Road trip en Italie du nord : mon itinéraire et mes conseils détaillés

Nouveau : comment TOUT QUITTER et partir voyager (très) longtemps ? J'explique tout ici !

J’ai longtemps considéré les italiens comme des beaux parleurs un tantinet arnaqueurs. Comme nos rivaux éternels. Surtout depuis la finale de la coupe du monde 2006, qui me reste en travers de la gorge encore là, au moment où je vous parle.

Alors, l’Italie ne m’a jamais attirée, certes, mais je n’aime pas rester sur des clichés et des préjugés. J’ai donc décidé de partir voir sur place par moi-même. Et comme je ne fais pas les choses à moitié, ma première rencontre avec l’Italie a duré un mois complet : le temps d’un road trip en Italie du Nord que je vais vous raconter ci-dessous.

Évidemment, au cours de ce voyage, mes préjugés ont volé en éclat. Les rencontres, les paysages, l’architecture, les arts, c’est toute l’Italie qui m’a séduit. Dans les lignes qui suivent, je vais vous détailler l’itinéraire de mon road trip, vous transmettre les conseils tirés de mon expérience, et surtout essayer de vous donner envie de vous lancer à votre tour dans ce beau périple. Bonne lecture !

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Au sommaire de cet article

L’itinéraire de mon road trip en Italie du Nord

L’itinéraire que je vous décris ci-dessous est celui que j’ai suivi pour découvrir l’Italie du nord. Ce n’est pas forcément le meilleur, ni le plus approprié à vos besoins/envies. Il a été d’ailleurs complètement improvisé au cours de mon voyage en fonction de mes rencontres et des recommandations reçues par mes hôtes en Couchsurfing. Et comme j’ai squatté le canapé des italiens pendant quasiment tout mon voyage, j’ai aussi, parfois, fait le choix d’aller dans telle ou telle ville juste parce qu’on avait accepté de m’accueillir gracieusement. Je vous détaille donc tout ça ici.

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Notez qu’il y a beaucoup d’anecdotes personnelles dans cette partie : si vous voulez des conseils concrets pour votre propre road trip en Italie du Nord, vous pouvez passer directement à la partie suivante de cet article. Sinon, continuons ici.

> Première étape de mon road trip en Italie : Milan, sous la pluie

Je suis arrivé à Milan par un matin pluvieux. D’ailleurs, souvenez-vous, à l’époque j’avais écrit cet article pour vous raconter que mes chaussures avaient pris l’eau, et surtout que j’avais noyé mon appareil photo en allant rendre visite au « duomo » de Milan.

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Milan est un tournant pour moi car c’est là que mes préjugés sur les italiens ont explosé. A peine sorti de la gare centrale, je demande mon chemin à un mec qui passait par là. Je n’avais pas vu qu’il était au téléphone (il avait une oreillette), et pourtant il interrompt sa conversation pendant facilement trois minutes pour m’expliquer dans le détail comment me rendre à la cathédrale. Alors que je pensais tomber sur un con qui allait m’envoyer chier, je tombe sur un type adorable qui m’aide avec un grand sourire. Et ce n’était que le début d’une suite de belles rencontres tout au long de ce road trip en Italie.

A part ça, je ne suis pas vraiment conquis par Milan. Il pleut, il y a foule, je trouve ça gris et triste. Je passe une bonne partie de mon temps à chercher à me repérer. C’est la ville de la mode et ça se ressent : les gens sont tous bien habillés. N’étant pas forcément très porté sur les apparences, je ne suis pas hyper à l’aise dans cette ville, où je ne retournerais probablement pas.

> Deuxième étape de mon périple : Pavie, où je retrouve une vieille connaissance

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Après Milan, je me rends à Pavie, visiter mon amie Martina rencontrée en Suède précédemment, alors qu’elle faisait un road trip à travers la Scandinavie. Je l’avais hébergée via Couchsurfing sur mon canapé à Göteborg, ce fût à son tour de me rendre la pareille lors de mon road trip en Italie, en m’offrant le gîte dans son petit appart’ à deux pas du centre de Pavie.

La ville en elle-même, bien que mignonne, n’a pas énormément d’intérêt. Elle est surtout connue, chez nous, pour être le lieu d’un véritable désastre historique. En gros, nos armées se sont faites défoncer, sous François 1er, en 1525 (juste après qu’on ai fait les malins à la bataille de Marignan).

