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9 conseils pour dormir dans un aéroport sans devenir fou (inclus : mes pires expériences)

Au cours de mes années de voyage, il m’est arrivé plusieurs fois de devoir passer la nuit à l’aéroport. Soit parce que j’avais un vol tôt le matin soit parce que j’avais une correspondance à prendre et l’impossibilité de faire autrement que d’attendre plusieurs heures dans l’aéroport pour mon avion suivant.

Dans tous les cas, je peux vous dire que ce n’est pas très marrant. Vous allez vite comprendre pourquoi.

Si vous cherchez des infos sur comment survivre à une nuit dans un aéroport (n’espérez quand même pas parvenir à y dormir), vous êtes au bon endroit : je vous donne mes conseils ci-dessous.

Les aéroports sont-ils ouverts la nuit ?

Bon, c’est la première question qui se pose quand on s’aperçoit qu’on a un vol à une heure pas possible, ou qu’une correspondance mal fichue nous oblige à rester la nuit dans l’aéroport de transit.

nuit-a-aeroport

Rassurez-vous : la plupart des aéroports sont ouverts la nuit. En tout cas, les aéroports internationaux, oui. Il est donc possible d’y passer la nuit sans trop de difficulté, que ce soit dans la zone des arrivées comme dans la zone des départs, une fois les contrôles passés (c’est aussi dans cette zone là que vous pourriez bien vous retrouver coincé lors d’une correspondance). Par exemple si vous vous demandez s’il est possible de dormir à Charles-de-Gaulle (Roissy), la réponse est oui. Enfin, dormir est un bien grand mot, vu le bruit et le passage incessant. Mais en tout cas vous pourrez y passer la nuit : pas besoin de vous ruiner en payant un hôtel.

Cependant, notez que beaucoup de petits aéroports ne sont pas ouverts la nuit. Celui de Beauvais, par exemple, ne l’est pas. Si vous partez tôt le matin de Beauvais, vous n’aurez pas d’autre choix que de dormir à proximité, soit dans Beauvais même, soit dans la petite ville de Tillé (où se trouve l’aéroport). Pour économiser une nuit d’hôtel (qui peut être cher dans ce coin là), vous pouvez aussi dormir dans votre voiture, à proximité. Pas très confortable, mais au moins c’est gratuit.

Passer la nuit dans un aéroport : mes 3 pires expériences

Je le disais plus haut, j’ai eu la chance (hum…) de passer plusieurs fois la nuit dans des aéroports. Ci-dessous, je vous raconte comment ça s’est passé pour moi lors de mes trois pires expériences. Si le racontage de vie ne vous intéresse pas, passez directement à la grande partie suivante où je vous donne mes 9 conseils pour survivre à une nuit dans un aéroport.

> Malaga, où je me suis fait jeter dehors par un vigile

J’aime bien aller prendre le soleil en Andalousie l’hiver. Les vols sont souvent peu chers, les touristes ont déserté les plages, et il règne sur la Costa del Sol une ambiance qui me plaît bien.

Cette année là, j’étais parti avec ma petite sœur. On a atterri à minuit à Malaga. Pour faire des économies, on avait décidé de réserver notre logement qu’à partir de la nuit suivante… et donc de passer la nuit à l’aéroport.

En sortant de l’avion, on a donc cherché un endroit où se caler à peu près confortablement en attendant de pouvoir prendre notre bus pour notre destination finale, le lendemain matin.

Il y a des grosses colonnes un peu partout dans l’aéroport de Malaga, dans la zone des arrivées. On s’est calé derrière l’une d’elle, et on a commencé à s’assoupir. Ce n’était pas très difficile : les lumières étaient éteintes et il n’y avait absolument personne à part nous. Évidemment, c’était trop beau. Une demi-heure à peine après avoir planté notre tente (façon de parler hein), une vigile de l’aéroport s’est pointée et nous a poliment mais fermement demandé de partir.

On s’est donc retrouvé dans le hall des départs, au milieu d’une vingtaine d’autres voyageurs qui squattaient les meilleures places. D’un coup c’est devenu moins fun.

Après avoir tourné en rond pendant une heure ou deux, on a décidé de passer la nuit à boire des jus d’orange au Starbucks, en faisant la connaissance d’un géant norvégien dont je ne me souviens plus le prénom.

