Vous détestez l’Italie ? On parie que je vous fais changer d’avis :

Nouveau : comment TOUT QUITTER et partir voyager (très) longtemps ? J'explique tout ici !

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Quand j’ai décidé de prendre un billet d’avion pour l’Italie, je dois quand même vous avouer un truc : j’étais à peu près sûr que j’aimerais pas.

Je pensais que les italiens seraient frimeurs, bruyants, incivilisés, machos, arnaqueurs, inintéressants, et à peu près tous les adjectifs qualificatifs négatifs que vous puissiez connaître (j’exagère un peu, mais pas trop).

Faut dire qu’en France, les clichés sur l’Italie ont la vie dure. Ils parlent avec les mains, ils essaient de te rouler dans la farine à la première occasion, ils se roulent par terre dès qu’on s’approche à moins de 3 mètres d’eux (ah non, ça c’est les joueurs de foot, hein Gilardino), bref : avant de partir, je ne portais pas particulièrement l’Italie dans mon coeur.

Pourquoi j’ai décidé de me rendre là-bas ?

A peu près pour les mêmes raisons qui m’ont poussé à découvrir l’Espagne : j’aime me faire ma propre opinion, et pouvoir juger sur pièce, en connaissance de cause, plutôt que de me baser sur des « on dit », des clichés, et des rumeurs. Détester l’Italie oui, mais autant avoir des arguments solides et concrets à sortir. J’aurais l’air malin si je devais attaquer l’Italie sans connaître autre chose du pays que la mozarrella dégueulasse vendue chez Carrefour.

Bref, voici 4 bonnes raisons d’aimer l’Italie :

1/ Pour la bouffe :

De l’Italie, je ne connaissais que Martina, que j’avais rencontré en Suède, et qui m’avait cuisiné des risotto absolument succulents. J’avais donc des attentes assez élevées en terme de nourriture italienne.

Bah purée, je peux vous garantir que j’ai pas été déçu. Du premier au dernier repas chez les ritals, je me suis ré-ga-lé !

Je voyageais en couchsurfing la plupart du temps, donc j’ai rencontré beaucoup de locaux. Tous ont cuisiné au moins une fois avec moi, et à chaque fois c’était réussi.

Mention spéciale à Lucio et Alice, que j’ai croisé à Bologne, et qui m’ont préparé des pâtes bolognaises absolument délicieuses, avec des techniques que j’ai toujours pas compris aujourd’hui (mettre un morceau de pomme pour absorber l’amertume de je sais plus quel aliment, bref c’est pas grave : c’était bon) !

Je ne parlerais pas des pizzas, délicieuses et vraiment pas chères. Une pizzeria, toujours à Bologne, au pied des deux tours (ouai, comme dans le Seigneur des Anneaux), fait des margherita à tomber par terre, et une autre à Venise, quelque part dans une petite ruelle paumée, proposait des végétariennes exquises (et pourtant je suis tout sauf végétarien).

Bref, la première raison d’aimer l’Italie, c’est la bouffe : ils s’y connaissent, les bougres ! (mais la nourriture française est meilleure, oh hé ! 😉 )

2/ Pour les arts et la culture :

On peut dire ce qu’on veut : la culture italienne, c’est quelque chose. De Leonard de Vinci à Michel-Ange, en passant par Dante, Raphael ou Luca Turilli ( 😉 ), l’Italie a donné naissance a un sacré paquet de génies, qu’ils soient musiciens, écrivains, peintres ou inventeurs fous.

Ce que j’aime en Italie, c’est me promener dans les petites ruelles des centres historiques, et tomber au hasard sur une galerie d’art, sur un atelier de peinture ou sur un petit bouquiniste. L’Italie transpire l’intelligence artistique, et son peuple, cultivé, regorge de créativité. Agréable !

3/ Pour la gentillesse des habitants :

Je me suis perdu un sacré paquet de fois. Et comme les italiens ne daignent pas mettre des offices de tourisme dans leurs villes, je n’avais jamais de plan avec moi. Du coup je demandais constamment ma direction aux gens, et j’ai quelques fois eu d’excellentes surprises.

Le premier exemple, c’est 10 minutes après mon arrivée à Milan. Je marchais un peu au piff à la recherche du Duomo, sans aucune certitude d’être dans la bonne direction. J’interpelle le premier gars que je croise, avant de m’apercevoir qu’il était au téléphone (les foutues oreillettes). J’étais prêt à m’excuser et continuer mon chemin mais je l’entends dire un truc : « mamma, espetta blablabla« . Je comprends qu‘il parle à sa mère et qu’il lui demande d’attendre un instant. Je le remercie, demande ma direction, il prend son temps pour m’indiquer le chemin dans un anglais plus qu’acceptable, et reprend la communication avec sa mère au bout de 2 minutes d’interruption. J’ai trouvé ça absolument remarquable !

D’ailleurs à chaque fois que j’ai dû demander des informations aux gens dans la rue, tout le monde m’a toujours répondu avec le sourire, poliment, et fait le maximum pour m’aider. Certains ont même fait un bout de chemin avec moi pour me mettre sur la bonne voie.

De même, que ce soit via couchsurfing ou simplement comme ça, dans les rues, les bars, les trains ou ailleurs, tous les locaux que j’ai rencontré ont été vraiment chouettes, amicaux et chaleureux. Pas le genre chaleureux gênant comme les espagnols qui te prennent dans leurs bras au bout de 10 secondes en t’appelant « amigo », non. Juste super sympa, toujours prêts à rendre service. Bref, un vrai sens de l’hospitalité, j’ai adoré !

4/ Pour la langue :

Bon ok là c’est assez subjectif. Avant de partir, j’avais l’image de l’italien qui en fait des tonnes. J’ai complètement changé d’avis en me rendant sur place et en entendant la langue au quotidien. C’est mélodique, chantant, presque sensuel (quand c’est une belle italienne qui parle, en tout cas !). J’ai vraiment adoré ! Et puis, pour nous français, c’est assez simple à comprendre, surtout à l’écrit certes, mais aussi à l’oral quand les locuteurs font un effort pour articuler.

Bref, je partais en Italie avec tout un tas d’a-priori qui ont sauté les uns après les autres. Résultat, aujourd’hui j’adore ce pays (en tout cas la partie que j’ai visité : la moitié nord), et je compte bien y retourner prochainement !

D’ailleurs pour ceux qui y sont allés, je serais curieux de connaître votre avis : vous avez aimé ? Comment étaient les gens que vous avez rencontré ?