Dormir en avion : les 27 meilleurs conseils pour un vol paisible et reposant

Nouveau : comment TOUT QUITTER et partir voyager (très) longtemps ? J'explique tout ici !

Vous cherchez des techniques et des conseils pour réussir à dormir en avion ? Vous êtes au bon endroit !

A chaque voyage, quand je sais que je vais devoir dormir en avion, c’est une vraie angoisse pour moi car j’ai toujours du mal à trouver le sommeil dans les transports en commun. Il y a plusieurs raisons à cela (les principales étant l’inconfort et la peur de me faire voler mes affaires). Mais pourtant c’est essentiel de pouvoir dormir dans l’avion pour éviter d’arriver complètement déglingué à destination (et éviter d’avoir besoin de 3 jours pour se remettre de son vol).

J’ai donc cherché toutes les solutions possibles pour réussir à dormir en avion. Et je vous les dévoile dans cet article.

Au programme : toutes les techniques, conseils, astuces et accessoires que j’ai réunis au fil du temps pour dormir en avion. J’espère que ça vous aidera à fermer l’œil lors de votre prochain vol ! Bonne lecture !

Si vous n’avez pas encore votre billet d’avion, regardez sur ce site car il y a souvent des offres à prix cassés (faites une recherche avec dates libres, c’est comme ça que vous trouverez les meilleurs plans).

Au sommaire de cet article

Quel est le meilleur siège pour dormir en avion :

Crédit photo : Poltrips.com

L’un des critères les plus important pour réussir à dormir en avion, c’est d’avoir un siège bien placé.

La bonne nouvelle, c’est que la plupart des compagnies aériennes vous proposent de le choisir vous-même au moment de l’enregistrement (soit en ligne, soit au comptoir de l’aéroport lors de la remise des cartes d’embarquement).

Voici ci-dessous les points à prendre en compte pour sélectionner la place de l’avion qui vous permettra de dormir au moins quelques heures :

> Près du hublot

En choisissant une place près d’une fenêtre, vous éviterez de vous faire réveiller par votre voisin qui voudra sortir se dégourdir les jambes en pleine nuit. Vous serez aussi celui qui pourra choisir d’ouvrir ou fermer les stores du hublot (bon, si votre vol est en pleine nuit, il fera noir de toute façon, mais ça peut être utile).

Une place près de la fenêtre vous évite aussi de vous faire percuter par les autres passagers qui passeraient dans l’allée et qui pourraient heurter vos pieds / jambes / bras et vous réveiller au passage.

Autre avantage de la place côté hublot, c’est que vous pourrez vous appuyer contre la carlingue de l’avion (en y calant un oreiller de voyage par exemple) pour vous endormir un peu plus confortablement.

A mon sens, il n’y a qu’un seul vrai inconvénient à choisir une place près de la fenêtre, c’est que vous avez moins d’espace pour allonger vos jambes (contrairement à si vous êtes côté allée). Mais ce point n’est valable que si vous êtes vraiment grand (je fais 1m90 et je vous assure que dans l’avion ce n’est pas un avantage !).

Quoi qu’il arrive, les places à fuir absolument sont celles qui se trouvent au milieu de la rangée, cernées de part et d’autre par des passagers. Là c’est l’horreur : vous allez devoir jouer des coudes pour garder un accoudoir pour vous, vous ne pourrez pas sortir sans embêter quelqu’un, et vous avez deux fois plus de chance de vous retrouver avec un voisin envahissant (j’ai eu une fois un monsieur dont la tête finissait systématiquement sur mon épaule quand il dormait, je peux vous dire que c’était hyper chiant !).

Petite astuce supplémentaire : de quel côté aimez-vous vous endormir, quand vous êtes dans votre lit ? Si vous aimez avoir votre flanc droit contre le lit, choisissez un siège hublot côté droit de l’appareil. Si vous préférez dormir sur le flanc gauche, privilégiez l’aile gauche de l’avion.

> Loin des toilettes

Le pire endroit dans l’avion, ce sont les sièges près des toilettes. A toute heure du jour et de la nuit, vous aurez du passage, de la queue, des gens qui parlent, qui bougent, qui trépignent… Et je ne mentionne même pas les odeurs, aussi, parfois.

