Visiter la Géorgie : 21 conseils et lieux à voir pendant votre voyage

Nouveau : comment TOUT QUITTER et partir voyager (très) longtemps ? J'explique tout ici !

Vous envisagez de visiter la Géorgie prochainement ? Excellente idée : je rentre tout juste d’un voyage de deux semaines sur place, et j’ai adoré ce pays ! Les paysages sont grandioses, les villes ont un vrai charme, on y mange très bien, et l’ambiance générale nous fait voyager dans le temps. C’est clairement une destination à découvrir aujourd’hui.

Pour vous aider à préparer votre visite de la Géorgie, je vous ai concocté ce guide. Vous y trouverez les endroits à voir absolument en Géorgie, les principales choses à faire, et tous mes conseils pratiques pour organiser votre voyage.

Prêt pour le guide ? C’est parti !

Infos pratiques en bref :

> Il y a régulièrement des vols pour la Géorgie à des tarifs intéressants sur ce site (celui par lequel je passe systématiquement). Jetez-y un œil !

> Concernant le logement, vous pouvez vraiment vous faire plaisir à pas cher en Géorgie. Regardez sur ce site (sélectionnez la ville qui vous intéresse pour découvrir la sélection).

> J’ai écrit plusieurs guides détaillés sur des destinations précises en Géorgie. Soyez attentif : les liens sont dans cet article 🙂

Au sommaire de cet article

Visiter la Géorgie : les villes à voir

Tout d’abord, voici un petit tour d’horizon des principales villes à visiter en Géorgie.

> Visiter Tbilissi, la vibrante capitale de la Géorgie

J’imaginais Tbilissi un peu dans l’esprit des petites capitales d’Europe de l’Est : petite, mignonne et animée principalement par les locaux. En réalité, c’est une très grande ville, dont le centre historique est très touristique. D’un certain sens, elle m’a fait penser à des villes comme Prague ou Budapest, où les locaux ne vivent plus dans le cœur de la ville tant les touristes y sont omniprésents, provocant au passage une sévère hausse des prix des loyers et des sorties. Par moment, on a l’impression d’être un vrai porte-monnaie sur pattes dans le centre de Tbilissi.

Ceci étant dit, la capitale de la Géorgie est passionnante à visiter : son centre historique est fait de petites maisons aux balcons d’inspiration coloniale, bâties sur les collines, au bord de la rivière. On s’y sent presque comme dans un village, surtout dans les parties qui n’ont pas encore été rénovées (mais ça change à toute vitesse, d’ici quelques années tout le centre de la ville sera flambant neuf… on ne peut guère leur en vouloir).

Parmi les lieux d’intérêt à visiter dans la capitale géorgienne, ne manquez pas le quartier des bains (Sulphur Bath) avec sa petite rivière qui serpente au milieu d’un mini-canyon, au bout duquel se trouve une chouette cascade. Hors du centre, plusieurs avenues méritent un coup d’œil pour leur architecture du XIXe siècle : Rustaveli et ses théâtres, ou encore Aghmashenebeli pour ses terrasses animées. Si vous aimez les curiosités modernes, le Pont de la Paix devrait vous ravir, en particulier de nuit. Mais le bâtiment que je préfère à Tbilissi, c’est le théâtre de marionnettes de Garibadze, qui n’est pas sans rappeler ce que Gaudi a su créer à Barcelone.

Bref, Tbilissi est un passage immanquable lors de votre voyage en Géorgie : une capitale qui a un charme fou, une vraie identité, une vraie âme. J’ai adoré m’y promener !

Pratique :

> J’ai écrit un guide ultra-complet sur Tbilissi. Allez le consulter ici.

> Pour vous loger, je vous conseille de résider ici : un appart’ fraîchement rénové, parfaitement situé, propre et calme, avec les principaux lieux d’intérêt de la ville à proximité immédiate. Le must !

> Voir Kutaisi, première ville que j’ai visité en Géorgie

Kutaisi est la première ville que j’ai visité en Géorgie. Son ambiance générale m’a immédiatement rappelé l’Asie (le Cambodge en particulier), avec ses boulevards interminables, ses trottoirs défoncés, ses maisons basses et son activité grouillante (en tout cas dans certains quartiers autour de la gare routière).

Le centre historique, que les locaux appellent le “Royal District”, est vraiment mignon avec ses maisons claires et son style unique, un endroit très agréable pour flâner. Ne manquez pas de passer dans le Green Market, un vrai bazaar asiatique comme on les aime. Et sur les hauteurs de Kutaisi, la très belle cathédrale de Bagrati domine la ville, offrant un point de vue spectaculaire sur les environs.

Kutaisi n’est pas la plus belle ville à visiter en Géorgie (Tbilissi l’emporte haut la main), mais je lui ai trouvé un véritable charme et j’ai beaucoup aimé traîner en terrasse de ses cafés. Vous en ferez le tour rapidement (une journée max), mais elle mérite un coup d’œil pour son ambiance générale, à la fois vivante et tranquille. C’est aussi un point de départ intéressant pour plusieurs excursions à faire dans la région.

Pratique :

> J’ai écrit un guide complet sur Kutaisi et ses environs. Il se trouve ici.

> Pour vous loger, je vous conseille cet établissement au cœur du ‘Royal district’, pour une excellente prestation et un très bon rapport qualité-prix.