Le lendemain matin, aux premières lueurs de l’aube, on s’est serré la pince comme deux soldats ayant survécu à une rude bataille, et on a pris chacun une direction différente.

J’ai passé la journée du lendemain à grogner et à râler (effets secondaires du manque de sommeil chez moi). Et j’ai passé une demi-journée à dormir pour rattraper le sommeil en retard. Il y avait meilleure façon de commencer notre séjour en Andalousie.

> Bergame, où les secondes duraient des heures

Celui-là avait pourtant super bien commencé. Je devais prendre un avion pour rentrer en France. Le décollage était prévu à 6h et quelques du matin, donc je devais être présent à l’aéroport pour maximum 4H – 4H30.

Problème : il n’y avait pas de navette entre la ville de Bergame et son aéroport. La dernière partait autour de minuit, et la première, au petit matin, me faisait rater l’avion.

Je n’avais donc pas le choix : soit je prenais un taxi (mais à quoi bon acheter un billet d’avion à 10€ si c’est pour se taper 30€ de taxi à côté…), soit je dormais sur place.

Comme je suis dans une optique de voyager pas cher, j’ai évidemment choisi la seconde solution.

J’ai donc passé la première partie de soirée à Bergame, à boire un rosé italien délicieux dans un restaurant de la vieille ville. Et puis, peu avant minuit, j’ai pris la direction de l’arrêt de bus pour prendre la dernière navette. J’avais trop bu, et le bus a achevé de me faire tourner la tête.

Ah oui, j’ai oublié de vous préciser : j’avais une angine terrible et quelque chose comme 39 de fièvre. L’idéal pour passer une nuit blanche dans l’aéroport, donc…

Arrivé à l’aéroport, la longue attente commença.

Je me suis calé dans un café, j’ai bu une boisson chaude pour diluer le vin, et j’ai commencé à prendre mon mal en patience.

Au bout d’un moment, j’ai décidé d’aller m’allonger par-terre, comme des dizaines d’autres passagers.

Plusieurs fois, j’ai cru pouvoir m’endormir. Et à chaque fois, un agent d’entretien passait avec une voiture-balayette faisant un boucan épouvantable. J’étais convaincu qu’il prenait un malin plaisir à réveiller les voyageurs tentant vainement de fermer un œil. Je n’avais qu’une envie : lui fracasser la tête.

Au bout d’un petit moment, un bonhomme de la sécurité est venu gueuler quelque chose en italien, du genre « vous n’avez pas le droit de dormir ici« . Personne n’a bronché, il est parti, et l’autre a recommencé son petit manège sadique. L’horreur a duré 4 heures.

Une fois en France, dans un lit familier, j’ai fermé les yeux et ai dormi 15 heures d’affilées.

> Istanbul, où j’ai cru devenir fou

S’il y a bien un aéroport que je connais par coeur, c’est celui d’Istanbul – Atatürk. Je crois que je n’ai jamais passé autant de temps dans un aéroport, même en cumulant toutes les heures d’attente de ma vie à Charles de Gaulle ou à Beauvais. Autant dire que ça tient de la performance de haut vol.

Je suis arrivé en provenance de Paris et en direction de Bangkok. Pour ne pas payer trop cher, j’ai fait sauter le premier avion Istanbul – Bangkok pour prendre le suivant (et me retrouver avec un aller simple à 200€, plutôt cool !). Sauf que je n’avais pas prévu que le temps d’attente serait un tel calvaire. Si c’était à refaire, je mettrais 100 balles de plus et je partirai au bout de deux heures.

Donc là, je suis arrivé à Istanbul. Il était quelque chose comme 20 heures, et mon avion pour Bangkok décollait le soir suivant. En gros, j’avais pratiquement 30 heures d’attente. Je voulais rester dans la zone de transit, mais le délais avant mon prochain vol était trop long, et le douanier a tamponné mon passeport comme si j’allais faire le touriste dans son pays. Sauf que je n’avais pas prévu ça, je n’avais donc rien réservé pour dormir à Istanbul. Et de toute façon, je n’avais pas envie de me payer le trajet vers le centre ville, l’hôtel, la bouffe, et le retour à l’aéroport.

Je suis donc resté dans le grand hall d’entrée de l’aéroport, à jongler d’un siège à l’autre au fur et à mesure que les voyageurs allaient et venaient, jusqu’à trouver un endroit plutôt agréable et confortable. J’ai même fini par me caler dans un siège cosy d’un Starbucks ouvert pour la nuit (encore eux, décidément !).