Leur position varie d’un appareil à l’autre : parfois ils sont tout à l’avant, parfois tout à l’arrière, et parfois c’est au beau milieu des sièges. Tout dépend du modèle de l’avion dans lequel vous vous trouverez.

Bref, règle absolue en avion : ne vous mettez pas près des toilettes !

> Loin des espaces réservés aux hôtesses

Si vous n’avez jamais pris l’avion, vous pourriez être surpris du passage incessant des stewards dans les allées de la cabine. Pour vérifier que les appareils électroniques sont éteints au décollage, puis pour apporter une collation, puis pour vendre des produits en duty-free, etc. C’est d’autant plus vrai chez les compagnies low-costs, où on est dérangé littéralement toutes les trois minutes (mais elles opèrent surtout sur des trajets courts donc vous n’aurez pas à dormir dans l’avion avec ces compagnies là).

Le personnel navigant a son espace à lui, bien sûr, et si vous choisissez des sièges à proximité, vous les entendrez parler entre eux, organiser les chariots de bouffe qui passent dans les rangées, et vous aurez d’autant plus de passages qu’ils reviennent sans cesse à ce point de repère.

Si vous voulez dormir tranquillement, éloignez-vous d’eux !

> Au milieu de l’appareil

Si vous êtes sujet au mal des transports, ou que vous n’aimez pas quand “ça secoue” (mais qui aime ça, honnêtement ?), alors je vous suggère de choisir une place qui soit au milieu de l’appareil, à peu près au niveau des ailes de l’avion. C’est là que se trouve le point le plus stable, et où vous serez le moins dérangé par les éventuelles turbulences.

Ceci dit, si ça secoue, ça secoue pour tout le monde. Cela ne veut donc pas dire que vous serez épargné de toute agitation. Mais c’est là, a priori, où vous aurez tout de même le moins de gêne. Et qui dit plus de stabilité, dit plus de calme pour dormir tranquillement dans l’avion !

> Pour les grands : prenez les places près des issues de secours

Si vous êtes grand, le bon plan c’est de repérer les places qui se trouvent au niveau des issues de secours. Les espaces pour les jambes sont plus profonds ici. Et, petit bonus, il ne peut pas y avoir d’enfants à ces places là (car en cas d’accident il faut quelqu’un capable de manipuler les ouvertures de secours), vous avez donc la certitude de ne pas être dérangé par des marmots toute la nuit !

> A vous de choisir votre place pour bien dormir !

Avec tout ça, vous devriez pouvoir choisir une place qui vous convienne et qui vous permette de dormir dans l’avion.

Le problème c’est que tout le monde recherche les mêmes places, ce qui peut créé un afflux de monde sur les sièges “bien situés”.

Si vous n’êtes pas spécialement à l’aise quand il y a foule (c’est mon cas), j’aime bien aussi choisir une place tout à l’arrière de l’avion : c’est souvent plus calme, il y a moins de monde et évidemment, étant isolé, beaucoup moins de passage. Par contre, selon les modèles des avions, il n’est pas toujours possible d’incliner son siège. A vous de juger, donc !

Maintenant passons à la suite de cet article : les accessoires indispensables pour réussir à dormir en avion !

Vous vous apprêtez à prendre l’avion pour la première fois et ça vous stresse ?

Pas de panique : j’ai écrit un guide ultra-détaillé qui reprend toutes les étapes de A à Z. Vous pouvez le consulter en cliquant ici ! Ça devrait vous aider 🙂

Les 5 accessoires indispensables pour dormir en avion :

Je le dis et je le répète partout sur ce blog : il est indispensable de voyager léger (pour tout un tas de raison). Dans cette partie, je ne vais donc pas vous recommander un milliard d’accessoires à emmener avec vous, mais au contraire vous conseillez uniquement les essentiels et les indispensables pour pouvoir dormir en avion sans surcharger vos bagages. Voici ma petite liste perso :

> L’oreiller de maintien

Si vous ne voulez pas finir avec un torticolis (ou avec la tête sur l’épaule de votre voisin), vous devez absolument emmener avec vous un oreiller de maintient de la tête. Celui-ci en particulier est absolument excellent.

La raison principale qui fait qu’il est difficile de dormir en avion, c’est souvent la difficulté à trouver une position agréable. Déjà, il n’est pas possible de s’allonger complètement (et dormir assis, c’est pas méga-confortable, quand même). Et surtout, il faut pouvoir caler sa tête correctement !