> Visiter Batoumi et ses plages sur la mer Noire

On ne peut pas envisager de visiter la Géorgie sans se poser la question d’un passage à Batoumi, cette grande ville (pour la Géorgie en tout cas) qui se trouve sur la mer noire, tout près de la frontière avec la Turquie.

Batoumi est assez atypique : elle est considérée comme le Las Vegas de la Géorgie. On y trouve tout un tas de casinos, de salles de jeux, et de gens venus y passer leur “Very Bad Trip” low-cost. Personnellement, ce n’est pas du tout mon délire donc j’ai évité Batoumi dès que j’ai compris quelle serait l’ambiance générale de la ville. Il n’y a rien de mignon, d’authentique ou de charmant, ici. Tout est dans le bling-bling, la grandiloquence, l’esbrouffe. Il faut aimer ce type d’atmosphère pour apprécier sa visite de Batoumi.

Ceci étant dit, il y a des trucs sympas à faire à Batoumi, par exemple marcher le long de l’interminable promenade qui borde la mer. Vous pouvez aussi admirer la statue mouvante des amoureux Ali et Nino (deux immenses personnages en métal qui se rapprochent jusqu’à fusionner) et la tour de l’Alphabet juste derrière.

Enfin si vous venez principalement pour profiter de la mer Noire, c’est un excellent spot : vous trouverez tout un tas de plages de sable fin. Les infrastructures se développent à toute vitesse, les resorts poussent comme des champignons (parfois de façon un peu désordonnée), et le coût de la vie fait qu’il est possible de s’offrir des établissements luxueux pour un prix franchement dérisoire.

Pour résumer, ce n’est pas à Batoumi que vous aurez le meilleur aperçu de la Géorgie, mais c’est un spot intéressant si vous voulez profiter de la mer Noire sans vous ruiner.

>> Où loger à Batoumi ?

Si vous voulez une vue mer exceptionnelle dans l’une des tours les plus prestigieuses de Batoumi, je vous conseille de dormir ici. Vous ne serez pas déçu, le cadre est extra !

Si vous préférez les ambiances plus cosy et un accueil plus chaleureux, alors tournez-vous vers cet hébergement, également à proximité immédiate de la mer, en plein coeur de la ville. Emplacement idéal !

Visiter la Géorgie : faire de la rando dans les montagnes

Maintenant que vous savez quelles villes visiter en Géorgie, je vais vous parler de la nature et des endroits à voir absolument lors de votre voyage si vous aimez la randonnée et les grands espaces.

> Visiter la plus belle région de Géorgie, la Svanétie

Ma décision de visiter la Géorgie s’est prise lorsque j’ai vu pour la première fois des photos de la région montagnarde de Svanétie, au nord-ouest du pays : c’est la carte postale du pays, avec ses villages en pierre, ses tours de garde médiévales, et surtout ses sommets majestueux couverts de neige éternelle.

En arrivant sur place, je n’ai pas été déçu, au contraire : la Svanétie est grandiose et offre des paysages à couper le souffle, aussi bien depuis les villages eux-mêmes que lorsque l’on se lance dans un trek ou une randonnée.

Parmi les endroits que je vous recommande en Svanétie, il y a la bourgade de Mestia, point de ralliement de tous les randonneurs venus visiter ce coin de Géorgie, et d’où vous pourrez faire de très belles randonnées. A proximité immédiate de Mestia, il y a le village d’Ushguli, hors du temps, coupé du monde, et pas encore relié à l’électricité à la date de mon passage dans ce pays (ceci dit la plupart des maisons possèdent des générateurs individuels).

J’ai écrit un article complet sur Mestia et ses environs. Vous y trouverez un guide détaillé des randonnées à faire sur place et aux alentours, et tous mes bons plans pour le logement et les restaurants (entre autres infos utiles). Cliquez-ici pour y accéder.

Le trek le plus populaire de Géorgie consiste d’ailleurs à rallier Ushguli à Mestia, en 4 jours de marche dans des paysages uniques, à traverser des villages médiévaux cernés par des montagnes majestueuses. Je n’ai pas fait le trek moi-même mais j’ai rencontré plein de gens l’ayant effectué lors de mon séjour en Svanétie, et ils sont unanimes : c’est magnifique. Du coup, je pense que je reviendrai en Géorgie rien que pour effectuer cette randonnée.

Enfin, dernier endroit recommandé lors de votre visite dans ce coin de la Géorgie : la station de Gudauri. Si Mestia est le paradis des randonneurs, Gudauri est celui des skieurs, en particulier venus du monde russophone (la frontière russe n’est pas loin). Si vous avez déjà une certaine expérience du ski, c’est une destination intéressante (ne venez pas si vous débutez car les cours ne sont donnés qu’en géorgien ou en russe), notamment en raison des tarifs (divisez les prix par 5 par rapport aux stations de ski françaises).

>> Où loger pour visiter la Svanétie

Je vous conseille Mestia : d’abord, d’un point de vue pratique parce que si vous ne louez pas de voiture c’est le seul endroit facilement accessible avec les transports en commun. Et surtout parce que c’est le point de départ de nombreuses randonnées et treks. Choisissez cette guesthouse idéalement située, où on mange extrêmement bien pour des tarifs raisonnables.

> Visiter Stepantsminda et la région montagnarde de Kazbegi

A trois heures de route au nord de Tbilissi, vous pourrez visiter la magnifique région de Stepantsminda (anciennement appellée Kazbegi, nom que l’on retrouve et que l’on entend encore un peu partout actuellement, notamment car un sommet du Caucase s’appelle comme ça).