J’étais relativement à l’abri des mouvements de foule, mais par contre les hauts-parleurs me réveillaient systématiquement toutes les trois minutes. Littéralement impossible de fermer l’œil.

J’ai profité des premières heures pour écrire des articles pour mon blog (celui-là, quoi) et regarder quelques épisodes de Homeland. Mais au bout d’un moment, j’en avais juste ras le bol. Je ne tenais plus en place.

Le manque de sommeil est terrible pour moi : je deviens irritable. Un rien m’agace. Je n’aurais jamais survécu à 30 heures dans l’aéroport.

Heureusement, en discutant avec le serveur du Starbucks, j’ai appris que la compagnie aérienne avec laquelle je m’envolais proposait des visites gratuites d’Istanbul à tous les passagers en transit.

istanbul aeroport

Alléluia !

J’ai donc réservé ma place pour un tour de la ville le matin même, et me voilà embarqué dans un groupe d’une quinzaine de personnes, avec une guide anglophone, à la découverte d’Istanbul. Au programme : la mosquée bleue et plein d’autres endroits dont je n’ai absolument rien mémorisé d’autre que quelques images fugaces. Impossible donc de vous dire ce que j’ai vu, j’ai juste trouvé ça chouette. Turkish Airlines nous a aussi offert le restau dans un bouiboui relativement typique du centre, et on est rentré à l’aéroport où, soudainement, l’attente m’a paru moins intolérable.

Plus de 48 heures après mon départ de Paris, j’arrivais à destination. D’ailleurs je raconte mes premiers pas à Bangkok ici, si ça vous intéresse. Bref, là encore, j’allais dormir pratiquement 24 heures d’affilées pour me remettre de mes émotions.

> Et les meilleurs aéroports sont… :

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Ici, l’aéroport de Singapour, considéré comme l’un des aéroports les plus agréables du monde…

Heureusement, j’ai aussi connu des nuits à l’aéroport moins difficiles.

Une de mes meilleures expériences sur le sujet fût lors d’une escale à Delhi, en Inde. J’attendais mon vol pour me rendre à Katmandou, Népal. J’étais arrivé tôt dans la zone d’embarquement, parmi les premiers passagers. J’avais quelques heures à tuer, je ne me souviens plus exactement combien : j’étais complètement décalé.

Coup de chance, il y avait des sortes de grand fauteuils allongés, à mi-chemin entre la chaise longue de jardin et une table de massage de kiné, comme ceux de la photo ci-dessus. Je me suis vautré dedans, appréciant enfin un peu de confort (parce que dormir dans un avion, pour moi c’est impossible) et me suis paresseusement endormi jusqu’à l’embarquement.

Je n’ai pas testé tous les aéroports du monde, donc je ne peux pas vous dire si celui où vous vous apprêtez à dormir sera confortable et accueillant, ou si vous en ferez des cauchemars pour les dix prochaines années de votre vie. Le voyagiste Edreams a effectué un sondage auprès de ses clients pour élire les meilleurs aéroports du monde, vous pouvez regarder les résultats ici si celui où vous vous rendez est cité dedans (notez qu’ils parlent aussi du top 10 des pires aéroports, et qu’on a deux représentants dedans… Cocorico !).

Mes 9 conseils pour passer la nuit à l’aéroport sans devenir fou

Si vous partez bientôt et que vous avez un vol qui vous oblige à passer la nuit dans un aéroport, que dire d’autre à part que je compatis à votre douleur, même si vous vous en foutez très probablement. Mais comme je suis sympa, je vais vous donner mes 9 meilleurs conseils pour tenter de rendre ces heures d’attente les moins insupportables possibles. Go.

> Faites vous des copains !

Si vous voyagez seul, alors une nuit dans un aéroport peut être vraiment un calvaire. A plusieurs, ça passe encore : vous allez pouvoir papoter, ou veillez les uns sur les affaires des autres, pendant qu’on part pisser ou se dégourdir les jambes.

Si vous êtes seul, alors mon meilleur conseil pour passer le temps dans un aéroport : faites-vous des copains. Repérez d’autres gens coincés comme vous l’êtes, et allez faire la discussion. C’est pas difficile, et ils vous seront reconnaissants de venir briser la glace et passer le temps.