Mon séjour à Pavie a été merveilleux : j’ai fait connaissance avec les amis de Martina, ce qui m’a permis de découvrir la vie des italiens en immersion totale, réellement. J’ai même participé à un cours de micro-biologie moléculaire (ou quelque chose approchant) à la fac de Pavie. Un truc improbable parmi tant d’autres qui arrivent quand on voyage complètement à l’arrache, en suivant son instinct 🙂

Je quitte Pavie avec un vrai pincement au coeur : ce séjour, c’est exactement ce que je cherche quand je voyage : faire de belles rencontres, refaire le monde, apprendre et échanger.

> Troisième étape du road trip en Italie du nord : Gênes

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A Gênes, ambiance complètement différente : je squatte chez Ann, une jeune vietnamienne venue étudier en Europe. Ann est studieuse, timide et discrète. J’ai visité Gênes par moi-même la plupart du temps car elle travaillait ses cours. Pourtant, si je fais du Couchsurfing, c’est aussi parce que j’adore passer du temps avec mes hôtes. J’aime qu’ils me montrent leur ville de l’intérieur, en m’emmenant découvrir des endroits complètement inaccessibles des touristes. Ma meilleure expérience en ce sens reste ce que j’ai vécu à Vilnius, avec une nana complètement folle, mais ce n’est pas le sujet ici.

A Gênes, rien de très extravagant donc, mais la ville me séduit par son architecture, son dynamisme, les ruelles tortueuses du centre historique (je ne suis tellement pas habitué à ce bordel organisé). J’ai aussi, enfin, l’arrivée du soleil (car j’ai oublié de le préciser, mais je fais ce road trip à travers l’Italie du nord au mois de mars, pensant trouver un temps plus clément qu’en Normandie, et pourtant jusqu’à présent je n’ai connu que la pluie et le vent de la Lombardie…).

Bref, en terme purement touristique, Gênes est la première bonne surprise de mon voyage. Et ce n’est que le début.

Lisez mon article complet sur ce qu’il y a à voir et à faire à Gênes, ici !

> Quatrième étape du road trip : Cinque Terre et un coup de coeur absolu

Cinque Terre, c’est le coup de coeur absolu de ce road trip à travers l’Italie du nord. D’ailleurs, c’est un endroit que je n’aurais pas découvert sans les recommandations d’un prof de karaté rencontré quelques jours plus tôt, à qui je demandais des conseils sur les trucs à voir autour de Gênes.

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Et j’ai vraiment bien fait de suivre ses recommandations : l’endroit est magique. Vraiment. Des petits villages multicolores encastrés dans les falaises plongeant dans la mer bleue. Merveilleux. Le voilà, mon coup de coeur italien.

Je passe la journée à me balader au bord de la mer, sur les sentiers de randonnée. Puis je remonte à l’intérieur de Monterosso, à la recherche d’un point de vue. Je continue ensuite jusqu’au village d’après, Vernazza, avant d’attraper le dernier train pour Pise, où je devais dormir le soir.

Pour tout vous dire, je regrette de ne pas avoir dormi sur place : j’aurais volontiers prolongé le plaisir de ces petits villages si atypiques.

A lire : l’article complet de mon exploration de Monterosso, l’un des villages des Cinque Terre.

> 5e étape : Pise, une ville sans intérêt, pourtant envahie par les touristes

J’arrive donc à Pise tard le soir, après avoir galéré pour trouver une auberge qui veuille bien de moi : même hors saison, c’est plein partout. Et, évidemment, impossible de trouver un Couchsurfing ici : tout le monde loue la moindre chambre ou le moindre bout de canapé. A Pise, le voyageur est un portefeuille, pas un potentiel copain.

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Heureusement, je fais la connaissance d’un couple d’allemands adorables. On boit des bières ensemble, on refait le monde, et on se sépare comme d’hab, en se promettant de se revoir très bientôt (ce que l’on n’aura pas fait – j’écris cet article 4 ans après mon voyage…).

Ma visite de Pise me déçoit un peu : le centre n’a aucun intérêt particulier. Seule la tour penchée et la grande basilique à côté valent le coup d’oeil. En plus, c’est blindé de touristes. On ne peut pas dire que je sois enchanté. J’ai hâte de reprendre la route pour continuer mon road trip italien. Direction une ville que vous ne connaissez certainement pas : Poggibonsi.