La ville de Stepantsminda est le point de rencontre des backpackers / randonneurs venus se dégourdir les jambes sur les sentiers pentus de cette zone des monts du Caucase. Les alentours sont, effectivement, à couper le souffle. Parmi les randos populaires au départ de Stepantsminda, grimpez jusqu’au monastère de Gergeti pour un superbe point de vue sur la ville et les sommets des environs. Pour une vue sur le monastère lui-même, continuez la grimpette sur le chemin qui monte vers le glacier.

A part ça, dans la région de Kazbegi, je vous conseille de vous promener dans la vallée glacière de Juta, un endroit qui m’a rappelé quelque peu les highlands d’Ecosse avec plus de hauteur, que les locaux appellent les “Dolomites Géorgiennes” (ne m’étant pas encore rendu dans les Dolomites originales, je n’ai pas de point de comparaison). Enfin, la vallée de Truso et ses “piscines” naturelles dues à des formations géologiques valent une bonne balade également.

>> Ma recommandation pour le logement :

J’ai passé 4 jours à Stepantsminda dans cette maison d’hôtes géniale. Literie hyper-confortable, chambre spacieuse au calme, et une propriétaire adorable, toujours aux petits soins. Bonus : elle cuisine des plats délicieux et hyper copieux. Dites-lui que vous venez de ma part, ça lui fera plaisir !

> Visiter Borjomi et la station de ski de Bakouriania

Jusqu’à présent, je vous ai parlé des montagnes du nord du pays, à la frontière russe. Même si elles sont moins hautes en altitude, il y en a aussi au sud du pays, plus près de l’Arménie et de la Turquie. Par là, c’est la ville de Borjomi que je vous recommande de visiter.

Borjomi est une ancienne ville thermale, assez mignonne, malgré la présence de nombreux bâtiments soviétiques abandonnés (ça lui confère un certain charme, presque). C’est le point de départ des gens qui vont randonner dans le Borjomi-Kharagauli National Park, qui se trouve juste à côté.

Tout près de là se trouve la petite ville de Bakouriani. C’est la plus vieille station de ski du Caucase, mais son infrastructure a été modernisée pour accueillir des touristes exigeants (russes généralement). De ce qu’on m’en a dit, elle est agréable aussi bien en hiver qu’en été. Ne m’étant pas rendu personnellement sur place, je n’ai pas grand chose d’autre à vous dire à son sujet. Si vous lisez l’anglais, cette page vous en dira davantage.

Que visiter en Géorgie à part ça : mes suggestions originales

Avec toutes ces suggestions, vous avez les essentiels pour organiser votre première visite en Géorgie, et largement de quoi occuper un voyage de deux semaines sur place. Si vous avez plus de temps, si vous voulez aller plus vite, ou simplement si vous êtes curieux de savoir quoi visiter d’autre en Géorgie, je vous partage la suite de mes suggestions ci-dessous.

> Voir la ville minière de Chiatura

Crédit photo : GeorgiaToday.ge

Une vraie curiosité à visiter en Géorgie, c’est la ville minière de Chiatura, près de Kutaisi (c’est même une excursion à la journée idéale depuis cette ville, cf mon article).

Ce qui rend la visite de cette petite ville du centre de la Géorgie si unique, ce sont ses télécabines soviétiques encore en état de marche, et qui peuvent s’emprunter gratuitement pour passer d’un point à l’autre de la ville. C’est un véritable voyage dans le temps. Par contre il ne faut pas avoir peur du vide, et faire preuve d’une confiance absolue envers les ingénieurs de l’URSS, car visiblement rien n’a été retouché depuis.

> Visiter Gori, la ville de naissance de Staline

Gori est une ville assez populaire parmi les touristes occidentaux. La raison est simple : c’est la ville de naissance de Yosif Djugashvili, plus connu sous le nom de Joseph Staline. Un musée lui est consacré, retraçant son parcours depuis son enfance en Géorgie jusqu’à son accession à la tête du parti communiste soviétique, avec en prime des documents uniques à découvrir. A part pour le musée de Staline, la ville de Gori mérite une visite pour sa forteresse de Goristsikhe, ainsi que, quelques kilomètres plus loin, pour la cité troglodytique de Uplistsike (cf ci-dessous).

> Visiter les cités troglodytiques de Géorgie

Je viens de mentionner la cité troglodytique d’Uplistsikhe à proximité de la ville de Gori, dans l’est de la Géorgie. Ce n’est pas la seule que vous pouvez visiter lors de votre séjour dans le pays : celle de David-Gareji, situé à la frontière avec l’Azerbaïdjan s’étend sur 25 kilomètres le long des falaises où des cave et des monastères ont été creusés au 6e siècle de notre ère. Un endroit étonnant.

Vous pouvez voir sensiblement la même curiosité archéologique dans la cité troglodytique de Vardzia, au sud du pays, près de la frontière turque. Là, les habitations troglodytiques ont été construites dans les falaises du Mont Erusheti au 12e siècle et servaient de forteresse pour contrer les hordes hostiles venues du sud. Plus de 6000 habitations ont été recensées, étalées sur 13 niveaux. Vertigineux !

