Aéroports de Croatie : guide pratique pour savoir où atterrir

Nouveau : comment TOUT QUITTER et partir voyager (très) longtemps ? J'explique tout ici !

Vous vous demandez quels sont les différents aéroports de Croatie ? Quel est le meilleur endroit où atterrir en Croatie pour profiter de vos vacances sur place ?

Je vous ai préparé ce petit guide pratique des aéroports de Croatie pour vous aider ! Vous découvrirez les avantages et les inconvénients de chacun, les lieux d’intérêt à proximité, et les façons de se rendre en ville depuis le terminal. J’espère que ça vous plaira !

Bonne lecture !

Carte des aéroports de Croatie

Je commence cet article avec une petite carte des aéroports de Croatie. Bon, c’est artisanal, vous me pardonnerez, mais ça devrait suffire pour vous montrer les endroits où il est possible d’atterrir.

Ceux dont les noms sont rouges sont les aéroports internationaux avec des vols directs depuis la France, et ceux dont le nom est en violet sont les aéroports locaux nécessitant une escale.

Crédit pour le support de cette carte : Google Maps.

Comme vous le voyez sur cette carte, pratiquement tous les aéroports de Croatie sont situés en bord de mer. Ça se comprend : c’est l’intérêt touristique majeur du pays. Donc si votre objectif principal pour vos vacances sur place, c’est de profiter des plages et vous baigner dans de l’eau turquoise, vous pourriez presque choisir d’atterrir n’importe où tant que ce n’est pas à l’aéroport de Zagreb (qui est pourtant l’aéroport le plus fréquenté de Croatie).

Je vous détaille tous les aéroports de Croatie ci-dessous (j’ai classé les aéroports par fréquentation).

L’aéroport de Zagreb

L’aéroport de Zagreb est le plus fréquenté de Croatie, avec un peu plus de 3 millions de passagers chaque année. C’est aussi le plus récent : il a été entièrement refait en 2018, et c’est un vrai plaisir d’y prendre l’avion tant tout y est bien organisé. Ceci étant dit, c’est aussi l’aéroport le moins intéressant quand on vient passer des vacances en Croatie car c’est le plus éloigné des points d’intérêt touristique majeurs du pays.

> Les points d’intérêt à proximité

Je le disais, l’aéroport de Zagreb est le plus éloigné des points d’intérêt touristique majeurs du pays. Il est loin de la mer : la vraie plage la plus proche se trouve à 170 km (soit pratiquement 2 heures de route).

Ceci étant dit, si vous comptez visiter les lacs de Plitvice pendant votre séjour en Croatie (ce que je vous encourage très fortement à faire, c’est vraiment le paradis sur terre cet endroit !), l’aéroport de Zagreb est le mieux placé et le plus proche pour y accéder facilement (soit par les transports en commun, soit par cet organisme, soit en voiture si vous décidez d’en louer une à votre arrivée).

A part les lacs de Plitvice, vous trouverez à proximité de l’aéroport de Zagreb :
la région vallonnée du Zagorje et ses nombreux châteaux
la région de Slavonie, le grenier à grain de la Croatie
– l’ancienne capitale du pays, Varazdin, élégante et baroque
la ville de Zagreb elle-même, qui mérite vraiment une visite
la Slovénie et sa charmante capitale Ljubljana, au cas où vous seriez prêt à faire une excursion dans un autre pays.

A lire aussi : mon guide de Zagreb ici.

> Comment aller en ville depuis l’aéroport

Le trajet entre l’aéroport de Zagreb et la ville est très simple à effectuer.

Par les transports en commun, vous avez deux options : la première c’est la navette officielle qui coûte 35 kunas et vous emmène à la gare routière de Zagreb en une demi-heure environ. De là, vous aurez un quart d’heure de marche pour arriver dans l’hyper-centre de la ville (via l’élégant parc Tomislav idéalement, pour avoir un bel aperçu de la ville dès votre arrivée).

La seconde option c’est avec le bus de ville numéro 290, qui se prend hors de l’aéroport (sortez du hall des arrivées, marchez tout droit sur 200 mètres et l’arrêt est de l’autre côté de la route) et vous emmène sur la place Kvaternikov. De là vous serez à 15 minutes à pied de l’hyper centre ou à 5 minutes de tram. Le ticket coûte 4 kunas à l’heure où j’écris ces lignes : c’est donc l’option la moins chère que vous trouverez. Notez juste que le ticket à 4 kunas est valide pour 30 minutes, et il est fréquent que ce trajet entre l’aéroport et la ville dépasse cette durée. Si c’est le cas pour vous, pensez à racheter un second ticket au conducteur, sinon en cas de contrôle vous serez en fraude.

