Que mettre dans sa trousse de toilette de voyage : les essentiels et les dispensables

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Vous vous apprêtez à partir en vacances et vous vous demandez que mettre dans votre trousse de toilette de voyage ? Le dilemme est toujours le même entre l’envie d’emmener suffisamment pour ne manquer de rien, et la contrainte de place et de poids dans la valise.

Dans cet article, je vous dévoile ma trousse de toilette de voyage pour un séjour allant d’un week-end prolongé à une quinzaine de jours maxi, et pour une destination du monde occidental. Prêt ? On y va !

Ce que j’emmène à chaque fois dans ma trousse de toilette de voyage

Avec mon sac à dos, lors de mon premier voyage en solitaire, au Portugal.

Commençons par ce que j’emmène à chaque fois dans ma trousse de toilette de voyage, quelle que soit la durée de mon séjour. Vous allez voir, j’ai tendance à voyager léger !

> Une brosse à dents manuelle

Sans surprise, l’objet indispensable de toute trousse de toilette de voyage c’est la brosse à dents. Cependant, je prends soin de ne pas emmener de brosse électrique pour plusieurs raisons. D’abord, la brosse à dent « manuelle » est franchement moins chère, donc si elle casse ou si elle est oubliée quelque part, c’est moins grave : il suffit d’en racheter une dans n’importe quel supermarché pour une somme dérisoire (contre au minimum une vingtaine d’euros pour les premiers prix des électriques).

La brosse à dents électrique est aussi un poil (notez la subtilité du jeu de mot) plus encombrante, son poids net est supérieur, et il faut rajouter celui de son câble de chargement. La différence est minime, certes, mais à force de choisir à chaque fois l’objet le moins lourd sur l’ensemble de mes bagages, j’économise plusieurs centaines de grammes dans mon sac à dos, ce qui n’est pas pour déplaire à mes lombaires.

Enfin, dernière raison qui me fait opter pour la brosse « manuelle » en voyage : dans certains pays le voltage peut être différent du notre, avec les risques d’endommager sérieusement son appareil. J’ai flingué comme ça un rasoir électrique lors de mon séjour au Canada. Depuis, je préfère être prudent et je me contente des appareils à l’ancienne, ne nécessitant pas de branchement électrique.

> Des échantillons de dentifrice

A part la brosse à dent, j’emmène aussi, forcément, le dentifrice. Par contre j’évite d’emmener le gros tube habituel : certains contrôleurs aux aéroports peuvent être pointilleux et le retirer du sac (en théorie non, en pratique ça m’est arrivé une fois à l’aéroport de Bordeaux), et ça prend de la place inutile car il est rarement utilisé en intégralité au cours du voyage.

Mon truc, c’est de récupérer en magasin des échantillons de dentifrice, donc des tubes vraiment tout petits, qui ne pèsent rien, et qui sont vidés ou quasi vidés pendant le voyage. Je les trouve gratuitement dans une petite boutique bio près de chez moi : j’ai expliqué une fois à une vendeuse à quoi ça me servait et elle me laisse désormais embarquer mon petit tube tranquillement avant chaque voyage. Très cool de sa part. Notez juste que, selon la durée de votre voyage, un unique tube ne sera peut-être pas suffisant (si vous partez en famille, vous pouvez carrément emmener le gros tube classique habituel, je pense).

> Et le reste ?

Un dernier truc que je mets systématiquement dans ma trousse de toilette de voyage : une petite boîte de gel hydro-alcoolique. Aujourd’hui c’est devenu la norme de s’en tartiner les mains à la moindre occasion, mais j’en ai une dans mon sac depuis mon roadtrip au Portugal, en 2011, donc longtemps avant vous-savez-quoi. La raison était simple : je mangeais souvent dehors, et je n’avais pas toujours la possibilité de me laver les mains avant de toucher mon sandwich ou mon paquet de gâteaux.