> Suivre la route des vins géorgiens

Les géorgiens cuisinent beaucoup avec des herbes aromatiques et proposent une cuisine assez fine (en tout cas à mon goût : je m’attendais à de la grosse pitance classique d’Europe de l’Est et j’ai été agréablement surpris). Mais le vrai régal pour les papilles lorsque l’on visite la Géorgie, c’est de déguster du vin local, du rouge en particulier.

Alors, pour tout vous dire je n’y connais pas grand chose en vin : à part “j’aime / j’aime pas” je ne suis pas capable de quoi que ce soit. Ce que je peux vous dire, c’est que j’ai bu des vins sacrément bons ici (et en plus pour des prix vraiment abordables).

Pour les goûter, vous pouvez bien sûr demander des recommandations dans les restaurants où vous passerez, mais vous pouvez surtout suivre la route des vins qui traverse les vallées ensoleillées de l’est du pays (la vallée d’Alazani en particulier).

La plus belle ville à visiter en Géorgie sur la route des vins, c’est Sighnaghi, la ville des amoureux. Ne manquez pas non plus un passage à Telavi, au coeur de la région de Kakheti qui produit certainement les meilleurs vins du pays.

Visiter la Géorgie : les questions importantes pour préparer son voyage

Ci-dessous, je réponds aux questions que l’on se pose fréquemment quand il s’agit de préparer un voyage en Géorgie.

> Combien de temps pour visiter la Géorgie ?

La Géorgie est un tout petit pays (grosso modo la Belgique et les Pays-Bas ensemble), donc on peut théoriquement en faire le tour très vite.

Ceci dit, il y a plusieurs contraintes à une visite rapide de la Géorgie : d’abord les montagnes, qui allongent considérablement les temps de trajet, alors même que les distances sont plutôt courtes. Seconde contrainte : les infrastructures générales du pays (très peu d’autoroutes, les routes secondaires sont souvent des pistes sur lesquelles on n’avance vraiment pas vite) qui complexifient les déplacements. Et enfin, dernière contrainte : la dépendance aux transports en commun (assez bien foutus, ceci dit) qui peut, là encore, rallonger considérablement des déplacements paraissant pourtant assez courts et simples de prime abord.

Rajoutez à cela le fait que la Géorgie est un pays extrêmement riche touristiquement parlant, doté de paysages superbes et de villes étonnantes. Il y a beaucoup à visiter en Géorgie, il faut donc faire des choix et privilégier des coins plutôt que d’autres.

A mon avis, une semaine sur place c’est le minimum absolu pour avoir le temps de profiter et de diversifier vos visites.

Pour ma part, je suis resté deux semaines dans ce pays, en me concentrant majoritairement sur les “grandes” villes et surtout les montagnes (Svanétie et Kazbegi). J’aurais largement pu rajouter une semaine supplémentaire pour sortir un peu des sentiers battus, je ne me serais pas ennuyé une seconde.

Ceci étant dit, tout dépend également de la façon dont vous aimez voyager. Pour ma part, j’aime prendre mon temps, m’imprégner réellement des lieux que je traverse. Si vous aimez aller vite, vous pouvez faire un vrai tour complet de la Géorgie en deux semaines. Si vous êtes comme moi, plutôt lent, alors la durée idéale pour visiter la Géorgie en intégralité c’est trois semaines (c’est ce dont j’aurais eu besoin, en tout cas).

Voilà le bilan pour répondre à cette question sur la durée idéale d’un voyage en Géorgie :

une semaine, c’est court mais jouable à condition de faire de gros sacrifices (une ville et un spot nature maxi),
dix jours, c’est pas mal à condition d’aller vite (ou de sacrifier une ou deux destinations majeures),
deux semaines, ça commence à être vraiment intéressant (on peut quasiment tout faire si on va vite, et on voit tous les essentiels si on prend son temps),
trois semaines : c’est parfait si on aime prendre son temps, sinon ça peut être un peu longuet,
au-delà : vous allez tourner en rond. Si vous avez plus de temps à passer en voyage, poursuivez votre aventure en Arménie ou en Azerbaïdjan, deux pays limitrophes.

> Quel budget est nécessaire pour un voyage en Géorgie ?

La Géorgie est un pays où le coût de la vie est réellement abordable pour nos portefeuilles français/francophones.

Si vous voulez du confort, vous trouverez sans difficulté des hébergements entiers et indépendants pour une trentaine d’euros par nuit (à ce prix là vous avez vraiment de la qualité). Niveau bouffe, vous pouvez manger pour 4-8 euros au restaurant (entrée + plat + dessert). 8€ c’est la fourchette haute (que vous trouverez dans les coins à touristes de Tbilissi), 4€ c’est la fourchette basse, que vous trouverez dans les coins plus reculés du pays (genre à Kutaisi) ou bien dans les spots non touristiques.

Si vous voyagez en mode backpacker avec un mini-budget, la Géorgie est hyper intéressante. Il y a plein d’auberges de jeunesse avec des lits en dortoir pour moins de 5€ la nuit. Et si vous êtes prêt à prendre quelques kilos pendant votre séjour, vous pouvez vous nourrir de khachapuri, une sorte de pizza traditionnelle géorgienne, vendue pour quelques centimes d’euros dans les petites boulangeries locales. En clair, si vous avez un petit budget, vous pouvez vous en sortir sans problème en comptant 8-10€ par jour de budget. Facile !

> Quels sont les dangers à visiter la Géorgie ?

