Les dangers en voyage : voici ce qui vous attend réellement sur la route :

Nouveau : comment TOUT QUITTER et partir voyager (très) longtemps ? J'explique tout ici !

A chaque fois que je pars pour une nouvelle destination, ça ne manque pas. C’est même devenu une rengaine qui fait partie du voyage. J’entends toujours, de la bouche de mes proches comme de celles de simples connaissances, des phrases du genre : « tu devrais faire attention quand même, on sait jamais », « ah, et c’est sûr, là-bas ?« , « oula, mais c’est DANGEREUX ce pays ! ».

Le pire que j’ai entendu, c’était avant mon trip en Hongrie. Quelqu’un de ma famille (qui ne lit probablement pas ce blog, mais on sait jamais alors je ne vais pas le nommer 🙂 ) m’a sorti : « fais gaffe là bas, j’ai entendu dire qu’il y avait des enlèvements de touristes pour faire des trafic d’organes ».

Ouai, tu ne rêves pas, lecteur. Pour la Hongrie.

Bon, je sais que ça part d’un bon sentiment. Que mes proches, mes potes, et mêmes les inconnus avec qui je partage quelques discussions et qui s’étonnent de m’entendre dire « je voyage » à leurs sempiternelles « tu fais quoi dans la vie ?« , me sortent ce genre de phrase avec l’idée que je fasse attention à ma santé, mais quand même ! Sérieux quoi !

Le pire c’est que je n’ai pas mis les pieds dans les coins les plus chauds de la planète. Et heureusement, qu’est ce que j’entendrais sinon ?!

Bref, non je ne me suis pas fait enlever en Hongrie par des trafiquants d’organes. Non je n’ai pas été embrigadé dans la mafia italienne lors de mon roadrip dans le nord de la Botte. Non je n’ai pas été converti à je ne sais quelle secte d’illuminés lors de mon passage au Népal.

En fait, vous savez quoi ? Les vrais dangers du voyage, ce sont les mêmes que ceux qu’on rencontre quand on reste chez nous en France. La circulation, les mecs bourrés, les mendiants qui te prennent en grippe.

Ma plus grande frayeur, c’est à ce jour le trajet dans un bus branlant entre Katmandou et Pokhara. A flanc de montagne, le chauffeur pied au planché, à faire du zig-zag au milieu de la circulation. 9 heures là-dedans, avec vue plongeante sur le précipice (et les précipices dans l’Himalaya, c’est pas la Montagne du Roule hein les gars – dédicace à mes lecteurs normands !), je peux te garantir que tu fais pas le malin.

En fait, la seule fois où il aurait pu m’arriver des emmerdes pendant mes voyages, ça aurait été une connerie d’accident de la circulation. Ouaip.

Pas un trafic d’organes, pas de braquage à coups de bazooka par un gang armé jusqu’aux dents, pas d’enlèvements par des extraterrestres me forçant à travailler pour eux et comploter contre les terriens. Nan : nada, quedale.

Bon ceci dit, ça ne m’a pas empêché de me faire agresser deux fois en Espagne : une sur le sommet de Gibraltar par un taré qui a littéralement pété un plomb sur moi (je crois que je raconte l’anecdote dans un de mes articles sur mon voyage en Espagne, mais j’ai la flemme de chercher pour le moment), et une par un SDF qui est venu me faire chier alors que je prenais une bière tranquillement au soleil.

Donc oui, il y a des dangers à voyager. Seulement, vous n’allez pas vous faire enlever et finir revendu en pièces détachées sur le Leboncoin des trafiquants d’organes. Vous allez vous faire renverser par un cycliste qui ne vous a pas vu sur les pistes cyclables d’Amsterdam. Votre taxi va en percuter un autre dans les bouchons de Bangkok. Vous allez vous faire prendre à parti par un mec bourré à la sortie d’un bar de Barcelone. Vous allez vous faire faire les poches par des gamins dans le métro de New York.

Mais c’est à peu près tout.

Alors attention, je ne dis pas qu’il n’y a AUCUN danger à voyager. Bien sûr qu’il y en a. Si vous vous promenez avec le short à fleur et l’appareil photo en bandouillière dans les favelas de Rio, vous risquez de finir à poil, ou peu s’en faut. Mais si vous vous promenez avec un maillot de l’OM dans les quartiers chauds de Saint Denis, vous n’allez pas vous en sortir beaucoup mieux, hein.

Le tout c’est de respecter les règles de prudence de base : être discret et vigilant. Se fondre dans la masse. Respecter les coutumes et les habitudes des locaux, et surtout ne pas montrer sa richesse de façon ostentatoire dans les pays pauvres.

Et sinon tu peux aussi lire ce que Fabrice Dubesset a écrit sur la sécurité en voyage, ça se trouve ici.

Ca devrait rassurer les plus inquiets d’entre vous 🙂