Autrement, de nombreux taxis vous attendront à la sortie du hall des arrivées et vous emmèneront où vous le souhaitez dans le centre de Zagreb pour un prix allant entre 150 et 250 kunas selon l’horaire de la course et le lieu exact où vous souhaitez être déposé. Ne grimpez pas dans les taxis qui vous demanderont plus de 250 kunas, ce n’est pas le prix.

Sachez aussi qu’Uber fonctionne à Zagreb et le trajet pour aller de l’aéroport à la ville est généralement de 90 kunas. Par contre les chauffeurs Uber en Croatie ne parlent pas souvent l’anglais.

> Se rendre à l’aéroport de Zagreb depuis la France :

Il y a des liaisons vers Zagreb uniquement depuis Paris à l’heure actuelle. Les billets coûtent généralement entre 60 et 100€ l’aller-simple, selon la période de votre achat et l’anticipation de votre réservation. Regardez sur ce site : c’est par là que je passe et je payais généralement 65€ l’aller simple quand je rentrais en France depuis Zagreb.

L’aéroport de Split

L’aéroport de Split est le second plus grand de Croatie : il accueille lui aussi plus de 3 millions de voyageurs par an. Mais sa taille reste relative : il est finalement assez petit, mais très moderne, bien pensé, et très ordonné (comme beaucoup de choses en Croatie, d’ailleurs).

Son avantage principal, c’est sa localisation au cœur de la Dalmatie, directement sur la côte adriatique et ses innombrables plages, criques et îles paradisiaques. D’ailleurs on ne s’y trompe pas : on voit la mer en sortant du hall des arrivées : génial pour se sentir en vacances !

> Les points d’intérêt à proximité

Les points d’intérêt à proximité de l’aéroport de Split sont nombreux : le premier, le plus proche (à à peine quelques kilomètres quand on sort de l’aéroport), c’est la superbe ville médiévale de Trogir, dont le cœur historique est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est clairement un immanquable de votre séjour dans les environs.

A part ça, si vous choisissez d’atterrir à l’aéroport de Split, vous pourrez évidemment accéder facilement à la ville de Split, l’une des plus belles de Croatie (le palais de Dioclétien est à visiter absolument, flâner le long de la riva et ses innombrables terrasses est un vrai plaisir – guide détaillé ici).

De l’aéroport de Split vous pouvez aussi accéder très facilement aux îles croates de Brac, Hvar, Solta, ou encore Korcula pour n’en citer que quelques unes parmi les plus populaires. Selon celle que vous choisirez, vous pourrez soit y séjourner, soit simplement y faire un aller-retour à la journée depuis Split.

Enfin, bonne nouvelle : si vous comptez résider dans les environs de l’aéroport de Split, sachez que vous trouverez facilement des excursions à la journée pour vous emmener aux lacs de Plitvice : celle-ci propose des départs de la ville de Split et/ou de Trogir, au choix : c’est la meilleure option. Si vous voulez en savoir plus sur les façons de partir en excursion à Plitvice, lisez ce guide.

Bref, si vous voulez mon avis, c’est Split qui détient le meilleur aéroport pour un séjour mêlant la proximité de la mer (et donc des îles, des plages, …), des villes historiques et de la nature (et de ses activités).

A lire aussi : mon guide de Split ici.

> Comment aller en ville depuis l’aéroport

Il y a des transports en commun locaux pour aller de l’aéroport de Split au centre ville, mais il faut effectuer un changement : d’abord le bus, puis ensuite une sorte de train de banlieue déglinguée et qui va moins vite qu’une grand-mère à pied. Si vous voulez faire du tourisme de curiosité dès votre descente de l’avion, c’est donc l’option à choisir, mais sinon pour l’efficacité privilégiez la navette officielle de Croatia Airlines : le ticket coûte 34 kunas (environ 5,50€) et vous serez déposé directement à la gare routière qui se trouve à l’entrée de la vieille ville en 30-40 minutes maxi selon la circulation. C’est clairement l’idéal.