> Mon road trip continue chez des francophones, à Poggibonsi et San Gimignano :

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Qu’est ce que je suis allé faire à Poggibonsi ? C’est simple : je n’avais nulle part où dormir, alors j’ai envoyé un message sur le forum Couchsurfing de la région pour demander si quelqu’un était dispo pour m’héberger. Ce sont Massimo et Fanny, deux italiens francophones qui proposent de m’accueillir quelques jours dans leur petite ville de Poggibonsi.

Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il y a à voir ou à faire, mais peu importe : le couple est adorable. Mon road trip en Italie du nord n’est pas figé, alors autant saisir l’occasion de sortir des sentiers battus.

Fanny m’emmène me promener, on parle de nos voyages respectifs, elle me raconte son amour pour Paris et Lille, deux villes où elle a vécu.

Fanny me recommande de me rendre dans un petit village médiéval à deux pas d’ici : San Gimignano. Je prends un plaisir fou à me perdre dans ses ruelles. C’est un vrai petit voyage dans le temps que je m’offre là.

Pour les remercier de leur accueil, je tente de leur cuisiner une tartiflette avec les ingrédients trouvés dans la supérette en bas de chez eux. Pas la meilleure de ma vie, mais ils ont l’air d’apprécier (au moins le geste 🙂 ).

> Florence : la plus grande déception de mon road trip en Italie du nord

Evidemment, je ne pouvais pas passer par la Toscane sans me rendre à Florence.

Mais là encore, comme à Pise, je vais être déçu. Impossible de trouver un couchsurfing, je finis dans une auberge de jeunesse dégueulasse. Un dortoir de 18 lits (quasi inoccupés, heureusement) qui pue la clope froide. En plus, il pleut des cordes et je ne peux pas voir grand chose de la ville, autre que les monuments principaux du centre historique.

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Je trouve Florence assez crade, minée par la mendicité agressive (notamment autour de la gare où les roms assaillent les voyageurs dès leur arrivée). Le Ponte Vecchio est superbe mais impossible d’être peinard 30 secondes : toujours un mec chelou qui t’aborde pour te vendre une babiole ou te taxer un truc.

Bref, je prends mes jambes à mon cou aussi vite que possible : c’est la première vraie déception de mon road trip en Italie du nord. Aucune belle rencontre, une jolie ville mais impossible à en profiter pour diverses raisons, … Bof, bof. Allez, zou, direction Bologne, où j’espère être mieux reçu.

Notez qu’au cours de mes voyages ultérieurs, tous les backpackers que j’ai croisés m’ont dit avoir adoré Florence. Je me suis donc promis d’y retourner, en espérant y vivre un meilleur séjour et réussir à apprécier la ville à sa juste valeur.

> 9e étape à Bologne : « mon copain est en prison »

Je quitte donc la Toscane pour l’Emilie-Romagne, sa voisine moins connue. Cette fois, un Couchsurfing m’attend : Alice, une étudiante en psycho qui m’a l’air un peu paumée. D’ailleurs premier truc qu’elle me dit : « je vis seule en ce moment car mon copain est en prison« . Ça te met dans l’ambiance. Plus tard, j’apprendrai que celui-ci était « commerçant » de produits illicites avant de se faire attraper par les carabinieri (les flics locaux).

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Du coup, je rencontre toute la faune « recommandable » de Bologne. Des gars et des filles très sympas, au demeurant. L’un d’eux est cuistot, et nous prépare les meilleures pâtes bolognaises de toute ma vie.

En cherchant mon chemin dans Bologne, je fais aussi la connaissance d’une jeune violoniste russe venue faire le conservatoire. En 48 heures sur place, je côtoie deux milieux complètement différents : les gens de la rue, et la haute société. Et, comme d’hab, j’arrive à sauter de l’un à l’autre sans problème. Les voyages ont développé ma capacité d’adaptation à un point que je ne soupçonnais pas.

> 10e étape de mon road trip en Italie du nord : les charmes de Venise

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J’ai failli ne pas venir à Venise, et pourtant c’est certainement là que j’ai passé le meilleur séjour. J’ai déjà écrit un long article pour vous raconter mes aventures à Venise, alors je ne vais pas tout refaire en détails ici.

