Depuis que je suis tout petit, j’entends parler de l’Écosse à la maison. Mes parents y sont allés peu de temps avant ma naissance. Et mon père est tombé tellement amoureux du pays qu’il y est retourné une bonne demi-douzaine de fois depuis.
Alors forcément, quand j’ai commencé à voyager, l’Écosse est rapidement venue se positionner dans mes short-lists. Surtout que j’ai toujours été attiré par les grands espaces sauvages, les paysages verdoyants et escarpés, et que le vent et la pluie rajoutent, à mon goût, un vrai charme aux lieux. Probablement des réminiscences de mon Cotentin natal.
Bref, dans cet article, je vous partage mes réflexions et mes étonnements sur l’Écosse, destination authentique par excellence.
1. La gentillesse des Écossais
Je commence par ce qui est clairement le plus flagrant quand on débarque dans ce pays, c’est la gentillesse des locaux. Partout, même à Édimbourg, la capitale, les gens sont prêts à aider, dépanner, filer un coup de main, ou à prendre le temps de s’arrêter pour donner un renseignement.
Je me rappelle d’un moment où, après avoir conduit toute la nuit pour rejoindre mon hébergement dans les Highlands, je me suis allongé dans l’herbe au bord d’un loch, en mode « mini sieste rapide du petit matin », avant d’aller chercher les clés de mon logement (que je ne pouvais avoir que quelques heures plus tard, sinon, vous pensez bien, je serais allé m’allonger dans un vrai lit).
Apaisé par les lieux majestueux et exténué par la longue route, je finis par fermer les yeux et m’assoupir quelques instants. Et là, une petite mamie pose doucement la main sur mon épaule. « Are you okay sir ? », me demande-t-elle, visiblement très « concernée » par mon état. Un peu confus, je lui réponds avec le sourire que tout va bien, que c’est adorable de s’inquiéter, et une petite discussion s’engage avec elle. Une telle marque de gentillesse m’a vraiment touché.
2. L’ambiance incroyable dans les pubs

Je connaissais la réputation des pubs en Grande-Bretagne, j’avais déjà eu l’occasion de découvrir l’ambiance des pubs londoniens, mais ça n’empêche : j’ai adoré l’atmosphère chaleureuse, conviviale, des pubs écossais. Tu rentres là-dedans, t’as l’impression de débarquer chez des copains.
Même avec ma dégaine de touriste, on m’a toujours et partout accueilli avec le sourire, servi mes pintes en engageant la conversation, souvent en me posant quelques questions sur d’où je venais (ça c’était plus par politesse parce qu’avec mon accent à couper au couteau, ils n’ont pas dû avoir beaucoup de difficulté à spotter le frenchie), sur ce qui m’amenait ici, etc.
Ce qui m’a le plus étonné, c’est qu’il y a littéralement des pubs partout. A Édimbourg, c’est logique, mais dans les Highlands, chaque village possède son pub. Et c’est pas un truc genre PMU squatté par les deux poivrots du coin, non : c’est un vrai pub super sympa, avec toujours du monde à l’intérieur, des mini-concerts tout le temps, bref vraiment une ambiance extraordinaire.
Rien que pour les pubs, je sais que je retournerai un jour en Écosse. Parce qu’au fond, un voyage là-bas, ce n’est pas seulement admirer les paysages des Highlands : c’est aussi passer des soirées dans ce genre de pubs pleins de vie, partager un vrai moment de convivialité avec les habitants. Et honnêtement, c’est aussi ce genre de moments qui rend un voyage en Écosse authentique aussi mémorable. Et c’est ça qui compte, finalement.
3. On peut encore se retrouver totalement seuls dans certains endroits