Oubliez le petit coussin à caler entre votre crâne et le siège/la paroi et qui tombe toutes les trois minutes. Là, cet oreiller vous soutient la tête en douceur peu importe la position que vous choisissez. De mon point de vue, ce type d’oreiller est vraiment une petite révolution pour ceux qui ont du mal à trouver une position confortable en avion (et donc à dormir).

Si vous ne deviez emmener qu’un seul accessoire dans l’avion, c’est celui-ci, sans hésiter !

> Le masque anti-lumière

Même si votre vol a lieu la nuit, il y a toujours de la lumière dans l’avion : déjà car il ne fait jamais 100% noir (il y a des veilleuses partout, même la nuit), les voisins qui ne dorment pas peuvent allumer leur lampe personnelle, les hôtesses qui passent ont besoin d’y voir quelque chose, et puis évidemment parfois il fera jour (ou au moins clair) à des heures où vous préféreriez dormir (genre à partir de 4/5h du matin). Il peut aussi simplement s’agir d’un long vol de jour pendant lequel vous aimeriez dormir.

Bref, pour toutes ces raisons, je vous conseille vraiment d’emmener avec vous un masque de sommeil anti-lumière (un truc simple hein, n’allez pas lâcher une fortune là-dedans : celui-ci par exemple fera très bien l’affaire).

> Les boules Quiès ou le casque anti-bruit

Ce n’est pas un scoop que je vous annonce : l’avion fait beaucoup de bruit. Le moteur ronfle en permanence, peu importe qu’il fasse jour ou nuit, ni que le trajet soit long ou cours. Si vous voulez dormir, il vous faudra trouver un moyen de réduire le bruit. A un moment, je me contentais de mettre de la musique dans mes écouteurs, mais ça finissait par me réveiller quand même (ça reste du bruit, et ce n’est plus à prouver : un bon sommeil se fait dans le silence).

La seule solution simple qui fonctionne vraiment, c’est de mettre des boules Quiès. Ce genre de modèle suffit largement. Vous pouvez aussi en trouver dans les pharmacies ou dans les magasins de bricolage.

Plus radical, vous pouvez également apporter un casque anti-bruit (ce genre là). C’est pas le même budget mais c’est beaucoup plus efficace que les boules Quiès. Par contre, pour dormir je trouve ça moins confortable, mais c’est une question de goût.

Nouveau : il existe maintenant des produits qui font 2 en 1 : masque de sommeil ET protection anti-bruit. Regardez ça ! Je n’ai pas testé mais si l’un d’entre vous l’essaie, je serais curieux d’avoir votre avis dessus !

> La couverture thermique

Un truc que je n’ai jamais compris dans les avions, c’est la gestion de la température. Surtout la nuit, ils baissent le thermostat vraiment bas, et il fait systématiquement hyper froid. Pourtant, je dors pratiquement sans chauffage dans ma chambre même en hiver, mais dans l’avion je trouve que c’est vraiment trop bas.

Même si vous n’êtes pas spécialement frileux, je vous conseille donc d’emmener avec vous une couverture thermique (celle-ci par exemple). Ne serait-ce que pour le côté agréable de pouvoir se blottir dessous, et avoir une sensation similaire à quand on se glisse sous la couette 🙂

Une fois que vous serez sous votre couverture, pensez à remettre la boucle de votre ceinture de sécurité par dessus, afin qu’elle soit visible par l’hôtesse lorsqu’elle passera dans les rangs (ça vous évitera de vous faire réveiller par elle si, soudainement, la ceinture redevenait obligatoire, lors d’un passage en zone de turbulence par exemple).

> Les surchaussures

Lors d’un long vol en avion, il est agréable d’enlever ses chaussures : on a l’impression d’être chez soit, on se détend, et ça facilite évidemment l’endormissement.

Le problème, c’est pour circuler ensuite : soit vous devez enlever et remettre vos chaussures tout le temps (ce qui peut vite être chiant et/ou compliqué selon le modèle), soit vous marchez directement en chaussettes mais vous allez ramasser toute la crasse de l’avion sous vos pieds.