J’en parlais plus haut, à Malaga j’ai passé une bonne partie de la nuit entre somnoler et papoter avec un norvégien passionné de saut à skis. Nos discussions, même si elles n’ont pas été hyper profondes, ont au moins permis de tuer deux heures. Ce qui n’est pas rien !

> Emmenez de quoi passer le temps : jeu de carte, etc…

Dans la logique précédente, si vous en avez marre de papoter ou si vous ne savez plus quoi dire, emmenez de quoi jouer. Par exemple, aux cartes. Comme les anciens !

Les générations avant nous (enfin, avant la mienne en tout cas, car je ne me permettrais pas de supposer votre âge) passaient leur temps à jouer aux cartes. Ça peut vous paraître désuet si vous êtes de la jeune génération, mais perso j’ai toujours un jeu de cartes dans mon sac à dos. Et il m’a été utile plus d’une fois pour tuer le temps.

Récemment, je me suis aussi offert un Uno, qui m’accompagne désormais partout sur la route. Les règles sont simples, le jeu est connu de tout le monde, et pas besoin de forcément faire la conversation : idéal pour passer le temps lorsqu’on doit tenir une nuit complète dans un aéroport.

> Assurez-vous d’avoir de la batterie sur vos appareils électroniques…

Et prévoyez la dose de films ou de séries à regarder ! Croyez-moi, ce ne sera pas du luxe !

Je ne pourrais pas vous dire le nombre d’épisodes d’How I Met Your Mother ou de Big Bang Theory que je me suis envoyé dans les halls des aéroports. Ça se compte probablement en saisons entières. Et je peux vous assurer qu’on ne voit pas le temps passé quand on a le nez dans une bonne série (même dans un aéroport).

Le gros inconvénient, c’est qu’il faut avoir assez de batterie pour tenir suffisamment de temps (d’où mon conseil précédent d’emmener un jeu de cartes si vos appareils vous lâchent). Dans certains cas, vous trouverez des prises où vous brancher. Parfois, elles seront déjà utilisées par d’autres passagers. Négociez avec eux (ou proposez-leur de se brancher sur la multiprise que vous n’avez pas manqué d’emmener, comme je le recommande dans mes checklists de voyage.

> Sécurisez vos affaires

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Voilà LE truc qui me fait le plus flipper quand il s’agit de dormir dans un aéroport : me faire piquer mes affaires pendant mon sommeil. C’est pourquoi je ne m’endors jamais complètement. Au mieux, je somnole. Mais j’ouvre systématiquement les yeux dès que quelqu’un s’approche de moi.

Ce que vous pouvez faire si l’aéroport propose ce service, c’est déposer vos affaires dans une consigne. Cela a un coût, et si vous voyagez avec un petit budget ce n’est vraiment pas l’idéal. Mais au moins ça vous permettra de dormir sans être sur le qui-vive.

Si vous voyagez à plusieurs, ou si vous arrivez à trouver quelqu’un de confiance qui attend son vol également, vous pouvez dormir à tour de rôle, chacun prenant son « tour de garde », afin que l’autre puisse dormir à poings fermés. C’est l’idéal.

Sinon, l’astuce que j’utilise pour sécuriser mes affaires autant que possible lorsque je dois passer la nuit dans un aéroport, c’est d’entortiller les lanières de mon sac entre les pieds du siège et mes jambes, afin de sentir immédiatement si mon sac est déplacé. Plus simplement, vous pouvez utiliser un petit cadenas comme celui-ci pour l’accrocher correctement sans prise de tête. Cela reste plus du domaine du dissuasif car, soyons clair, ce n’est pas ça qui empêchera un vol, mais au moins ça permet d’être rassuré et de pouvoir dormir un peu plus sereinement.

Si ça vous intéresse, je publierai prochainement un article sur les accessoires indispensables pour sécuriser vos affaires en voyage.

> Emmenez un casque anti-bruit

Les aéroports sont des lieux extrêmement bruyants. Je sais qu’il y a des gens qui peuvent s’endormir en toutes circonstances, mais pour ma part le silence – ou à défaut un bruit de fond constant – est obligatoire.

Un des meilleurs investissements que vous pouvez faire si vous devez dormir à l’aéroport, c’est dans un casque anti-bruit, comme celui-là.