Le tourisme s’est énormément développé en Écosse au cours des dernières décennies. Les gens qui cherchent de l’authenticité, des paysages plus « exigeants » que les cartes postales paradisiaques de Méditerranée, ont compris que l’Écosse remplissait beaucoup de critères pour passer un très agréable séjour.
Je m’attendais donc à avoir constamment une certaine densité de personnes autour de moi, comme quand je me promène dans ma chère Croatie, par exemple. Mais en Écosse, il est encore possible de trouver des lieux totalement isolés, où on ne croise pas âme qui vive de la journée. Y compris dans les Highlands, et y compris sur la fabuleuse île de Skye. Alors bien sûr, les lieux emblématiques comme le Old Man of Storr ou le Quiraing sont pris d’assaut, mais globalement on peut encore communier pleinement avec la nature grandiose dans ce pays, et ça c’est vraiment appréciable.
Ce que j’ai apprécié aussi, c’est que malgré le développement du tourisme, l’Écosse conserve encore énormément d’authenticité. Et je pense que cela vient aussi du fait que beaucoup de voyageurs qui choisissent cette destination recherchent justement des paysages bruts, du calme et une immersion plus profonde dans le pays. Des agences comme Cercle des Voyages, par exemple, mettent d’ailleurs beaucoup en avant cette dimension plus authentique du voyage.
4. La cuisine écossaise est bien meilleure que je l’imaginais
Comme beaucoup de français, j’étais parti avec des gros clichés sur la cuisine britannique. Dans mon esprit, on allait surtout manger des trucs gras, frits, et pas forcément très qualitatifs.
Finalement, j’ai été agréablement surpris. Déjà parce qu’en Écosse, les produits sont souvent excellents. Entre le saumon, l’agneau ou le boeuf écossais, on mange globalement très bien. Et surtout, dans les pubs où vous sert systématiquement des plats simples, très généreux, et avec des produits de qualité.
Je me rappelle notamment d’un burger dégusté sur l’île de Skye après une longue journée à explorer les environs. J’étais trempé et rincé de ma journée, et quand j’ai vu la serveuse me déposer son burger canonique et ses frites maisons, j’ai compris que j’allais me régaler (et ce fût le cas effectivement). Bon, il faut dire qu’après avoir passé des heures sous le vent écossais à crapahuter dans les Highlands, à peu près n’importe quoi aurait probablement semblé extraordinaire, mais quand même.
Accessoirement, je pensais que les prix seraient délirants, mais finalement c’est à peu près semblable à ce que l’on connaît chez nous, sauf que là les portions sont vraiment généreuses, donc on s’y retrouve totalement.
5. Conduire à gauche : finalement, on s’y adapte très vite

Le truc que j’appréhendais le plus, en préparant mon voyage en Écosse, c’était la conduite à gauche. Ayant grandi à Cherbourg, j’ai des souvenirs de britanniques fraîchement débarqués du ferry qui prenaient nos ronds-points à l’envers, ou qui s’engageaient dans la mauvaise voie, créant de la confusion et de la panique autour d’eux. A l’époque, avec mes camarades de classe, on se moquait d’eux, mais là, c’est à mon tour de passer de l’autre côté de la Manche, et je peux vous dire que je n’en menais pas large.
Je me suis collé un post-it sur le volant pour ne pas avoir le réflexe continental de partir du mauvais côté en démarrant (enfin, je dis « mauvais », on se comprend hein : ce sont les british qui conduisent du mauvais côté, ahah), et j’ai redoublé de vigilance dans les ronds-points. Le moins évident, c’était sur l’autoroute, avec les voies d’insertion du côté gauche (pas pour m’insérer moi, mais pour penser à garder un oeil du bon côté au moment opportun).
Bref, j’ai vraiment vite pris le pli de conduire à gauche, au point même qu’au retour en France j’ai dû être vigilant pour ne pas partir à l’envers !
En tout cas, si c’est quelque chose qui vous stresse pour la préparation de votre road trip en Écosse, je vous rassure : ça va bien se passer.
6. Les midges : probablement la pire invention de l’univers
Je termine par le truc le plus insupportable que vous puissiez trouver en Écosse : les midges. Je vous jure, ces bestioles c’est la pire invention de l’univers après les bouchons de bouteille impossible à dégoupiller. Si vous ne savez pas ce que c’est – bande de petits chanceux – en gros ce sont des espèces de moucherons qui volent par nuées entières, et qui vous dévorent la peau si vous avez le malheur de laisser le moindre centimètre carré de votre corps à disposition.
Heureusement, dès qu’il y a un peu de vent, ils disparaissent. Ce qui veut dire que, quand un pote revient d’Ecosse et qu’il se vante « d’avoir eu un temps magnifique », il a probablement passé son séjour à gesticuler des bras dans tous les sens pour chasser ces fichues midges.
Mon meilleur conseil : emmenez un costume d’apiculteur dans vos bagages (c’est une vanne hein : mais pour de vrai, le fait d’avoir eu un foulard pour m’emmitoufler le visage m’a sauvé la mise lors de ma découverte du Old Man Of Storr, l’un des plus beaux spots du pays).
Alors, l’Écosse vaut-elle le voyage ?

Très honnêtement, oui. Mille fois oui.
L’Écosse est un pays qui possède quelque chose d’assez rare aujourd’hui en Europe : une vraie sensation d’espace, de nature brute et d’authenticité. On y trouve des paysages grandioses, des routes magnifiques, des pubs chaleureux, des habitants adorables, et évidemment sa dose de pluie et de vent pour donner à l’ensemble une atmosphère absolument unique.
Alors oui, il faudra probablement composer avec quelques midges, apprendre à conduire à gauche et surveiller votre jauge d’essence dans les Highlands. Mais au final, ce sont aussi ces petits détails qui rendent le voyage mémorable.
En tout cas, une chose est sûre : moi, je retournerai en Écosse un jour. Et probablement plus d’une fois.
A bientôt sur mon blog,
Jérémy