La solution, c’est la surchaussure, à caler par dessus vos chaussettes (ou même, encore mieux, par dessus vos pantoufles. Alors oui c’est en plastique, oui c’est moche, mais au moins ça vous permet de circuler peinard sans crainte de vous dégueulasser lorsque vous vous déplacerez (surtout si vous allez aux toilettes, en fait, où le sol peut vite devenir crade…). Vous pouvez les commander ici !

Comment s’habiller pour dormir en avion :

Crédit photo : Thinkstock

Voici mes conseils pour s’habiller de façon à bien dormir lors de votre nuit dans l’avion.

> Porter des vêtements amples et confortables

D’une manière générale, pour bien dormir en avion, il faut reproduire autant que possible les conditions de sommeil que vous trouvez dans votre chambre à coucher. Alors, si vous dormez nu (ou en sous-vêtements), évidemment vous allez devoir changer vos habitudes le temps de cette nuit dans l’avion. Mais si vous avez une sorte de pyjama ou des vêtements douillets et confortables, n’hésitez pas à les porter, vous ne le regretterez pas (et tant pis pour le style) !

Ok, je sais, vous n’allez pas être hyper classe si vous vous pointez dans l’avion avec un vieux jogging large et un sweat à capuche. Mais ce que je peux vous garantir en revanche, c’est que vous serez beaucoup plus à l’aise que si vous venez en jean et en chemise cintrée.

Même si vous ne voulez pas dormir en pyjama ou en jogging, évitez tout de même de porter des vêtements trop serrés qui pourraient ralentir ou perturber (même sans vous en apercevoir) la circulation du sang pendant votre nuit de sommeil. Cela serait vraiment dommage de faire une phlébite juste pour avoir voulu dormir stylé !

> Des chaussettes épaisses et chaudes

J’en parlais un peu plus haut : il fait froid dans les avions, surtout la nuit où la température descend encore. Si vous n’avez pas envie de passer une nuit glaciale, je vous conseille de mettre une bonne grosse paire de chaussettes bien épaisse et bien chaude.

Pour ma part, quand je dois dormir en avion, je prévois le coup et je mets carrément des chaussettes de ski ultra épaisses (oui, vous avez le droit de vous moquer 🙂 ).

Si vous voulez vous aussi vous équiper comme un bonhomme de neige pour la nuit dans l’avion : c’est par ici !

> Des chaussons de voyage…

.. Ou des chaussures facile à enlever et remettre ! Surtout si vous n’emmenez pas de surchaussures (que je vous conseillais un peu plus haut). Sinon vous allez devoir marcher en chaussettes dans l’avion et c’est vraiment désagréable. L’idéal c’est le chausson de voyage qui s’accroche avec un petit clastique derrière (comme ça, sûr qu’il ne tombe pas pendant votre sommeil – regardez celui-ci).

L’autre option, c’est les tongs. Même si l’inconvénient c’est qu’il faut être pieds nus dedans, ce qui n’est guère compatible avec les chaussettes chaudes que je vous recommandais juste au-dessus !

> Des bas de contention

Bon, ce n’est pas forcément nécessaire pour tout le monde, mais je préfère le mettre ici au cas où vous seriez concerné sans le savoir. Comme on dit : mieux vaut prévenir que guérir.

Si vous avez des problèmes de circulation sanguine, des problèmes veineux, ou autre, portez des bas de contention pendant votre vol (et allez vous dégourdir les jambes pendant 10/15 minutes toutes les 2 heures). Vous pouvez regarder ici si vous faites partie des personnes à risque.

N’hésitez pas à consulter un médecin avant votre voyage pour lui demander son avis (ça, et puis aussi pour faire les éventuels vaccins nécessaires pour visiter le pays lointain où vous vous rendez 🙂 ). La bonne nouvelle, c’est que si les bas de contention vous sont prescrits par votre médecin, ils sont remboursés par la sécurité sociale !

3 médicaments alternatifs pour réussir à dormir en avion

Puisqu’on parle de médecine, voici quelques produits alternatifs qui pourraient vous filer un coup de pouce pour réussir à dormir en avion.

Note importante : cette partie est à titre purement indicatif. Je ne suis pas médecin, je vous donne juste mon avis, ce que j’ai testé et ce qui a marché pour moi. Chaque être humain étant différent, je vous invite à consulter un professionnel de santé avant d’entreprendre le moindre traitement !