Sachez juste que j’étais venu avec un a priori gros comme Pierre Ménès, et que finalement je suis tombé amoureux de cette ville si atypique. Mon séjour a été ponctué de rencontres magnifiques, de discussions à n’en plus finir, d’explorations d’un Venise hors du temps et hors des sentiers battus. Un régal.

Je sais, en plus, que mon road trip en Italie s’approche doucement de la fin, et je plonge déjà dans un état mélancolique propre aux retours de voyage. Je quitte Venise avec émotion, direction le lac de Garde après un passage éclair par Vérone.

> Vérone, où je n’ai finalement rien vu

J’avais prévu de visiter Vérone sur mon trajet en direction du lac de Garde. J’avais déjà fait ça entre deux étapes précédentes de mon road trip pour découvrir Empoli à la va-vite, et j’avais plutôt apprécié. Devoir speeder force à aller à l’essentiel, à être pleinement dans l’instant présent. Je l’ai expérimenté aussi dans un contexte complètement différent, trois ans plus tard, pour faire le tour de la charmante ville de Sighisoara en deux heures chrono, ce qui reste l’un de mes meilleurs souvenirs de Roumanie. Mais, là encore, ce n’est pas le sujet.

Me voilà donc arrivé à Vérone. Je sors de la gare et je tombe sur un énorme chantier. Je n’arrive pas à me repérer, la rue qui mène au centre-ville est bloquée. Des mecs chelou rôdent et viennent m’emmerder, me taxer des clopes (je n’en fume pas) et du fric (j’en ai peu). Ça me soûle, je commence à être passablement fatigué de mon road trip, et je n’ai pas envie de finir dans une embrouille. Je rebrousse chemin, direction la gare où je chope mon train plus tôt que prévu en direction de Lazise, au bord du lac de Garde.

Le fameux balcon de Roméo et Juliette en plein coeur de Vérone, ça sera pour une autre fois… Peut-être…

> Le lac de Garde / Lazise : dernière étape de mon road trip en Italie du nord

Mon road trip à travers l’Italie du nord ne pouvait pas se terminer sans passer par au moins l’un de ses lacs. C’est le lac de Garde que j’ai choisi, un peu au pif, je vous l’avoue. Je sais juste que George Clooney a une villa pas très loin de là, mais à part ça je suis vierge de toute forme d’information sur l’endroit.

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Mon hôte est un gars taciturne, qui a beaucoup voyagé au Moyen-Orient. J’espérais qu’il me raconterait ses périples à travers l’Iran et la Jordanie, où je n’ai toujours pas mis les pieds, mais il ne parle pas beaucoup. On mange donc une pizza en semi-silence, puis je vais me promener au bord du lac tandis qu’il me remet les clés de chez lui en me disant « fais comme chez toi« .

C’est encore l’hiver au lac de Garde quand je m’y trouve. L’ambiance est désolée et correspond assez bien à mon humeur mélancolique.

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J’ai un avion pour la Belgique dans moins de 72 heures, où je retrouve des amis pour un petit week-end à Amsterdam. Et je commence de plus en plus à me projeter dans mon road trip suivant, qui m’emmènera de Tallinn à Vilnius, à travers les pays baltes.

Dans le train qui m’amène à Bergame, vers l’aéroport low cost, je me remémore toutes les rencontres de ce beau voyage à travers l’Italie du nord, et je me dis que j’ai bien fait de ne pas m’arrêter à mes préjugés sur les italiens. J’ai découvert un superbe pays, des gens charmants, et j’ai déjà envie de revenir.

Je voyage non-stop depuis 2011. Je ne suis ni milliardaire ni sponsorisé par Pôle Emploi (ni par personne, d’ailleurs). J’utilise juste une des 31 techniques qui fonctionnent pour voyager à plein temps. Lisez mon parcours ici, je pense que ça va vous plaire 🙂

Les plus beaux endroit d’Italie du Nord : ceux à ne pas manquer

Malgré un long road trip d’un mois à travers l’Italie du nord, je suis loin d’en avoir vu toutes ses merveilles. N’étant pas véhiculé, j’ai dû faire des choix et me contenter des endroits les plus accessibles avec les transports en commun. De plus, comme je faisais du Couchsurfing partout, il me fallait forcément des villes d’une certaine taille pour pouvoir trouver des hôtes.