La Géorgie est un pays sûr. Le ministère des affaires étrangères le classe comme destination “jaune” (voir ici), c’est-à-dire qu’il faut être vigilant mais qu’il n’y a pas de danger particulier.

Pour ma part, je m’y suis senti en sécurité : pas de délinquance dans les rues des grandes villes (même tard le soir), pas d’arnaque particulière auprès des touristes (ils ne doivent pas encore être habitués à avoir du monde, les arnaques finiront par arriver, malheureusement, j’imagine).

La Géorgie souffre d’un déficit d’image en France, mais c’est un pays que j’ai trouvé très agréable pour se ballader : pas besoin d’être constamment sur ses gardes, à épier les gens qu’on croise par peur de se faire emmerder. C’est vraiment tranquille à ce niveau là.

Ma recommandation est donc simple : restez discret, ne sortez pas des liasses de billets de vos poches lorsque vous payez les locaux, surveillez autour de vous quand vous retirez de l’argent, etc. En clair, faites preuve de la même prudence qu’en France, et tout se passera bien.

>> La sécurité routière en Géorgie

Le vrai danger de la Géorgie, c’est la sécurité routière. Je croyais avoir tout vu au Népal avec des déglingos qui faisaient du rally sur des petites routes de montagnes en lacet, avec des à-pics de plusieurs centaines de mètres. Mais là, la Géorgie ça dépasse l’entendement.

La première fois que je suis monté dans une marshrutka (sorte de minibus locaux), le conducteur s’est mis à accélérer comme un malade, slalomant entre les voitures, les piétons, les vaches, les poules et les nids de poule (quand c’est pas entre les roches tombées des falaises). Rajoutez à ça le téléphone au volant, les défauts de signalisation, l’absence totale de bon sens (“un feu rouge ? bof je m’en fou, je fonce”), et une pinte de bière descendue quasiment cul-sec à la pause, je vous assure que j’ai eu de sacrées frayeurs.

Du coup, quand on est piéton, c’est la roulette russe que de vouloir traverser la route. Soyez prudent, je ne déconne pas, ce sont vraiment des fous du volant. Aucune voiture ne ralentira ou ne déviera sa trajectoire si vous êtes sur son chemin. Dans le meilleur des cas, vous aurez droit à un bon coup de klaxon.

>> Les chiens errants

Ce petit chien m’a tenu compagnie pendant toute la rando de ‘Koruldi Lake’, à Mestia.

Autre enquiquinement potentiel en Géorgie, ce sont les chiens errants. Ils sont nombreux aussi bien dans les rues des grandes villes qu’en pleine campagne.

Rassurez-vous : ils ne sont pas agressifs. La plupart du temps, ils vivent leur vie sans vous calculer. Parfois, ils vont vous suivre sur un bout de chemin, en espérant que vous finirez par leur donner un peu de nourriture (attention si vous le faites car vous allez rapidement vous retrouver avec tous les chiens des alentours à vos basques).

Pour ma part, j’ai plusieurs fois été “accompagné” par un chien errant, une fois dans Kutaisi et ensuite plusieurs fois dans les montagnes de Svanétie (cf la photo). Je n’étais pas très rassuré mais j’ai vite compris que je n’avais pas à m’inquiéter.

A la fin de mon séjour, j’ai rencontré un couple d’allemands dont la femme avait été mordue par un chien. Mais celui-là n’était pas errant, il était attaché dans la cour d’un particulier, à aboyer après les passants. En forçant, sa chaîne a cédé et le chien a réussi à mordre la jeune femme, qui a dû passer par la case hopital pour désinfection et tout le toutim (j’ai vu sa blessure, c’était impressionnant). Grâce à elle, j’ai obtenu une info intéressante pour vous : en Géorgie les chiens sont tous pucés, et ils sont vaccinés tous les ans (contre la rage notamment, et d’autres trucs du même genre). Pas de panique, donc, même si vous vous faites mordre, vous n’êtes pas en danger outre mesure.

Bref, rien n’est évidemment sûr à 100%, mais vous ne devriez pas avoir de soucis avec les chiens que vous rencontrerez, ne vous montrez pas agressifs envers eux, et tout se passera bien.

> Louer une voiture en Géorgie, bonne ou mauvaise idée ?

Quand j’ai vu comment les locaux conduisaient, je me suis dit qu’il fallait être fou ou suicidaire pour se lancer dans l’aventure de la conduite en Géorgie. Pourtant, j’ai été surpris de rencontrer un bon paquet de gens ayant loués une voiture lors de leur visite de la Géorgie. Et tous m’ont dit que ce n’était pas si difficile que ça, qu’il suffisait de rester tranquille dans sa voie et que ça se passait bien. La seule difficulté dont j’ai eu écho, c’est sur le périph’ de Tbilissi, où là c’est visiblement très bordélique. Ailleurs, comme il n’y a pratiquement que de la départementale “2 fois 1 voie” partout, on m’a dit que c’était simple à condition de rester vigilant.

Au niveau de la langue, les panneaux sont écrits en géorgien, en russe et en latin, donc pas d’inquiétude pour trouver son chemin.

Si vous venez pour visiter les villes, je vous conseille de vous contenter de circuler avec les transports en commun (les marshrutkas). Car ça sera galère pour circuler dans les grosses agglomérations, vous allez perdre du temps à chercher des places de parking, etc. Evitez.