Évidemment, taxis et Uber pourront également vous emmener en ville depuis l’aéroport, mais sachez qu’ils ne pourront pas circuler dans la zone piétonne de l’hyper-centre, si jamais c’est par là que vous aviez décidé de loger. Le prix variera de 150 kunas pour les Uber premiers prix à 300 kunas pour les taxis. Demandez à ce que le compteur soit mis avant de grimper !

> Se rendre à l’aéroport de Split depuis la France :

A l’heure où j’écris ces lignes, il y a des liaisons directes avec Split depuis les villes de Marseille, Nice, Bordeaux, Nantes, Paris et Toulouse.

Le prix des vols aller-retour démarrent à 50€ et peuvent monter jusqu’à 200€. Je vous conseille de comparer les tarifs sur ce site, c’est là où vous ferez les meilleures affaires.

L’aéroport de Dubrovnik

Troisième aéroport de Croatie accueillant le plus de voyageurs : celui de Dubrovnik. Pourtant, ce n’est pas forcément celui que je conseille à la plupart de mes lecteurs. La raison principale, c’est que la région de Dubrovnik est complètement entourée par la Bosnie (un pont est en construction pour relier Dubrovnik au reste de la Croatie, mais à l’heure où j’écris ces lignes il n’est pas encore terminé) et que les déplacements vers les points d’intérêt majeurs du pays sont compliqués, voire impossible, en raison de l’éloignement et du temps de transport.

Donc à moins de venir en Croatie spécifiquement et uniquement pour visiter Dubrovnik et ses environs immédiats, je vous conseille de vous tourner plutôt vers un aéroport “concurrent”, comme celui de Split dont je parlais plus haut, ou celui de Zadar, qui je vous présente plus bas.

Ceci dit, si vous choisissez d’atterrir à Dubrovnik pour votre séjour en Croatie, il y a quand même de quoi occuper une bonne semaine sur place. Je vous détaille ça ci-dessous.

> Les points d’intérêt à proximité de cet aéroport

La ville de Dubrovnik est le point d’intérêt majeur à proximité de cet aéroport. Sa ville historique a été rendue célèbre par la série Game of Thrones (ne manquez pas ce tour si vous êtes fan de la série !). Vous allez vous régaler à déambuler dans ses rues pavées, aux façades blanches et aux volets verts, si typiques de la Dalmatie.

A part cette visite indispensable de Dubrovnik, vous trouverez à proximité de l’aéroport quelques îles très sympas mais très petites : Kolocep, Lopud ou Sipan, toutes facilement accessibles en moins d’une heure de traversée depuis le port de Dubrovnik. Plus loin, l’île de Mljet plaira à ceux qui cherchent plus de calme (mais il faut dormir sur place, l’aller-retour sur la journée c’est trop court).

Autrement, la péninsule de Pelješac et ses nombreux petits villages et ses criques paradisiaques séduiront la plupart d’entre vous également, à condition d’avoir une voiture pour se déplacer (en Croatie je conseille de louer votre voiture à l’avance sur ce site).

Si vous voulez visiter d’autres endroits en Croatie, il vous faudra traverser deux fois la frontière avec la Bosnie, et ensuite faire une trentaine de kilomètres pour arriver jusqu’aux premiers gros points d’intérêt de cette région croate : les lacs de Bacina.

Sinon, vous pourrez profiter d’un atterrissage à l’aéroport de Dubrovnik, et donc d’un séjour dans ses environs, pour aller découvrir la Bosnie et/ou le Monténégro : de nombreuses excursions vers la superbe ville de Mostar sont organisés tous les jours au départ de Dubrovnik (regardez celle-là), ainsi que vers les extraordinaires bouches de Kotor au Monténégro (cette excursion).

Bref, vous le voyez, à condition d’être prêt à faire l’impasse sur quelques uns des principaux points d’intérêt du pays (dont les fameux lacs de Plitvice), il est tout à fait possible de choisir l’aéroport de Dubrovnik comme point de chute pour votre séjour en Croatie : il y a de quoi faire dans les environs.