> Les huiles essentielles pour se détendre

Depuis que je gère mon auto-entreprise, je suis devenu assez stressé. Pour combattre ça, j’ai cherché pas mal de solutions dans tout un tas de domaines différents (via la pratique de la méditation, du sport, etc). Mais ce qui m’a amené le plus de résultat, c’est de prendre des huiles essentielles anti-stress. Parmi elles, le Calmigem me fait de l’effet pratiquement aussitôt.

Je prends 5 gouttes tous les soirs avant de m’endormir (et 2/3 gouttes en journée quand je sens le stress monter). Ça me détend tellement que je m’endors dans les dix minutes, même quand j’ai des pensées parasites qui me trottent dans la tête.

Bref, c’est bio donc a priori pas nocif pour la santé, et c’est efficace : banco !

Si vous voulez tester, vous pouvez en commander un petit flacon en ligne ici. Sinon ça se trouve aussi en boutique bio (mais c’est souvent plus cher).

On m’a aussi recommandé la prise de Fleurs de Bach, mais tant que le Calmigem fait son effet, je n’en ai pas l’utilité.

Bref, pour dormir en avion, c’est radical pour moi : les huiles essentielles !

> La prise de mélatonine

Autre truc que j’ai testé à une époque et qui m’a fait beaucoup de bien, ce sont les cachets de mélatonine.

Ça m’a été recommandé dans une boutique bio pour retrouver un rythme de sommeil adapté après un décalage horaire (je rentrais du Canada et je n’arrivais pas à me recaler sur le rythme européen, je m’endormais systématiquement vers 5h du matin, c’était devenu franchement galère, aussi bien pour mes proches que pour moi car je perdais la moitié de ma journée).

Bref, la mélatonine, si vous vous demandez ce que c’est, c’est l’hormone du sommeil. Elle est déclenchée automatiquement par le corps en fin de journée quand les conditions sont propices (notamment quand la lumière commence à décliner). Je ne vais pas vous faire un cours complet sur le sujet, lisez cet article si vous voulez en savoir plus.

Ce que vous pouvez faire pour vous endormir facilement dans l’avion, c’est prendre un cachet de mélatonine au moment quelques minutes après le décollage, afin de déclencher “artificiellement” l’envie de dormir. Dès que vous ressentirez les premiers signes d’endormissement (bâillements, yeux qui piquent un peu, etc), ne résistez pas, fermez les yeux et laissez-vous aller dans les bras de Morphée !

> L’homéopathie pour un transport serein

Dans un registre un tout petit peu différent, vous pouvez aussi faire appel à l’homéopathie pour vous aider à passer une bonne nuit dans les transports en commun (que ce soit dans l’avion ou pas).

Si vous avez tendance à avoir le mal des transports, vous pouvez prendre de la Cocculine pour vous apaiser et éviter d’avoir la nausée (on ne dort pas très bien, sinon…).

Autre option pour se détendre et/ou s’endormir avec l’homéopathie, c’est de prendre des granules (ou des comprimés) de Passiflore : une plante connue pour ses propriétés relaxantes (détaillées ici).

Une fois que vous serez serein dans l’avion, vous aurez beaucoup moins de mal à vous endormir. Bon, ça ne règle pas tout, bien sûr, mais c’est un premier pas !

> Quelques précautions à prendre dans ce domaine…

Je l’ai déjà dit plus haut mais je le redis : avant de vous lancer dans le suivi d’un de ces traitements, aussi naturels soient-ils, je vous invite à vous rapprocher d’un médecin ou d’un professionnel de santé.

De plus, sachez que certains pays peuvent voir d’un très mauvais œil l’importation sur leur territoire de médicaments “alternatifs”. Certains peuvent être considérés comme des drogues par les autorités locales, et vous conduire à de sérieux problèmes. Ma recommandation : n’emmenez que ce que vous êtes certain de pouvoir introduire légalement sur le territoire où vous vous rendez. Et ayez systématiquement une ordonnance médicale avec vous à présenter aux autorités, si besoin.

Mes 6 astuces pour réussir à dormir en avion

Une fois que toutes les conditions énoncées précédemment seront remplies (la plupart concernent la préparation de votre voyage et de vos bagages), voici ce que vous pouvez faire le jour J pour vous endormir plus facilement.