Voici donc ci-dessous quelques lieux que j’ai manqués, parmi les plus beaux endroits d’Italie.

> La région des lacs

Ici, le lac d’Iseo… Crédit photo : lagoiseo.it

L’Italie du nord possède des dizaines de lacs, je ne vais pas tous les citer dans cet article. Pour ma part, au cours de ce road trip dans le nord du pays, je ne me suis rendu qu’au lac de Garde, mais le choix avait été difficile avec les autres de la région, en particulier le lac de Côme qui me tentait vraiment également (heureusement, je l’ai visité plus tard et je n’ai pas été déçu : une merveille !).

Qu’il s’agisse du lac d’Iseo, du lac Majeur, ou des innombrables lacs d’altitude dans les montagnes, je vous recommande vraiment de ne pas manquer cette région lors de votre road trip. Cela serait dommage, surtout si vous venez en voiture.

> Les montagnes, pour les amoureux de treks et randos

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Crédit photo : Agrodolce.it

Pour le coup, j’ai délibérément ignoré les montagnes lors de mon road trip en Italie du nord. La raison est simple : j’étais venu à la base pour chercher le soleil. Je n’étais absolument pas équipé pour de la montagne. Et, pour tout vous dire, je n’avais pas non plus particulièrement envie de mettre les pieds dans la neige. Résultat, j’ai manqué les Dolomites, et franchement, en bon amoureux de la nature, je m’en veux quand même vachement. Je me suis promis que j’y retournerais, et le jour venu je vous ferai un bel article sur le sujet. Juré 🙂

S’organiser pour réussir votre road trip en Italie du Nord

La plupart des gens vous diront qu’un road trip, ça s’organise, ça se prépare des mois à l’avance, qu’il faut en étudier l’itinéraire dans les moindres détails, et ainsi de suite.

Et bien, perso, je n’ai rien fait de tout ça. J’ai juste acheté un billet d’avion et je suis parti, c’est tout. Cependant, si vous avez besoin de conseils pour l’organisation et la logistique de votre road trip en Italie du nord, vous êtes au bon endroit : voici mes conseils, recommandations et réponses aux questions que l’on me pose souvent. J’espère que ça vous aidera à préparer votre circuit en Italie.

> Combien de temps pour faire le tour de l’Italie du Nord

Mon road trip à travers l’Italie du nord a duré un mois. Je n’ai pas l’impression d’avoir particulièrement pris mon temps, d’ailleurs. Je changeais d’endroit toutes les 3 nuits en moyenne. Je suis juste resté un peu plus longtemps à Pavie, chez mon amie Martina.

En fait, tout dépend du nombre de villes et de lieux que vous souhaitez visiter au cours de votre périple. C’est logique, je ne vous apprends rien : plus vous aurez une longue liste d’endroits à découvrir, plus vous aurez besoin de temps (ou alors, plus il vous faudra speeder).

Cela dépend aussi de votre façon de voyager : certaines personnes aiment prendre leur temps tandis que d’autres ont besoin de speeder constamment. J’étais dans cette seconde optique pendant longtemps, mais depuis ce road trip en Italie, j’ai quand même beaucoup changé ma façon de faire : aujourd’hui, je préfère voyager plus lentement, en voir moins mais le voir mieux. Je regrette par exemple de ne pas avoir passé plus de temps à Cinque Terre, un endroit merveilleux.

Dans tous les cas, ne comptez pas sur moins d’une semaine pour votre road trip à travers l’Italie du nord. Si vous avez moins que ça, alors ne partez pas en mode road trip, choisissez une seule ville et explorez-la à fond, quitte à faire une ou deux excursions hors de la ville (c’est simple en Italie, les transports en commun sont extrêmement bons, j’en reparle ci-dessous).

> Quel est l’état des transports en commun en Italie ?

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La gare de Venise, quasi déserte, alors que je m’apprête à partir vers le lac de Garde…

Les transports en commun en Italie sont excellents, en particulier les trains. Le moindre village est desservi par les trains régionaux. Ils ne vont pas très vite, certes, mais au moins vous pouvez aller partout même si vous n’avez pas votre propre véhicule.

Je n’ai utilisé le bus que deux fois en Italie (tous mes voyages confondus). La première fois, c’était pour faire la partie de mon road trip vers San Gimignano (il n’y avait pas de train car la distance était vraiment courte), et la seconde fois c’était quelques années plus tard, en Sardaigne, pour rallier le village de Santa Maria Navarrese depuis Cagliari.