> Comment aller en ville depuis l’aéroport

Une navette fait le trajet aéroport – vieille ville : elle part du hall des arrivées environ une demi-heure après l’atterrissage de chaque avion et vous dépose à la porte de Pile, c’est-à-dire à l’entrée ouest de la vieille ville. Le ticket coûte 40 kunas (environ 5,30€) et le trajet dure une grosse demi-heure. Autrement, les lignes 11, 27 et 38 de la compagnie de bus Libertas, qui gère les transports en commun à Dubrovnik, font le trajet entre l’aéroport et la ville. Mais ils sont très peu fréquents (voir les horaires sur cette page). Le prix de 28 kunas est le seul intérêt de ce mode de transport.

Faire le trajet de l’aéroport à la ville en taxi n’est judicieux que si vous logez hors de la vieille ville, car les taxis ne peuvent circuler au cœur du centre historique, qui est uniquement piéton. Si vous êtes dans la ville neuve, en revanche, aucun problème pour vous faire déposer directement au pied de votre hébergement. Comptez entre 170 et 220 kunas pour faire le trajet (et un petit quart d’heure de route, à pondérer selon la circulation).

> Se rendre à l’aéroport de Dubrovnik depuis la France :

On peut se rendre à Dubrovnik depuis les aéroports de Paris, Bordeaux, Lyon, Nantes, Toulouse, Marseille et même Strasbourg.

La plupart de ces vols sont low-costs et vous coûteront entre 50 et 100€ l’aller-retour, à condition d’être attentif sur le billet et les dates des vols que vous sélectionnez. Passez par ce site, c’est là où on trouve les meilleures affaires.

L’aéroport de Pula

Un peu à la même manière de l’aéroport de Dubrovnik, l’aéroport de Pula confine les touristes dans une région bien précise : la péninsule de l’Istrie. C’est la région la plus à l’ouest de la Croatie, frontalière de la Slovénie, et qui est très proche de l’Italie à énormément de niveau (héritage historique, culturel et culinaire).

L’aéroport de Pula se trouve au sud de la péninsule, à mi-chemin entre Pula et Rovinj. Géographiquement, l’endroit est assez isolé : il sera difficile d’accéder aux points d’intérêt majeur de Croatie, comme les lacs de Plitvice par exemple, qui se trouvent à plus de 3 heures de route de là. Il sera également plus compliqué d’accéder aux îles croates, qui se trouvent pour la plupart rattachées à la Dalmatie.

L’aéroport de Pula est donc à déconseiller si vous voulez faire un tour relativement exhaustif de la Croatie pendant vos vacances. En revanche, comme pour celui de Dubrovnik, si votre objectif est juste d’explorer la région dans laquelle il se trouve, alors aucun souci ! Surtout qu’il y a de quoi faire en Istrie (et si vous ne savez pas par où commencer, lisez ce guide).

> Les points d’intérêt à proximité

Les points d’intérêt autour de l’aéroport de Pula sont concentrés dans la région de l’Istrie, qui est, je le disais, relativement isolée du reste du territoire croate, un peu comme la Bretagne chez nous. Il y a cependant beaucoup de choses à faire dans cette région. Parmi les endroits à ne pas manquer si vous passez à proximité de cet aéroport, il y a :

la ville de Rovinj, d’inspiration vénitienne, romantique à souhait ;
le centre historique de Pula, en particulier pour voir les restes de l’occupation romaine (dont un magnifique amphithéâtre), lisez mon guide de Pula ici ;
les villages de Bale, Hum et Motovun, au cœur de la campagne istrienne (où vous pourrez également admirer les champs de coquelicots à perte de vue).

Si vous venez pour des vacances balnéaires, ne manquez pas principalement la côte ouest de l’Istrie :
la ville balnéaire de Poreč et ses nombreuses plages de galets
la ville balnéaire d’Umag, juste à côté de la Slovénie,
la station de Fazana, au sud-ouest de la péninsule,
le parc du cap Kamenjak, tout au sud de l’île, aux nombreuses criques paradisiaques.

Côté est, vous pourrez bien sûr explorer la ville très vivante de Rijeka, ou faire bronzette sur les plages de la grande station balnéaire d’Opatija, au cœur du golf de Kvarner. Enfin, vous pourrez également vous rendre sur la très jolie île de Cres (prononcez “tsrèce”). L’île de Krk est relativement simple d’accès également depuis l’Istrie, si jamais vous décidez de vous y rendre (et vous auriez bien raison : c’est un endroit magique, j’en parle dans mon article ici).