En revanche, si vous venez pour voir la nature, alors la location d’une voiture peut s’avérer une très bonne idée. Moins de difficulté pour circuler car vous ne serez pas dans les zones très peuplées, et surtout vous pourrez aller où vous voulez sans la contrainte des marshrutkas (qui relient des villes et des villages entre eux, mais qui ne vont pas vous déposer aux points de départ des randonnées). Bref, louer une voiture pour visiter la Géorgie côté montagne, je dis oui !

A savoir :

Je vous conseille de réserver votre voiture à l’avance via ce site afin d‘avoir le meilleur tarif possible. Les gens que j’ai rencontrés m’ont tous dit avoir loué leur voiture pour une cinquantaine d’euros par jour.

Si vous louez une voiture en Géorgie, je vous encourage fortement à prendre un 4×4 car les routes sont souvent dans un sale état. Si vous louez une citadine, vous risquez de la flinguer.

> Les transports en commun en Géorgie :

Pour visiter la Géorgie quand on ne veut/peut pas louer de voiture sur place, il suffit d’utiliser les transports en commun : c’est très simple, bon marché, et particulièrement efficace.

>> Les marshrutkas : la solution idéale

Le moyen de locomotion numéro 1 en Géorgie, c’est la marshrutka. Ok ne fuyez pas en voyant ce mot barbare : il s’agit simplement de minibus où les chauffeurs “entassent” les voyageurs pour faire des courtes ou des longues distances.

Avec ce moyen de transport, on peut pratiquement aller partout, depuis n’importe où. Les liaisons entre les principales villes sont fréquentes (pratiquement un départ par heure), pour des tarifs vraiment imbattables (maximum une quinzaine d’euros pour traverser le pays d’une extrêmité à l’autre). L’inconvénient, c’est que ce n’est pas très confortable, surtout si vous êtes grand (y’a pas beaucoup de place pour mettre les jambes).

Les billets des marshrutkas s’achètent la plupart du temps directement au chauffeur effectuant le trajet qui vous intéresse, à la gare routière de votre point de départ. Il n’est pas possible d’acheter une marshrutka pour un trajet Batoumi-Mestia à la gare de Tbilissi, par exemple. Sauf exception (dans les montagnes notamment), il n’est pas non plus possible de réserver votre place à l’avance. Et comme il y a souvent plus de demande que de sièges, je vous conseille d’arriver en avance par rapport à l’horaire de votre marshrutka. Les prix sont fixes et non négociables.

L’autre inconvénient, c’est qu‘il n’y a pas de site internet regroupant tous les horaires et tous les trajets des marshrutkas de Géorgie. La seule façon d’être vraiment au courant, c’est de se rendre sur place. Dans mes articles détaillés sur les principales destinations de Géorgie, j’ai mis les horaires et les prix auxquels j’ai été confronté lors de ma visite (donc vous trouverez les infos pour la plupart des trajets relativement touristiques).

La gare de marshrutkas de Tbilissi – Didube…

>> Les trains en Géorgie

Il y a des lignes de train pour se déplacer en Géorgie, mais c’est lent, peu fiable et peu fréquent. De plus, il n’y a pratiquement que la ligne Tbilissi – Batoumi qui soit fonctionnel. Si vous voulez aller ailleurs, vous n’y arriverez pas sans un coup de pouce du destin.

A moins que vous soyez vraiment un amoureux de ce type de transport, auquel cas votre visite de la Géorgie en train s’apparentera à un bond de 50 ans dans le temps, je vous déconseille de prendre le train en Géorgie. Prenez la marshrutka.

Le site internet de la compagnie ferroviaire géorgienne est ici, si vous avez besoin de consulter des horaires ou d’acheter un billet.

>> Les taxis et chauffeurs privés : plus cher mais confortable

Si vous ne voulez pas perdre votre temps dans les trains, mais que vous souhaitez tout de même plus de confort que les marshrutkas, vous pouvez aussi vous tourner vers les taxis et les chauffeurs privés (qui proposent souvent des déplacements en minivan). Là, les tarifs sont plus élevés que les marshrutkas, mais ça reste raisonnable.

Cette fois, les tarifs sont négociables. Je vous conseille, idéalement, de vous faire aider d’un géorgien (quelqu’un de votre hébergement par exemple), pour effectuer la réservation et être sûr qu’on va bien vous emmener là où vous souhaitez aller (car les chauffeurs locaux parlent rarement autre chose que le géorgien et le russe).

> Quel(s) guide(s) de voyage sur la Géorgie dois-je emmener ?

A une époque, j’emmenais systématiquement avec moi un guide de voyage au format papier, du type le Routard ou le Lonely Planet. Aujourd’hui, même si je suis assez content de ma collection sur l’étagère de ma bibliothèque, je n’emmène plus ce genre de guide avec moi, j’ai trop souvent été déçu. La plupart sont très incomplets sur les destinations un peu hors des sentiers battus.

Concernant les guides sur la Géorgie, je n’ai même pas trouvé de Routard ou de Lonely qui soit dédié uniquement à ce pays. Le seul éditeur à proposer un guide sur la Géorgie c’est le Petit Fûté (celui-là, pas trouvé d’édition plus récente…), mais je ne suis vraiment pas fan de ce qu’ils font. Vous pouvez le tester, bien sûr, et me dire ce que vous en avez pensé.