Voilà pour l’essentiel de ce que j’emmène. Ça vous paraît peu ? Je le conçois complètement. Passons à la suite pour mieux comprendre comment j’en suis arrivé à mettre si peu dans ma trousse de toilette de voyage.

Ce que j’emmenais et que je n’emmène plus

Ça, c’est typiquement le genre de bagage que je ne veux pas avoir à transporter…

Vous le savez (ou vous l’avez deviné en lisant entre les lignes), je suis du genre à voyager léger : je considère qu’un voyage est plus agréable avec un sac à dos ultra light, donc je tends vers l’optimisation de l’espace et du poids de mes bagages. Pour cette raison, j’ai arrêté de mettre dans ma trousse de toilette de voyage un gros paquet d’objets. Soit parce que je ne les utilisais pas (ou peu), soit parce que j’ai trouvé une solution alternative. Voyons de quoi il s’agit.

> Les médicaments

Lors de mes premiers voyages, j’avais tendance à vouloir parer à toute éventualité. J’avais l’habitude de mettre dans ma trousse de toilette de voyage une véritable petite pharmacie portative, avec des pansements, des médicaments en tout genre (Doliprane, Ibuprofène, anti-histaminique, anti-tourista, anti-mal des transports alors que je n’y suis pas sujet mais c’était « au cas où », de l’homéopathie, et j’en passe). Au-delà du fait qu’ils ne me servaient jamais à rien et que je finissais toujours par ramener en pharmacie les périmés, j’ai complètement arrêté d’en emmener en voyage lorsque j’ai réalisé que certains médicaments en vente libre en France étaient parfois rigoureusement interdits à l’étranger, et pouvaient même amener à de sérieux problèmes avec la justice si on était pris à se promener avec : regardez cette histoire incroyable qui est arrivée à deux françaises en Géorgie, pour avoir transporté du Dafalgan codéiné dans leur trousse de toilette…

Bref, depuis je n’emmène absolument plus de médicaments dans ma trousse de toilette de voyage : je me dis que, selon où je me trouve, si j’ai besoin je commanderai des médicaments pour les douleurs et fièvre sur internet, par exemple sur ce site, en me les faisant livrer à mon hébergement, ou bien j’irai tout simplement trouver une pharmacie sur place en expliquant de quoi j’ai besoin (ça m’est déjà arrivé plusieurs fois pour des trucs idiots, genre m’entailler le pied sur les rochers d’une plage thaïlandaise). Clairement, je gagne énormément de place dans ma trousse de toilette depuis que je n’emmène plus de médicaments en voyage.

> Le savon et la serviette

Pendant ma longue période de voyage en solitaire, où je passais d’un hébergement Couchsurfing à un autre (c’est-à-dire pour ceux qui ne connaîtraient pas le principe, d’un « squat » de canapé chez l’habitant à un autre, en gros), je mettais toujours, dans ma trousse de toilette de voyage, une brique de savon de Marseille avec moi, histoire de pouvoir me laver sans devoir utiliser le savon d’un inconnu (et je prenais un savon en brique plutôt qu’un gel douche pour ne pas avoir à me prendre la tête lors des contrôles à l’aéroport). Mais depuis que je voyage avec ma compagne, on prend des hébergements payants (souvent via Airbnb) qui fournissent le savon et les serviettes. Donc je ne m’encombre plus ni de l’un ni de l’autre : j’utilise ceux qui sont mis à ma disposition dans les hébergements où je passe. Mine de rien, ça allège bien la trousse de toilette de voyage car l’un comme l’autre peuvent être encombrant.

Et détail qui a son importance : en arrêtant de trimballer ma propre serviette, je n’ai plus à me préoccuper du temps écoulé entre la douche et la remise dans le sac à dos. Car rangée mouillée, une serviette prend vite des mauvaises odeurs. Ce qui nécessite de la laisser sécher un minimum de temps, donc de calculer le moment de sa douche par rapport au départ, etc… Quand on utilise celle fournie par l’hébergement, c’est une préoccupation de moins et un gros espace de gagné dans la trousse de toilette.