Jus d’orange frais sur le port de Baska, sur l’île de Krk…

> Comment aller en ville depuis l’aéroport

Comme pour tous les aéroports croates, vous trouverez une navette officielle qui fait le trajet entre le hall des arrivées et la gare routière de la ville de rattachement. A Pula, la navette part systématiquement 30 minutes après l’atterrissage de chaque vol, donc pas de problème pour rallier la ville, peu importe votre heure d’arrivée. Le trajet se fait vite car il n’y a que 7 kilomètres à parcourir. Le ticket coûte 30 kunas (un peu moins de 5 euros).

Si vous préférez prendre le taxi, comptez autour de 100 kunas pour effectuer le trajet depuis l’aéroport jusqu’à votre hébergement à Pula.

Notez que si votre point de chute n’est pas Pula mais une autre ville d’Istrie, il y a également des navettes de prévues au départ de l’aéroport pour les villes de Umag, Rovinj, Novigrad, Rapca, Medulin et Fazana.

> Se rendre à l’aéroport de Pula depuis la France :

A l’heure actuelle, seuls les aéroports de Nantes et de Paris permettent de se rendre à Pula via des vols directs. Dans les deux cas, vous arriverez à dénicher des vols autour de 80€ aller-retour à condition de regarder sur Skyscanner (c’est de loin le meilleur comparateur qui existe). Comptez un tout petit peu plus de 2 heures de vol pour vous y rendre.

L’aéroport de Zadar

L’aéroport de Zadar est, à mon sens, avec celui de Split, le meilleur aéroport où atterrir en Croatie pour avoir un maximum de points d’intérêt à proximité immédiate. Il se trouve à 12 kilomètres à l’est de la ville et, malgré sa petite taille, on y trouve tous les services utiles aux voyageurs (loueurs de voiture, distributeurs de billet, bureau de change, cafés-snacks, une poste et quelques boutiques de souvenirs et de duty free).

> Les points d’intérêt à proximité

Il y a énormément de choses à faire autour de l’aéroport de Zadar : c’est à mon avis l’aéroport de Croatie le plus intéressant où atterrir pour explorer un maximum de ce beau pays, même si la ville de Zadar elle-même n’est pas la plus belle du pays (elle est chouette quand même hein – lisez mon guide ici, mais je préfère Split ou Dubrovnik).

A proximité immédiate de l’aéroport, vous trouverez le parc national de Paklenica, qui ravira les amoureux de la nature et de grands espaces. Un peu plus loin, vous pourrez visiter les lacs de Plitvice, célèbre pour ses cascades féériques.

Côté mer, vous pourrez explorer quelques unes des îles croates les plus réputées : celle de Pag notamment, facilement accessible en voiture et où les fêtards se retrouvent sur les plages de Novalja, mais aussi celle de Dugi Otok, d’Ugljan, ou les îles Kornati qui méritent une excursion (celle-là par exemple au départ de Zadar).

Enfin, sachez que toute la côte dalmate au sud-est de Zadar est un vrai paradis. Jusqu’à Split (et même encore au-delà, en réalité), ce n’est qu’une succession de villes, villages, bourgades, entrecoupées de plages, de criques, de caps, … Parmi les endroits intéressants : Sukosan et Biograd na Moru pour les stations balnéaires, et Primosten, Sibenik et Trogir pour les villes historiques à visiter le nez en l’air.

Bref, si vous choisissez l’aéroport de Zadar comme point de chute en Croatie, vous aurez de quoi voir dans les environs !

A lire aussi : mon guide de Zadar ici.

> Comment aller en ville depuis l’aéroport

Il est très simple de faire le trajet de l’aéroport de Zadar jusqu’au centre ville : il suffit de prendre la navette officielle au niveau du hall des arrivées. Le trajet coûte 25 kunas et vous serez déposez en ville en une grosse vingtaine de minutes (soit à la gare routière, soit à l’entrée du centre historique).

En taxi comptez entre 120 et 180 kunas pour faire la liaison de l’aéroport à la ville, selon l’heure de la course. Notez que les taxis ne peuvent pas circuler dans la plupart des rues de la vieille ville de Zadar, ils vous déposeront souvent à l’une des portes de la ville et il vous faudra finir le trajet à pied. A voir donc si ça vaut le coup ou non, mais souvent il sera tout aussi intéressant de prendre la navette.