Si vous lisez l’anglais, le Lonely Planet consacré aux trois pays Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan (cette édition), que j’ai eu l’occasion de feuilleter grâce à ma voisine de marshrutka sur un trajet Mestia-Kutaisi, m’a paru intéressant et assez complet. A vous de voir !

> Comment sont les géorgiens avec les touristes ?

D’une manière générale, j’ai trouvé les géorgiens très agréables avec les touristes, n’hésitant pas à donner des conseils ou à filer un coup de main.

Un exemple : je cherchais mon hébergement dans une ruelle du centre de Tbilissi, et je n’arrivais pas à trouver le numéro où j’étais sensé me rendre. Un monsieur d’un certain âge n’a pas hésité à me demander si j’avais besoin d’aide, et à me guider jusqu’à l’adresse (il a même pris le temps de sonner avec moi et s’assurer que j’étais bien au bon endroit).

Deuxième exemple : à la fin de mon séjour à Kutaisi, je devais prendre un taxi pour l’aéroport à 4 heures du matin. La jeune femme qui m’hébergeait s’est levée en même temps que moi, m’a appelé le taxi, et m’a accompagné jusqu’au point de rendez-vous pour s’assurer que le chauffeur avait compris où je devais aller. A 4 heures du matin ! Franchement, y’a plein d’endroits où on m’aurait laissé me débrouiller par moi-même.

Le plus embêtant, ce sont les rabateurs dans le centre historique de Tbilissi, qui peuvent être lourd à la longue (toujours à proposer des “boat trips” ou de la “typicical georgian cuisine”). Mais contrairement à certains coins du monde où il est pratiquement impossible de se défaire d’un rabateur sans l’envoyer promener, là il me suffisait de faire non de la tête et on me foutait la paix.

Bref, dans l’ensemble visiter la Géorgie quand on vient d’Europe de l’ouest ne pose aucun problème particulier, à part la langue (j’y reviens plus bas). Le pays est agréable, les gens accueillants, souriants et fiables. Une super destination !

Visiter la Géorgie : les infos pratiques et concrètes

Voici maintenant les infos pratiques pour transformer ce projet de voyage en Géorgie en réalité concrète.

> Visa et passeport pour aller en Géorgie

Si vous décidez de faire un voyage en Géorgie, vous allez forcément vous poser la question des formalités administratives. Et là j’ai une bonne nouvelle pour vous : la Géorgie est hyper simple d’accès pour nous, français (j’imagine que pour les belges et les suisses qui me lisent, c’est pareil). Un passeport valable encore 6 mois après la date de votre retour suffit pour rentrer sur le territoire géorgien. Pas besoin de visa ni quoi que ce soit si vous décidez de rester moins d’un an sur le territoire, autant dire que vous avez de la marge.

En clair, si vous venez pour du faire du tourisme en Géorgie sur 2-3 semaines (ou plus, hein, vous avez jusqu’à un an, on a dit), il vous suffit d’acheter votre billet d’avion (je prends toujours les miens sur ce site), de vous pointer avec votre passeport valide, d’obtenir le tampon, et hop, vous pouvez profiter tranquillement sur place ! Simple comme bonjour !

> Les langues parlées en Géorgie

Les habitants de la Géorgie parlent rarement autre chose que leur propre langue et le russe (le pays a connu l’occupation soviétique pendant une bonne partie du 20e siècle et n’est indépendant que depuis 1991). A part quelques serveurs à Tbilissi et à Kutaisi, les géorgiens ne parlent pas l’anglais, et encore moins le français.

Pour ma part, ayant appris le croate, langue proche du russe, lorsque j’habitais à Zagreb, j’ai pu me débrouiller avec la plupart des gens que j’ai croisés dans un russe très basique (c’était suffisant la plupart du temps pour acheter mes tickets de marshrutka, demander une direction ou faire deux-trois achats sur les marchés). Bref, si vous ne parlez ni le géorgien ni le russe, préparez-vous à devoir mimer ce dont vous avez besoin ! C’est aussi ça, le plaisir de voyager !

> Argent, change, monnaie en Géorgie

La monnaie géorgienne s’appelle le Lari. A l’heure où j’écris ces lignes, 10 laris équivalent environ à 3 euros. Pour avoir le taux de change exact lors de votre voyage en Géorgie, regardez sur cette page.

Sachez que la Géorgie est très moderne au niveau des paiements : on peut régler par carte bancaire dans la quasi-totalité des établissements (restaurants, hôtels, boutiques de souvenirs, …). Ca m’a surpris car c’est loin d’être généralisé dans certains pays d’Europe de l’Est, où j’ai l’habitude de voyager.

Concernant les banques, vous trouverez des ATM un peu partout dans les villes, y compris dans les petites bourgades (il y en a à Mestia et Stepanstminda, les deux principaux spots touristiques en montagne, si vous vous posez la question). De toute façon, vous n’aurez pas de mal à trouver des bureaux de change.

En ce qui concerne les taux, on me pose souvent la question sur ce qui est le plus intéressant, mais je ne peux pas vous répondre vraiment : ça dépend de votre banque et des frais qu’elle applique avec les retraits et les paiements à l’étranger. Renseignez-vous auprès de votre établissement bancaire, car chacun a sa politique. Pour ma part, le plus intéressant c’est de retirer une grosse somme une seule fois une fois à l’étranger, mais ça ne sera pas forcément le cas pour vous.

> Quand venir visiter la Géorgie ?

