement chercher votre chemin ou être un poil plus hésitant que sur vos routes habituelles. Mais ça peut aussi provoquer l’effet inverse, genre « allez le français, avance ! ». A voir, donc.

>> Avec une voiture de location

L’autre option, c’est de venir en avion et de louer votre véhicule sur place (regardez ici pour les tarifs). Si vous venez à plusieurs, ou si vous prévoyez d’aller explorer la nature, les Alpes et les Dolomites pendant votre séjour en Italie du nord, alors ça vaut le coup (et le coût) de louer une voiture. Sinon, si vous voulez surtout visiter les villes et les principaux villages touristiques, alors le train suffira, et vous pourrez ainsi vous éviter les frayeurs de la conduite en Italie, et le stress d’abîmer la voiture de location (avec les frais qui s’ensuivent…).

>> Conclusion sur les moyens de transport :

En clair, concernant les moyens de vous déplacer en Italie du nord, c’est à vous de faire l’arbitrage entre les endroits que vous souhaitez découvrir, le budget dont vous disposez, votre aisance au volant, et le temps que vous êtes prêt à accorder aux transports. Mais généralement, j’ai tendance quand même à conseiller le train aux voyageurs désireux de visiter l’Italie du nord.

> Où loger en Italie du nord : mes conseils pour trouver votre hébergement

Vous l’avez vu, je vous ai conseillé des hébergements dès que je l’ai pu dans les paragraphes consacrés aux différents lieux. Généralement vous pourrez trouver des chambres chez l’habitant à partir de 40€ et des apparts individuels (du type studio) à partir de 60/70€, bien que cela soit à pondérer avec la ville choisie, l’emplacement dans celle-ci (plus vous voulez être central, plus c’est cher, je ne vous apprends rien), et la période à laquelle vous venez.

N’hésitez pas à vous excentrer des cœurs de ville car généralement les tickets de transport sont bons marchés en Italie (par exemple à Milan, le « pass 72h » coûte 8,25€ et permet de prendre le métro de manière illimitée, ça vaut donc clairement le coût de se loger plus loin du centre).

Pour faire vos recherches d’hébergement, je vous conseille le site Booking sur lequel on trouve désormais les meilleures offres (les prix ont flambé sur Airbnb depuis quelques années, ce n’est clairement plus un bon plan de mon point de vue). Il faut parfois s’accrocher avec l’interface peu pratique mais en faisant vos recherches avec l’aide des filtres et de la carte vous finirez toujours par trouver votre bonheur. Soyez à l’affût des promos et autres offres spéciales, aussi, car elles sont assez fréquentes sur ce site.

> Le coût de la vie en Italie du nord

Si on devait comparer d’une manière globale, le coût de la vie en Italie du nord est sensiblement inférieur à celui en France, mais il faut évidemment apporter des nuances. Certaines grandes villes d’Italie du nord, Milan par exemple, mais également Florence ou Venise, sont des villes où le coût de la vie est sensiblement similaire à celui de grandes villes françaises. Il faut aller se « perdre » dans les villes secondaires, ou bien vraiment aller dans les coins éloignés des zones touristiques des grandes villes, pour trouver des prix plus intéressants que chez nous. Ceci dit, si je devais faire une moyenne, je dirais qu’on peut compter sur un budget de 10 à 20% inférieur à ce qu’on prévoirait en France pour le même type de séjour (on y gagne surtout sur le train, très bon marché), donc ça reste plutôt avantageux de voyager en Italie du nord quand on a un portefeuille français.

> A propos de la sécurité en Italie

L’Italie a longtemps été réputé pour être le pays des petites arnaques (rappelez-vous les clichés dans le film Le Corniaud avec De Funès et Bourvil), et je dois bien le dire, il subsiste encore par endroit de bons restes, en particulier dans les endroits très touristiques (les restaurants qui vous « offrent » du vin pétillant en apéro avec un grand sourire, par exemple, et qui vous le répercutent généreusement sur la note à la fin avec un « ah je ne vous avais pas dit que c’était payant ? pardon »).

Bon, à part ça l’Italie est globalement un poil plus safe que la France à taille de ville équivalente, en tout cas de mon ressenti. J’ai été un peu emmerdé en Sardaigne par une bande de jeunes couillons qui avaient envie de faire chier du français (dès qu’ils nous ont entendu parler français avec ma copine, ils ne nous ont pas loupé), mais cet article est sensé se limiter à l’Italie du nord et la Sardaigne n’en fait pas partie, donc je ne vais pas aller plus loin. Soyez vigilant dans les zones très touristiques, ainsi qu’autour des gares. C’est là où j’ai eu mes mésaventures.

Autrement, je tiens quand même à le dire, j’ai trouvé les italiens particulièrement adorables dans l’ensemble. Toujours prêts à aider ou à rendre service, même dans les grandes villes. Et clairement on ne trouve pas ça partout. N’hésitez surtout pas si vous avez besoin d’un renseignement ou de quoi que ce soit, à interpeller les gens dans la rue, ils sont toujours extrêmement serviables. Un vrai plaisir de visiter un pays comme ça !

> Dans quelle langue communiquer avec les italiens

Globalement, les italiens citadins de moins de 30/35 ans parlent correctement l’anglais, mais ça reste plus rare chez les personnes plus âgées. Vous remarquerez qu’un bon nombre d’entre eux parlent le français, ce qui peut vraiment aider si vous ne parlez pas un mot ni d’anglais ni d’italien. Mon conseil, tout de même, serait d’apprendre quelques mots basiques histoire de pouvoir vous débrouiller si nécessaire (pour acheter un ticket de transport ou commander au restaurant). Pour ma part j’ai appris les bases de la langue avec la méthode Assimil (cf mon expérience), ainsi qu’avec une italienne qui a partagé ma route pendant un moment (ça aide, j’avoue). Vous pouvez compléter la méthode Assimil par un ou deux cours pratiques sur italki (en passant par mon lien vous obtenez une réduction d’environ 5€ sur votre première leçon).

Notez qu’à l’écrit, l’italien est vraiment facile à déchiffrer, surtout si vous avez fait du latin et/ou de l’espagnol à l’école. Donc généralement vous n’aurez pas de souci pour deviner, au moins, ce qui est écrit sous vos yeux. A l’oral, vous pouvez toujours utiliser les mots français avec une intonation méridionale, vous aurez parfois la surprise d’être compris 🙂

Vous savez tout pour visiter l’Italie du nord sereinement !

Voilà, on arrive au terme de ce guide sur ce qu’il y a à visiter en Italie du nord. Finalement, à part les plaines du Piémont et de la Lombardie, il n’y a pratiquement que des merveilles dans cette partie du pays, et vous ne pourrez certainement pas tout voir en un seul voyage (à moins d’avoir beaucoup de temps). Il vous faudra faire des choix, et j’espère que ce guide vous aura aiguillé pour sélectionner vos futures étapes. Bien sûr, je ne connais pas en détails toutes les villes et les villages d’Italie du nord et certaines pépites moins connues ont pu m’échapper, donc n’hésitez pas à rajouter sur votre itinéraire des endroits dont je n’ai pas parlé.

En tout cas, pour ma part j’adore l’Italie du nord, je m’émerveille à chaque fois que j’y retourne, et à chaque fois que j’en repars j’ai déjà envie d’y retourner. J’espère que votre visite vous enthousiasmera autant que les miennes !

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Voilà, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne visite de l’Italie du nord, n’hésitez pas à me dire ce que vous en aurez pensé !

A bientôt sur le blog,

Jérémy.