> Faire une séance de méditation

Une technique qui marche très bien pour moi et que je vous recommande d’essayer, c’est la méditation. Pas besoin de devenir bouddhiste ou un pro du domaine pour que ça marche : téléchargez et écoutez un podcast de méditation pour s’endormir disponible gratuitement sur Youtube (moi j’aime bien celui-ci : il marche si bien que je ne l’ai jamais entendu en entier).

Si ça fonctionne aussi bien pour vous que pour moi, vous pouvez même arrêter de lire cet article dès maintenant 🙂

> Conserver le même rythme de sommeil que quand vous êtes chez vous

Le sommeil est en grande partie une question de régularité. Si vous avez l’habitude de vous endormir et de vous réveiller à heure fixe en temps normal, la meilleure façon de vous endormir en avion sera d’aller vous “coucher” (même si ce n’est pas le terme approprié) à la même heure que d’habitude, une fois que vous serez en vol.

En gros, si vous vous couchez à 23H habituellement, faites en sorte de vous préparer à vous endormir à 23H également une fois dans l’avion. Même si les lumières sont encore allumées ou s’il y a encore de l’agitation autour de vous (emmenez vraiment un masque de sommeil et des boules Quiès, c’est l’archi-minimum).

En fonction des horaires de votre vol, vous pouvez même préparer votre corps à une nouvelle heure d’endormissement si vous savez que l’avion est plus tôt ou plus tard que l’heure à laquelle vous vous couchez d’habitude.

Si vous le pouvez, essayez de vous caler, quelques jours en amont, sur un timing d’environ 1H après le décollage de votre avion. L’idée, c’est d’habituer votre corps à s’endormir à l’heure où vous devrez le faire lors de votre vol. Alors évidemment, ne faites pas ça si vous avez un avion à 3 heures du matin, inutile de rester éveillé jusque si tard, même si c’est pour “prendre le rythme”. Mais si vous décollez à 22h30, vous savez que vous ne pourrez pas vous endormir avant au moins 23H30, donc vous pouvez prendre le coup de décaler votre rythme pour l’adapter à cet horaire, et donc faciliter votre endormissement le jour du vol.

En gros, l’idée général de ce point, c’est de comprendre que l’un des pièges du sommeil en avion, c’est qu’il est facile de rater son heure d’assoupissement et de ne plus réussir à s’endormir ensuite. Faites tout ce que vous pouvez en amont pour vous rendre cette tâche plus facile, en limitant le décalage entre votre propre rythme et celui qui vous sera imposé par votre vol.

> Manger léger avant et pendant le vol

La digestion consomme énormément d’énergie et maintient votre corps éveillé. Si vous en doutez, essayez de vous souvenir de votre dernier gros repas (genre une raclette où vous avez bien abusé), et rappelez-vous à quel point vous avez galéré pour vous endormir (et à quel point vous avez passé une mauvaise nuit ensuite, réveillé plusieurs fois, suées, etc). Bon, je me doute que vous n’alliez pas faire une raclette juste avant de prendre votre avion, mais je prends l’exemple car il est parlant : plus vous mangerez beaucoup (et lourd) avant de prendre l’avion, moins votre digestion sera rapide, et donc plus il vous sera difficile de vous endormir rapidement.

Faites donc l’effort de manger en quantité raisonnable aussi bien avant votre vol que pendant. Ne succombez pas à la tentation d’un petit café (surtout si celui-ci à tendance à vous maintenir éveillé). De même, pas d’alcool (ça ne favorisera pas un sommeil de qualité) !

> Lire un bouquin plutôt que regarder les films proposés dans l’avion

Les vols modernes sont géniaux : toutes les compagnies aériennes ou presque proposent des écrans tactiles à chaque siège, avec tout un tas de films, de séries et de jeux à votre disposition. Sauf que, je ne vous apprends rien, tout ça est très mauvais pour l’endormissement (c’est valable aussi dans la vie de tous les jours, pas que dans les avions). Les écrans ont tendance à exciter plus qu’à calmer, et vous risquez bien de ne pas réussir à vous endormir du tout si vous comptez sur un film pour y parvenir.