A gauche : une averse. A droite : l’orage. Pour l’instant, je suis au sec…

Terminons les questions d’ordre pratique par un point météo : quand venir visiter la Géorgie pour avoir du beau temps.

Sachez que le climat géorgien est très marqué selon les saisons. A l’exception de la côte de la mer Noire, les hivers sont froids et rudes dans ce pays. Les printemps sont souvent pluvieux et doux, les étés secs (parfois orageux) et chauds, et enfin l’automne est doux, avec parfois de la pluie mais généralement moins qu’au printemps (je vous répète ce qu’on m’a dit, je n’ai pas visité la Géorgie à toutes les saisons).

Si vous ne supportez pas la chaleur, évitez l’été quand le thermomètre dans les vallées peut dépasser les 35 degrès. En montagne, l’été est largement supportable (rarement plus de 20-25). L’hiver, vous aurez une météo parfaite pour faire du ski. Le reste de l’année, c’est parfait pour un séjour alternant visite des villes et excursions dans la nature, à condition d’emmener des vêtements de pluie. La Géorgie est un pays très vert, et il y a une bonne raison à cela : il pleut beaucoup et souvent (bon, rassurez-vous, c’est pas l’Irlande non plus).

Au niveau de l’affluence touristique, sans surprise c’est l’été qui remporte la palme. Le reste de l’année, c’est assez tranquille (sauf l’hiver dans les stations de ski prisées, comme Gudauri ou Bakouriani). Seule exception : Tbilissi, qui voit un flot ininterrompu de touristes tout au long de l’année (avec un pic d’affluence aux beaux jours, évidemment).

Mon avis sur mon voyage en Géorgie

Ça c’est moi, entre deux averses, lors d’une rando dans les montagnes de Stepantsminda.

On arrive dans la partie où je vous donne mon avis sur mon voyage en Géorgie !

Alors, perso la Géorgie, j’ai adoré. J’ai découvert un pays avec des gens hyper accueillants, très gentils et chaleureux. Surtout lorsque l’on se donne la peine d’apprendre quelques mots dans leur langue difficile (le minimum suffit pour leur faire plaisir : bonjour, merci, au-revoir).

Le tourisme n’est pas encore développé partout dans le pays, et on est souvent dévisagé de la tête aux pieds quand on s’aventure dans des zones un peu hors des sentiers battus. Par exemple à Kutaisi, dans un coin hors du centre ville, une dame d’un certain âge, élégante, m’a interpellé tout sourire pour me demander d’où je venais et en me souhaitant un bon séjour en Géorgie. Ca peut être destabilisant, mais ça a aussi un côté agréable : cela donne des échanges humains très sympathiques, et on a vraiment l’impression d’être un pionnier, avec toute la responsabilité que cela comporte.

D’un point de vue strictement touristique, la Géorgie est un véritable paradis. Il y a de tout et pour tout le monde. Vous trouverez votre bonheur quel que soit le type de voyage que vous recherchez : faire du farniente sur les plages de la mer Noire, faire la fête dans la vibrante capitale de Tbilissi, ou randonner dans des paysages grandioses en haute-montagne. Il y en a pour tous les goûts !

Cerise sur le gâteau, le coût de la vie est si peu élevé qu’on peut franchement se faire plaisir sans se ruiner. Même si on voyage avec un petit budget, la Géorgie est une destination de choix : on peut aisément se faire un séjour à moins de 10€ par jour et par personne.

Ah, et chantilly sur la cerise sur le gâteau : la Géorgie est un régal pour les papilles. De la cuisine fine mais sans prétention et du vin délicieusement aromatisé : chaque repas est l’occasion de découvrir des nouvelles saveurs. Et en tant que français, faut bien le dire, ça compte vachement !

Voilà pour mon bilan perso. Vous l’avez compris, j’ai effectué un super voyage en Géorgie. Je vous recommande de visiter ce pays maintenant avant que cela ne change (c’est déjà en train de changer, en fait) et que le tourisme ne devienne une industrie de masse comme c’est déjà le cas dans d’autres pays.

Vous savez tout pour visiter la Géorgie sereinement !

J’espère qu’avec tous ces éléments, vous avez de quoi préparer votre voyage en Géorgie sereinement.

Je vous invite dès à présent à consulter mes guides détaillés sur les différentes destinations de ce beau pays qu’est la Géorgie. J’ai écrit :
un guide sur Tbilissi,
un guide sur Kutaisi,
un guide sur Mestia.

D’autres sont à venir (ça me prend du temps de trier mes photos et rédiger tout ça).

Si cet article vous a été utile, ça me ferait super plaisir que vous cliquiez sur ‘J’aime’ ci-dessous. C’est vraiment la meilleure façon de m’encourager à continuer de partager mes conseils sur les différentes destinations où je me rends.

Enfin, si vous voulez soutenir mon travail, vous pouvez faire un truc tout simple : passer par les liens présents dans mes articles quand vous décidez de réserver votre hébergement, un billet d’avion, une activité ou même une commande sur Amazon. Certains organismes me reversent une petite commission sur le montant que vous réglez, sans que cela ne change quoi que ce soit à la somme que vous payez. Vous n’êtes pas obligé, bien sûr, mais ça m’aide beaucoup.

Quoi qu’il en soit, je vous souhaite une excellente visite de la Géorgie, j’espère que votre voyage vous plaira autant que le mien m’a enchanté.

Bonne route à tous !

Jérémy.