Les bus sont plus chers que les trains, moins confortables, et moins bien organisés à mon goût. Donc si vous ne venez pas faire votre road trip en Italie en voiture, prenez le train, ça ira très bien.

> Faire le tour de l’Italie en voiture, bonne ou mauvaise idée ?

Je sais que beaucoup d’entre vous rêvent de parcourir les routes de Toscane en voiture, cheveux au vent dans le soleil couchant.

Sachez que découvrir l’Italie en voiture est faisable sans trop de difficulté à condition de ne pas avoir peur de se confronter à la conduite disons assez brutale de nos amis italiens. Ils conduisent vite, parfois dangereusement, en dépit du bon sens et aussi souvent à l’encontre du code de la route (surtout dans les villes).

Perso, j’ai survécu à un road trip en Angleterre avec une voiture française (en tant que pilote, donc à « l’envers » de la circulation), et pourtant je ne m’attaquerai pas à l’Italie. En tout cas, je ne m’aventurerais pas dans les grandes villes : trop de stress !

L’avantage d’avoir une voiture pour un road trip en Italie du nord, c’est de ne pas dépendre des transports en commun et donc des horaires et des lieux imposés par ceux-ci. Cela veut dire une plus grande liberté, notamment pour aller explorer les petites routes de campagne paumées au milieu de la Toscane (ou d’ailleurs). Ou pour aller découvrir la nature magnifique que l’Italie du nord a à offrir (les lacs, les montagnes, …).

En terme de conduite, le système italien fonctionne pareil que chez nous : pas besoin de vignette pour prendre les autoroutes (comme ça peut être le cas en Suisse ou en Slovénie par exemple), les limitations de vitesse sont identiques, … Vous ne serez guère dépaysé à ce niveau là.

Quel budget pour votre road trip en Italie du Nord :

A lire absolument : découvrez ici mes 32 règles qui me permettent de voyager pour vraiment, vraiment pas cher.

L’Italie a globalement l’image d’un pays assez peu cher, où le coût de la vie est plus bas que chez nous. C’est vrai surtout dans les régions du sud, dans les Pouilles par exemple. L’Italie du nord est globalement au même niveau que la France. La Lombardie, en particulier, a un coût de la vie assez élevé (Milan est une ville chère par exemple).

Pour votre road trip en Italie, comme pour tous les voyages, ce que vous allez dépenser dépend avant tout de votre façon de voyager. Je l’ai déjà expliqué dans une vidéo sur ma chaîne Youtube ici, je vous invite à aller voir.

> Budget logement lors d’un road trip en Italie

Si vous voulez dormir dans des hôtels 4 étoiles tout au long de votre voyage, vous allez devoir prévoir un gros budget. Si vous faîtes comme moi et que vous prévoyez de dormir en Couchsurfing, chez l’habitant, pour zéro euro par nuit, alors forcément vous pouvez partir avec juste quelques euros en poche et ça suffira. Globalement, je le disais plus haut, le coût de la vie en Italie du nord est relativement similaire à la France.

J’ai dormi deux fois dans des auberges de jeunesse au cours de mon road trip italien, et les deux fois j’ai payé une 20 aine d’euros ma nuit en dortoir (une fois à Pise, une fois à Florence).

Bon plan logement : voici un code de réduction de 35€ sur votre prochaine réservation Airbnb. Merci qui ? 🙂

> Quel budget bouffe prévoir pour un road trip en Italie du nord

Vous n’êtes pas sans le savoir : la bouffe italienne est délicieuse (mais la notre est meilleure, n’en déplaise à mes amis transalpins qui me soutiennent le contraire). Alors, se faire plaisir culinairement parlant est presque un devoir lors d’un road trip en Italie.

Heureusement, les pâtes et les pizzas sont généralement abordables dans les restaurants, qui sont globalement meilleurs marchés que chez nous (je dirais entre 20 et 40% moins cher selon les lieux et les plats). Ce qui est chouette, c’est qu’on trouve en Italie des petites pizzerias de rue qui vendent des parts de pizza à l’unité pour 2€ environ. La portion est suffisante pour se caler le midi.