> Se rendre à l’aéroport de Zadar depuis la France :

Paris, Marseille et Toulouse sont les trois seules villes de France à proposer des liaisons directes avec l’aéroport de Zadar. Les prix oscillent entre 50€ et 90€ l’aller-retour, toujours à pondérer selon la date du vol et l’anticipation dont vous faites preuve pour votre achat. Plus vous achetez tôt et sur des vols hors saison, moins vous paierez cher votre billet – lisez cet article où j’explique le fonctionnement des tarifications des billets d’avion).

Les aéroports de Croatie sans liaisons directes avec la France

Il y a d’autres aéroports en Croatie, mais ceux que je viens d’évoquer sont les seuls à être reliés par des vols directs avec la France. Ceux ci-dessous ne seront accessibles que si vous faites une escale.

> L’aéroport de Rijeka

L’aéroport de Rijeka se trouve sur la jolie île de Krk. Il y a des liaisons directes et low-costs avec l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique, entre autres, mais pas encore avec la France. Je pense que ça finira par venir, et ça serait une bonne chose car cette île, je le redis, est un vrai petit paradis. La ville de Rijeka est sympa aussi, mais plus pour son côté vivant et dynamique que pour la beauté de son centre historique (d’inspiration très italienne, d’ailleurs).

> L’aéroport d’Osijek

Seule l’Allemagne a des vols directs depuis/vers Osijek. J’imagine que c’est surtout pour permettre aux nombreux croates vivants en Allemagne de rentrer chez eux pour les vacances, car la région autour d’Osijek n’a absolument rien de touristique (ou alors faut aimer réellement sortir des sentiers battus : c’est très plat, très rural, le seul intérêt sera éventuellement le contact avec les habitants en allant se perdre dans les villages).

> L’aéroport de Brac

L’île de Brac, que j’ai découvert l’année dernière lors d’un séjour inouabliable à Bol, possède son propre aéroport. D’ailleurs c’est plus un aérodrome qu’un aéroport à proprement parler : c’est un truc tout rikiki, avec juste le strict nécessaire pour permettre aux avions de décoller et d’atterrir en sécurité. Les seuls vols directs vers l’île de Brac sont en provenance de Zagreb. Ils n’ont lieu que deux fois par semaine à la haute saison. Et une fois sur place, sachez qu’il n’y a aucun service pour se déplacer : ni navette, ni bus, ni même gare de taxi (il faudra en commander un à l’avance).

> L’aéroport de Losinj

Encore plus petit que Brac, si c’était possible : celui de Losinj, sur l’île du même nom. Il se trouve au centre de l’île, ce qui s’avère très pratique pour relier ensuite le point où vous logerez sur l’île, car la forme très allongée de celle-ci peut rendre les déplacements d’une extrémité à l’autre assez laborieuse.

Pour y atterrir, il faut faire une escale à Zagreb, Venise ou Lugano, qui sont les trois seules villes à proposer des vols directs vers Losinj. Sachez que l’île de Losinj est reliée à l’île de Cres par un pont : vous pouvez donc utiliser cet aéroport pour aller directement ensuite, avec une voiture de location, sur l’île de Cres sans devoir prendre le ferry. Pratique !

Vous savez tout sur les aéroports de Croatie !

Pour résumer, si vous venez en Croatie pour des vacances estivales, je vous conseille d’atterrir plutôt à l’un des aéroports qui se trouve sur la côte dalmate (idéalement Split ou Zadar) car c’est le plus simple ensuite pour visiter le pays. Les autres aéroports (Dubrovnik et Pula) vous isoleront davantage dans une région bien précise, ou bien vous forceront à faire un peu de route avant de pouvoir profiter des plages (ça sera le cas si vous atterrissez à Zagreb par exemple).

Voilà, vous savez tout sur les aéroports de Croatie.

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Et si vous voulez soutenir concrètement mon travail, rien de plus simple : passez par les liens présents dans mes articles quand vous réservez des billets d’avion (celui-là en l’occurrence), des hébergements (avec ce site), ou des activités (avec eux) : certains organismes me reversent parfois une petite commission sans que cela ne change quoi que ce soit à la somme que vous réglez.

Quoi qu’il en soit, je vous souhaite un très bon séjour en Croatie, quel que soit l’aéroport où vous atterrirez ! Profitez bien !

Jérémy.