Mon conseil : plutôt que de regarder un film, prenez avec vous un bon bouquin et mettez-vous à la lecture dès que vous approchez d’une heure raisonnable pour vous endormir. Pour ma part, c’est certainement la méthode qui marche le mieux : la lecture me détend, me calme et m’apaise beaucoup plus qu’un film ou une série (où j’ai toujours tendance à m’accrocher pour voir la suite, même si je sens l’envie de dormir).

Bref, évitez les écrans autant que possible dans la soirée si vous voulez augmenter vos chances de vous endormir vite et bien !

> Emmenez peu d’affaires avec vous

Pour deux raisons : d’abord pour l’espace disponible, et surtout pour la tranquillité d’esprit. Même s’il y a peu de chance de vous faire dépouiller de vos affaires pendant un vol en avion, il est préférable de ne pas laisser traîner des affaires “tentantes” sous les yeux des autres pendant que vous dormirez (car, si vous lisez cet article vous le savez, tout le monde ne dort pas pendant une nuit en avion…).

Pour ma part, ça va peut-être vous surprendre, mais ce qui m’empêche de dormir dans les transports, c’est la peur de me faire voler mes affaires. Je n’arrive jamais à fermer l’œil tant que j’ai la crainte qu’on puisse me dérober mon téléphone, mon ordi, mon appareil photo, ou quoi que ce soit d’autre de précieux.

Si vous êtes dans le même cas que moi, à savoir un peu parano quand il s’agit de laisser ses affaires sans surveillance, alors mon conseil est aussi simple qu’efficace : moins vous en emmenez (et moins celles que vous emmenez ont de la valeur), plus vous aurez l’esprit tranquille.

Si dans votre bagage cabine il n’y a que quelques fringues, une brosse à dent et un chargeur de téléphone, croyez-moi, personne ne voudra vous les piquer et vous pourrez dormir sereinement. En revanche si vous avez un appareil photo de voyage, un ordinateur portable ou même des bijoux, là vous aurez plus de mal à trouver le sommeil (et quand vous le trouverez, ça ne sera que d’un œil).

> Marchez et étirez-vous régulièrement

Si vous avez un long vol, ne restez pas assis sur votre siège tout le temps. Déjà parce que ce n’est pas bon pour la circulation du sang (j’ai déjà parlé du risque de phlébite plus haut dans cet article), et surtout parce que ça va vous permettre de vous aérer un peu (façon de parler hein, ne sortez pas la tête de la carlingue 🙂 ), de vous détendre et de vous apaiser, et donc de favoriser l’endormissement.

De même, n’hésitez pas à faire des étirements, même si vous avez l’impression d’être bizarre. Ça vous fera du bien et ça vous évitera les courbatures le lendemain (je parle comme si vous alliez faire une session de sport, héhé).

Les fausses bonnes idées qui ne vous aideront pas à dormir en avion

Il y a plusieurs conseils qui circulent sur internet pour aider à dormir en avion. La plupart sont excellents, mais certains sont, à mon avis, des fausses bonnes idées. Voici lesquels.

> Se lever plus tôt le matin du vol

Certains d’entre vous sont peut-être tentés de se lever plus tôt le matin du vol afin d’être davantage fatigué en fin de journée, et donc de s’endormir plus vite une fois dans l’avion.

En théorie, c’est sûrement possible (compenser une heure de sommeil en moins le matin par une de plus le soir). Sauf que dans la pratique, il y a énormément de paramètres qui rentrent en compte dans le processus d’endormissement. Parmi eux, le stress (d’aller prendre l’avion, faire les bagages, quitter votre domicile/lieu de vacances, aller à l’aéroport, passer les contrôles, …), et l’excitation (d’aller découvrir un nouveau pays, de partir en vacances, …).

Le jour du vol, vous n’êtes pas dans des conditions classiques, chez vous, à pouvoir faire exactement ce que vous voulez comme vous le voulez. Là, vous devrez vous adapter aux conditions de vol, aux autres passagers autour de vous, au bon vouloir du personnel navigant, etc. Vous n’allez pas pouvoir vous coucher à l’heure exacte que vous souhaiteriez, ni dans les conditions optimales.

Quoi qu’il arrive, votre nuit en avion ne sera pas aussi bonne qu’une nuit dans votre propre lit. Vous sortirez de ce vol nocturne plus fatigué (ou, au minimum, moins reposé) qu’après une nuit classique.