L’autre option pour peu dépenser, c’est de faire ses courses au supermarché et cuisiner ses propres repas chez soi (enfin, chez votre hôte, ou dans votre appartement Airbnb si vous utilisez ce site).

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> Quel budget pour se déplacer lors d’un road trip en Italie

Le coût des billets de train régionaux est assez abordable. J’en avais pour moins de dix euros à chaque fois, ce qui reste raisonnable. Les transports ferroviaires sont réalisés par la société Trenitalia (l’équivalent de notre SNCF en gros). Vous pouvez checker les horaires et acheter vos billets sur leur site, mais je vous recommande plutôt de les prendre seulement en dernière minute, une fois que vous êtes dans la gare de départ, histoire de rester flexible au maximum sur votre voyage.

Des sociétés de bus comme Flixbus se sont récemment implantées en Italie et proposent des tarifs intéressants entre les différentes grandes villes, mais c’est moins pratique pour se rendre dans les petits bleds (si c’est ce que vous voulez faire).

De la même manière que pour le logement, votre budget transport sera variable en fonction de comment vous voulez vous déplacer. Si vous êtes prêt à faire du stop, ça ne vous coûtera pas grand chose (voire rien du tout), mais si vous voulez louer une voiture de luxe pour être peinard, il faudra allonger les billets.

Si vous venez faire votre road trip en voiture, sachez que l’essence coûte à peu près le même prix que chez nous, donc attendez vous au même budget pour des distances similaires.

Un road trip en Italie du nord sur une semaine ? Voici mes conseils :

Si vous avez une semaine pour visiter l’Italie du nord lors de votre road trip, voici deux itinéraires que je vous ai concocté. Le premier est à suivre si vous aimez les villes, les ambiances citadines, et envie de découvrir les arts et l’histoire de l’Italie. Le second est à privilégier si vous êtes amoureux de la nature, de grands espaces, de randos et d’ambiance bucolique. A vous de voir !

Ne partez pas sans ce petit guide essentiel de l’Italie du Nord ! Il va vous éviter bien des galères une fois en route !

> Idée de road trip en Italie du nord #1 : les grandes villes d’art et d’histoire

Si vous êtes plutôt citadin, vous pouvez partir de Milan comme je l’ai fait et rallier directement Venise (2/3 jours) sans vous arrêter en route. Mettez ensuite le cap sur Florence (2 jours) via Bologne (mais sans y dormir). Remontez ensuite jusqu’à Gênes (1/2 jours) en passant par Cinque Terre (idem, sans y dormir). Et enfin remontez à Milan (1 jour). C’est à mon sens le meilleur itinéraire à faire lors d’un road trip en Italie du nord si vous voulez surtout voir des grandes villes.

> Idée de road trip en Italie du nord #2 : la nature et les trésors cachés

Si en revanche vous préférez la nature, alors faisons les choses autrement.

Toujours en partant de Milan, mettez le cap plein nord pour voir le lac de Côme (2 nuits – pour ma part j’étais dans le mignon petit village de Mandello del Lario). Traversez ensuite les Alpes Bergamesques pour descendre jusqu’au lac d’Iseo (1 nuit). Tracez ensuite jusqu’à Venise (que vous ne pouvez pas louper même si vous ne dormez pas sur place), et remontez jusqu’à Belluno pour explorer le fameux parc naturel des Dolomites (2/3 nuits). Rentrez ensuite tranquillement à Milan en récupérant la route de Bolzano / Trente, en faisant une étape d’une nuit au lac de Garde sur le chemin.

Pensez à charger la batterie de votre appareil photo tous les soirs parce que croyez-moi, vous allez bombarder 🙂

Si vous avez d’autres idées de road trip en Italie, ou que vous avez envie de partager votre propre itinéraire et expérience ici, contactez-moi !

Maintenant, à vous de vous lancer dans votre propre road trip en Italie !

J’espère que ce long article (bravo si vous avez tout lu d’ailleurs) vous a donné envie de vous lancer dans votre propre road trip en Italie (du nord en particulier). C’est le but !

Si vous partez, n’hésitez pas à me le faire savoir ! Et si vous en revenez, contactez-moi, que l’on raconte votre expérience à mes lecteurs !

Ah, et si cet article vous a été utile, mettez un J’aime ! Ça m’encourage à continuer d’écrire des articles bourrés de bons conseils (enfin j’espère 🙂 ).

Bon voyage !

Jérémy.