> Le rasoir

Parmi les objets que je ne mets plus dans ma trousse de toilette de voyage, il y a le rasoir. J’ai longtemps eu le doute sur le fait d’avoir le droit d’emmener un rasoir à lame classique en cabine (c’est bien autorisé, si vous aviez le même doute que moi), mais de toute façon j’utilise un rasoir électrique (autorisé également). En revanche, en voyage je m’en passe : j’ai l’habitude de porter la barbe, généralement du genre « barbe de 2-3 jours », mais ça m’est arrivé de la laisser pousser beaucoup plus longtemps, histoire de voir que ça pouvait donner (c’est pas forcément très joli, si vous voulez tout savoir).

Donc quand je pars pour un voyage de moins de trois semaines, je me rase la veille, je garde mon rasoir chez moi, et je laisse ma pilosité s’exprimer naturellement jusqu’à mon retour à domicile. Notez, à toute fin utile, que mes cheveux ont décidé d’arrêter de pousser pendant ma vingtaine, donc je me rase le crâne également avant de partir et je le refais à mon retour. Ça m’évite de m’encombrer du rasoir et de tout ce qui va avec. Et, si vous avez bien lu le début de l’article, ça m’évite aussi de me faire à nouveau surprendre par les différences de voltage qui peuvent exister d’un pays à l’autre (je le disais : j’ai bêtement flingué un rasoir électrique flambant neuf au Canada). Au passage, je vous partage cette page qui liste les voltages par pays : ultra pratique quand on a un doute !

Quand il m’arrive de faire des séjours plus long que trois semaines, je prends simplement un rendez-vous chez le coiffeur ou le barbier dans la ville où je me trouve, ça me prends maxi dix minutes, ça coûte me coûte généralement trois fois rien (il lui suffit de me passer un coup de tondeuse sur le crâne), et je trouve ça plutôt fun de faire à l’étranger cette activité pourtant complètement banale chez soi.

Voilà pour ce que je ne mets plus dans ma trousse de toilette de voyage. Je n’ai pas nommé le déodorant dont j’essaie de me passer au maximum pour des raisons de santé, ni les produits cosmétiques du type crème hydratante que je n’utilise tout simplement pas.

Les critères d’une bonne trousse de toilette de voyage

Si vous comptez systématiquement mettre votre trousse de toilette dans un bagage qui va en soute, alors vous pouvez prendre n’importe quel modèle, du plus élégant au plus loufoque. En revanche si vous comptez l’emmener en cabine avec vous, je vous conseille franchement de prendre un modèle qui vous facilitera la tâche lors des contrôles de sécurité à l’aéroport. C’est à dire qu’il soit :
hermétique
transparent
de taille modeste (faut que ça tienne dans un tout petit sac, du coup).

Ma recommandation, c’est d’acheter un kit avec des trousses de plusieurs formats et des flacons transparents, gradués à 100ml (la quantité max autorisée en cabine). Vous les trouverez en vente un peu partout sur la toile et dans les boutiques spécialisées, je vous laisse farfouiller par vous-même.

Vous savez tout sur ma trousse de toilette de voyage !

Voilà, on arrive au terme de ce petit tour d’horizon de ce que j’emmène dans ma trousse de toilette de voyage. J’ai bien conscience que ce ne sera pas forcément exactement ce que vous emmènerez : j’avais juste envie, là, de vous donner un aperçu de ce qu’on peut emmener si on veut voyager léger et pratique, en allant directement à l’essentiel (donc sans s’encombrer de tout un tas de produits cosmétiques).

Je sais aussi que cet article va être plutôt à destination d’un public masculin car je n’ai pas exactement les mêmes besoins que, par exemple, ma compagne qui glisse dans sa trousse de toilette quelques objets supplémentaires dont son fer à lisser et de quoi se maquiller (entre autres). De toute façon, au final, il n’y a que vous pour savoir réellement de quoi vous aurez besoin lors de votre voyage.

Bon voyage à tous !

Jérémy