Avec un casque anti-bruit, il est possible d’arriver à vraiment s’endormir (à condition de trouver une position relativement confortable). Dans ce cas, pensez à régler l’alarme de votre téléphone sur vibreur et de bien le caler au fond de votre poche, histoire d’éviter de louper votre avion en cas de sommeil profond.

> Emmenez un oreiller de voyage

Dans le même ordre d’idée que le point précédent, l’oreiller de voyage est franchement indispensable pour réussir à vous endormir, même si vous n’êtes pas calé dans un siège très confortable.

Je vous recommande celui-là qui permet de se caler le menton aussi et éviter de se réveiller avec un torticolis au moment d’embarquer.

Et pour ceux qui seraient sensibles à la lumière, ne partez pas sans ce petit accessoire indispensable. Il vous sera utile aussi bien à l’aéroport pour éviter les lumières blafardes ou une fois en voyage si vous avez la malchance de loger dans un logement sans volets (ça arrive assez souvent, surtout dans les pays du nord).

> Trouvez vous un coin à l’écart (ou carrément dans un café !)

Pour dormir, évitez les endroits de passage. Préférez dormir dans un recoin de l’aéroport, afin d’éviter d’avoir constamment une foule bruyante qui passe à côté de vous et vous réveille sans cesse.

L’idéal, si vous devez dormir côté ‘public’, c’est à dire avant les contrôles de sécurité, c’est de trouver un siège confortable dans un café et d’y élire domicile pour la nuit. Alors, certes il vous faudra commander au moins une boisson, mais ce n’est pas très grave.

A l’aéroport d’Istanbul, comme je l’expliquais plus haut, j’ai passé la nuit dans un fauteuil du Starbucks coincé à l’extrémité gauche quand on rentre dans l’aéroport, là où personne ou presque ne passe. C’était quand même plus agréable, même si j’ai eu du mal à fermer l’œil !

> Passez les contrôles et dormez près d’une porte d’embarquement

Si vous le pouvez, faites en sorte de passer les contrôles de sécurité et de vous rendre près de votre porte d’embarquement (si elle est déjà indiquée). Si vous ne trouvez pas votre propre porte, pas grave : isolez vous autant que possible. Faites juste en sorte de mettre un réveil, histoire d’éviter de louper votre vol si vous vous endormez pour de bon.

Il y a trois gros avantages à dormir après les contrôles, près d’une porte.

Tout d’abord cela vous permettra de ne pas être dérangé par le flux incessant de passagers dans le hall principal. Vu le bruit que font les hordes de valises à roulettes, ce n’est pas négligeable.

Vous entendrez aussi moins les annonces dans les hauts-parleurs, ce qui sera plus agréable pour dormir (ou tout du moins somnoler).

Vous aurez également moins à vous méfier des vols : tout le monde, de ce côté-ci, est destiné à embarquer dans un avion. Ne laissez pas traîner d’affaires importantes, on n’est jamais à l’abri, mais vous pourrez tout de même relâcher davantage votre vigilance que si vous dormiez du côté où n’importe qui peut passer et vous piquer vos affaires.

> Réservez un vol qui vous permet de ne pas dormir à l’aéroport !

Mon dernier (et meilleur) conseil pour pour survivre à une nuit dans un aéroport est le suivant : faites tout pour ne pas que ça arrive !

Vérifiez les horaires de vos vols, et si vous le pouvez, prenez un avion qui vous permet de ne pas avoir à dormir dans l’aéroport. Car oui, passer la nuit sur place c’est possible. Mais c’est franchement galère. Et le plus gros problème, au-delà de la mauvaise nuit (ou même de la nuit blanche) c’est que vous allez commencer votre séjour sur place en étant complètement mort. Il vous faudra au moins une journée pour récupérer, ce qui n’est franchement pas l’idéal si vous partez en voyage pour seulement quelques jours.

Voilà, j’espère qu’avec tout ça vous êtes prêt pour affronter le calvaire qu’est la nuit à l’aéroport.

Si vous avez des anecdotes marrantes, originales ou pleine de souffrance (pas trop quand même) suite à une nuit dans un aéroport, n’hésitez pas à m’écrire ! Je rajouterai votre témoignage sur cette page !

Bon vol, bon voyage, et à bientôt sur le blog !

Jérémy.