A mon sens, il est donc plus intelligent de chercher à emmagasiner du sommeil de qualité en amont d’une nuit annoncée comme difficile, plutôt que de s’auto-saboter une nuit de sommeil normale en vue d’un hypothétique endormissement dans l’avion.

En plus, je ne sais pas pour vous mais personnellement, à chaque fois que j’ai tenté ce genre de technique, genre “je me lève plus tôt ce matin pour me coucher tôt ce soir”, ça a toujours foiré lamentablement.

Bref, pour ma part, je préfère me faire une vraie bonne nuit de sommeil la nuit précédent le vol. Après, vous faites ce que vous voulez, hein 🙂

> Boire de l’alcool

Un cliché qui a la vie dure, c’est celle du gars qui se prend son petit verre de whisky dans l’avion, histoire de s’endormir plus facilement. Ouais, bon, possible que boire un coup d’alcool fort vous assomme suffisamment pour que vous vous endormiez (encore que, si vous avez besoin de ça pour vous endormir, ce n’est pas qu’un verre qu’il faudra, c’est beaucoup plus…), mais ça ne sera pas un sommeil de qualité.

Or, le but de dormir dans l’avion, c’est d‘être le plus en forme possible le lendemain quand vous aurez atterri à destination. Donc même si prendre une cuite vous aide à vous endormir, c’est un cache-misère qui ne vous aidera pas à effacer la difficulté pour le corps à encaisser un vol nocturne, bien au contraire.

Conclusion : ne prenez pas d’alcool pour vous endormir en avion. Ou, en tout cas, pas en démesure : un petit verre avec le plateau-repas n’a jamais fait de mal à personne.

> Prendre des somnifères

Le somnifère pourrait être la solution de facilité pour ceux qui cherchent à dormir en avion. Pourtant, je vous le déconseille. Pour plusieurs raisons.

D’abord, cela ne vous apportera pas forcément un sommeil réparateur. De la même manière que pour la prise d’alcool, le but de dormir dans l’avion c’est d’être en forme le lendemain, pas de “dormir pour dormir”. Or avec un somnifère, si vous n’avez pas l’habitude d’en prendre vous allez être complètement vaseux le lendemain et vous ne profiterez de rien de votre premier jour de voyage.

Seconde raison de ne pas prendre de somnifère : ce n’est pas très bon pour la santé (notamment à cause du risque d’accoutumance). Si vous n’en avez jamais pris, vous ne saurez pas exactement comment votre corps réagira (il y a des effets secondaires). Et à mon avis, l’avion n’est pas tout à fait l’endroit adapté pour tester ce genre de truc.

Troisième raison : cela peut provoquer ou augmenter le risque de faire une phlébite. Car qui dit somnifère, dit immobilisation prolongée (via le dodo forcé). Et si vous aviez déjà un risque d’être sujet à ce type de problème, cela peut s’aggraver avec la prise de somnifère.

Enfin, quatrième raison de ne pas prendre de somnifère pour dormir en avion : vous ne pourrez pas l’emmener dans tous les pays. Certains ont en effet une législation très stricte sur l’importation de médicament sur leur territoire. Il vous faudra une ordonnance du médecin. Et même comme ça, on ne sait jamais, vous pourriez être emmerdé (certains composants des produits pharmaceutiques sont considérés comme des drogues dans certains pays).

Bref, le somnifère, oubliez !

La meilleure méthode pour dormir en avion :

Avec tout ça, j’espère que vous arriverez à trouver le sommeil la prochaine fois que vous serez dans un avion !

Si ça ne suffit pas, voici mon dernier (et mon meilleur) conseil : trouvez un vol qui ne vous fasse pas passer la nuit dans l’avion ! Je sais que ça n’est pas simple (c’est même parfois obligatoire pour les très longs vols), mais je vous garantis que c’est encore la meilleure façon de ne pas être complètement capout le lendemain de votre trajet !

Si cet article vous a aidé, si vous y avez trouvé des conseils intéressants pour dormir dans l’avion, n’hésitez pas à cliquer sur “J’aime” ci-dessous, c’est la meilleure façon de me remercier pour mon travail et de m’encourager à publier régulièrement des articles détaillés pour vous aider à préparer vos voyages.

Bon vol à tous !

Jérémy